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En librairie le 16 mars 2006



Le dernier des Hitler



forum de cet article

et méfiez-vous des CONTREFACONS !

William Patrick Hitler est né à Liverpool en 1911. Sa mère, Brigid, était irlandaise. Son

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William Patrick Hitler à l’âge de 18 ans

père, Alois Hitler junior, était le demi-frère d’Adolf, né 7 ans avant lui, d’Alois senior et de son épouse Franziska.

Ayant cherché vainement à faire carrière sous le Troisième Reich, puis s’étant exilé aux Etats-Unis en disant, pour vivre, du mal de son oncle, il passe, dans les biographies de Hitler qui parlent de lui, pour un opportuniste minable et antipathique. Sa trace se perd après la guerre.

David Gardner, chargé en 1995 par un journal anglais de retrouver sa piste en 15 jours pour faire un papier intéressant à l’occasion du cinquantenaire du suicide d’Adolf, va mettre presque cinq ans, mais va y parvenir.

Son livre est le récit d’une quête passionnante, jalonnée de découvertes qui changent notre approche du personnage et de sa mère, elle aussi maltraitée par l’historiographie (ils sont décédés respectivement en 1987 et 1969). Mais la malédiction continue puisque le livre, publié en 2001 par une petite maison britannique, a peu retenu l’attention. Il est vrai qu’il n’avait pas la caution d’un historien. Je lui donne bien volontiers la mienne, et m’efforce de dresser un premier bilan de son apport.

Il comporte notamment des révélations très précieuses sur la vie d’Adolf Hitler avant 1914. Et sur sa relation avec Geli Raubal, cousine germaine et confidente de William Patrick. C’est aussi une méditation sur l’ambiance d’après guerre qui a conduit des innocents à fuir et à se cacher, et une invitation à tourner la page... grâce à une meilleure connaissance de celle-ci.

PDF - 767.6 ko
Le dernier des Hitler

(mis en ligne le 29 janvier 2006)



Information de dernière minute (28 février 2006)

Conclusion d’un échange de méls avec les archives municipales de Vienne.

Une seule historienne, Brigitte Hamann, a justifié son refus d’admettre que Hitler avait disparu de Vienne pendant 5 mois (fin 1912, début 1913), comme l’affirment les mémoires inédits de sa belle-soeur déposés à la bibliothèque de New-York. Elle se réclamait, d’ailleurs sans précision aucune, des fiches domiciliaires de la police viennoise.

L’archiviste Erich Denk a répondu à ma demande desdites précisions par la copie d’une fiche indiquant que Hitler avait résidé au foyer pour hommes de la Meldenmanstrasse du 26 juin 1910 au 24 mai 1913. Il a ajouté qu’une telle durée de séjour était absolument inhabituelle.

Or Mein Kampf laisse entendre que Hitler est resté à Vienne jusqu’à son déménagement à Munich -ce qui revient à nier cette absence de cinq mois. Maître de l’Autriche de 1938 à 1945, il avait tout loisir pour modifier les dossiers de police et un intérêt évident à le faire, d’une part pour préserver sa biographie officielle, d’autre part, dans l’hypothèse où les mémoires de sa belle-soeur disent vrai, pour dissimuler un voyage politiquement compromettant.

Erich Denk, questionné sur les traces éventuelles d’interventions de la Gestapo dans les archives, m’a orienté vers les historiens de la maison. Une réponse vient de me parvenir, indiquant que les dossiers ont été versés par le gouvernement au service d’archives municipal en 1977 et qu’aucune indication d’une telle intervention ne s’y trouve. Ce dont on peut conclure qu’aucune enquête historique sur la question que je pose n’a été entreprise, du moins à la connaissance de ces personnes.

La valeur de la preuve invoquée par Brigitte Hamann s’en trouve encore diminuée : ces archives ont été pendant 7 ans à portée d’intervention de la Gestapo, dont on sait par ailleurs qu’elle était très attentive aux traces de la jeunesse autrichienne du Führer, et il ne saurait être question d’en tirer la moindre leçon, dans un sens ou dans un autre, sans une interrogation sur les retraits, ajouts et falsifications qu’un gouvernement dictatorial a pu y pratiquer.

article de Caroline Derrien paru dans VSD



Un reportage américain

Le 24 avril 2006, Le New-York Times publiait un reportage de Corey Kilgannon sur la famille américaine de Hitler, les lieux de résidence (le pavillon où William Patrick avait élevé sa progéniture se touve à atchogue, dans le comté de Suffolk), quelques photos... et sans rendre hommage au travail pionnier de David Gardner, sinon de façon très indirecte.

Ce reportage n’y ajoute rien d’essentiel.

On peut l’obtenir ici, moyennant une inscription gratuite.

Il a été résumé dans le "20 heures" de TF1 par Patrick Poivre d’Arvor le 20 septembre 2006.

On y apprend que le nom d’emprunt adopté par la famille en 1946 est "Stewart Houston", ce qui éclaire une réflexion de Gardner suivant laquelle il rappelait celui d’un antisémite célèbre (il s’agit de Houston Stewart Chamberlain, raciste notoire, gendre de Richard Wagner et, sur ses vieux jours, admirateur fasciné du jeune Hitler).

Le site de TF1 a mis un lien vers ce reportage dans la présentation de l’émission "Eva Braun dans l’intimité d’Hitler" de Daniel Costelle et Isabelle Clarke (consultant historique : votre serviteur).

(note mise en ligne le 1er juin 2007)

le 1er juin 2007



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