Deux nouveaux ouvrages de l’auteur
En librairie le 18 mars et le 1er avril 2010
François Delpla sur Histobibliothèque
et dans Histomag n° 65

POUR EN FINIR AVEC LES QUESTIONS MAL POSéES
Présentation
Interview de l’auteur sur Mers el-Kébir
Une autre, en ligne le 1er mai 2010
à la librairie "Dialogues" de Brest, le 9 juin 2010
Ouvrage précédent
sur ce dictionnaire
:
:
:
:
:
:
:
:
:
:
une traduction et une préface en vente depuis le 8 avril 2009
du nouveau sur la "liste de Schindler"
. . . .
Lignes directrices et principaux résultats à ce jour de mon travail :
le nazisme, une entreprise inhumaine et folle, a failli connaître à la fin de mai 1940 un succès durable, par une paix anglo-franco-allemande qui aurait laissé au Reich les mains libres pour la colonisation de l’Ukraine et la satellisation de toute l’Europe de l’est.
pour arriver à ce quasi-triomphe, Hitler a principalement joué de la sous-estimation de lui-même par les dirigeants politiques des autres pays.
comme certains d’entre eux, et non des moindres, étaient encore au pouvoir à la fin du conflit ou à l’approche immédiate de celle-ci (notamment Staline et Roosevelt, ainsi que Pie XII), peu de gens et de régimes avaient intérêt à une histoire sincère et scientifique des années 1930 et du déclenchement de la guerre. On préféra s’accuser mutuellement de lâcheté et de noirs desseins plutôt que de reconnaître qu’un maître illusionniste avait roulé presque tout le monde.
jouait dans le même sens l’arrivée de Churchill à la barre de l’Angleterre, par hasard, le jour même de l’offensive que Hitler espérait finale (10 mai 1940). Niant alors, pour rester au pouvoir et en guerre, l’existence d’un fort courant favorable à la paix, il n’allait pas lâcher en 1945, ou un peu plus tard dans ses mémoires, des informations propres à déstabiliser le parti conservateur et à brouiller l’image de la nation qui avait montré le chemin de la résistance.
l’empreinte énorme du régime hitlérien sur le monde actuel rend urgente une meilleure compréhension de ces questions.
pages du site en relation avec ces différents points
principales affirmations réfutées
(liste adressée aux abonnés sous une forme piscicole le 1er avril 2009)
J’abjure tout et je reconnais (entre autres)
*que Hitler était un imbécile sauf quand il traitait Churchill d’ivrogne après Mers el-Kébir ;
*qu’il avait pour toute passion la destruction, voulait conquérir le monde et ne savait pas s’arrêter ;
*que Paul Reynaud était de la trempe de Clemenceau mais choisissait mal son entourage et était malencontreusement tombé dans les griffes d’une sirène fascisante ;
*que l’appel du 18 juin était passé à la BBC comme une lettre à la poste sans même une discussion sur son contenu ;
*que les Aubrac détestaient non pas les historiens flemmards mais les historiens tout court ;
*que Geli Raubal avait été tuée par un oncle jaloux qui ne pouvait l’honorer qu’en dessinant ses charmes, et qu’Eva Braun était réduite au plaisir solitaire ;
*que Georges Mandel avait été tué par la Milice qui n’avait qu’à claquer des doigts pour que Hitler lui fournît des otages ;
*que le 25 août 1944 Hitler était pendu au téléphone en demandant si Paris brûlait ;
*que le procès de Nuremberg s’était peu attardé sur les massacres de Juifs ;
*que les morts de la nuit des Longs couteaux étaient des milliers et ceux de la nuit de Cristal, ce vulgaire pogrom, des centaines, sans même compter les suicides ni la mortalité dans les camps au cours des années suivantes ;
*que le statut vichyssois des Juifs datait bien du 3 octobre 1940, la date du 18 sur le Journal officiel étant une grossière faute de frappe ;
*que Hitler avait tremblé devant Pétain à Montoire, cette trépidation ayant, il est vrai, été déclenchée par Franco la veille à Hendaye ;
*que la surprise de Pearl Harbor ne devait rien à la division des gouvernements concernés, ni à Tokyo ni à Washington ;
*que Roosevelt se serait dressé, tout seul comme un grand, pour châtier l’Allemagne et le Japon si l’Angleterre avait signé un armistice en 1940 ;
*que Himmler avait longuement répété son éventuel suicide pour le cas où son arrestation n’aurait pas les suites escomptées, en s’entraînant à parler et à manger pendant des heures avec une fiole mortifère en bouche, sous la surveillance du meilleur flic SS et jusqu’à ce qu’il ne remarque plus rien ;
*que les archives anglaises sur l’épisode sont transparentes et que celles qui par hasard resteraient sous clé y sont en vertu d’une loi contraignante, les sieurs Blair et Brown étant comme chacun sait de sourcilleux légalistes ;
*que Hitler, persuadé de la nullité et de la lâcheté de Chamberlain comme de Daladier, ne s’attendait pas à une réaction de leur part, sinon verbale, lorsqu’il envahit la Tchécoslovaquie en mars 1939 ou la Pologne en septembre ;
*que l’arrêt devant Dunkerque était le fait d’un fantassin de 14 qui se souvenait d’un paysage marécageux propre à noyer les chars -les restrictions budgétaires et le blocus, sans parler de la certitude que l’entrée en Pologne n’allait pas déclencher de guerre, ayant empêché l’Allemagne d’acquérir les cartes Michelin de la région ;
*que de Gaulle avait conclu l’abandon de l’Algérie au FLN dès le mois de mai 1958 ;
*que Barbarossa était programmé dès avant la chute de la France et n’avait rien à voir ni avec le maintien de l’Angleterre en guerre, ni avec Mers el-Kébir ;
*que les SS, prenant force libertés avec les desiderata de Hitler dès 1942, étaient un Etat dans l’Etat, lui-même divisé en principautés mortellement rivales ;
*qu’Otto Abetz menait à Paris dès juin 1940 une politique toute personnelle, prenant à l’occasion l’avis de Hitler mais le trompant régulièrement sur les positions de Pétain ;
*que le procès de Riom était d’emblée programmé comme il s’est déroulé, son retard d’un an et demi n’étant pas dû à des tractations multiformes mais à l’encombrement bien connu des tribunaux...
Devise en forme de citation
"A la différence de tant d’autres, vous n’avez pas permis que votre développement intellectuel, qui vous a soustrait de plus en plus à mon influence, détruise aussi nos relations personnelles, et vous ne pouvez pas savoir le bien qu’une telle finesse procure à l’âme."
(Sigmund Freud, lettre à Ludwig Binswanger, 11 janvier 1929)