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sur le forum de Sciences Po, avril 2006



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Dans un débat classique sur la connaissance préalable ou non, par le président Roosevelt, du projet japonais d’attaque contre Pearl Harbor, un "Czar" écrit, en réponse à quelqu’un qui avait cité mon édito de mai 2001 sur "Churchill et Pearl Harbor",

"merci pour ton lien, ça m’a permis de confirmer que tes connaissances sur le sujet se limitent à la lecture d’un petit billet de delpla (d’ailleurs pourquoi son "churchill et les francais" a été retiré de la vente ?)"

L’interpellé répond avec pertinence :

"Quant à Delpla, je te félicite. Pour une fois tu es du côté des bien-pensants qui googlent plus vite que leurs ombres. Si tel n’avait pas été le cas, tu saurais pourquoi son livre a été retiré de la vente."

Le précédent en remet une couche :

"en revanche, si tu pouvais être moins embrouillé dans tes explications poussives ( google ? c’est toi qui a posté l’article de delpla ) quant au fait qu’il a dû retirer son bouquin inexact sur reynaud (me demande même s’il n’a pas été condamné pour ça) c’était juste pour souligner la immarcescible puissance de ta référence."

Puis la calomnie prend sa vitesse de croisière :

"D’accord avec Czar sur F. Delpla. Il avait croisé le fer sur un forum spécialisé sur le sujet avec un copain, et l’analyse de ce dernier (notamment celle de la route - sud, centre ou nord - du groupe aéronaval japonais) était beaucoup plus convaincante. Par ailleurs, il vient - en sus du poids de Reynaud et de son livre mis au pilori comme l’a rappelé Czar - de s’engager imprudemment dans une défense du dernier bouquin de M. Allen sur la mort de Himmler... dont on vient de s’apercevoir qu’il repose sur des faux !"

(note de FD, 8/8/2006 : ce message est du 15 avril et ma défense, au demeurant nuancée, du livre d’Allen, date au plus tard du moment où il a été attaqué dans la presse, soit du début de juillet 2005. Voir ici. On appréciera donc le "vient" tout autant que le "pilori" !! Voilà qui permet de gommer le silence de plus en plus pesant à ce jour des autorités britanniques, qui avaient depuis bientôt un an le devoir et le pouvoir d’étayer la version contestée de la mort de Himmler... à condition qu’elle fût exacte)

L’interlocuteur ne s’en laisse pas conter :

"Au pilon tu veux dire. Sauf que son livre a été retiré de la vente pour une homonymie malencontreuse (une erreur certes) pas une interprétation erronée."

Réplique :

"Au pilon, oui, la fatigue d’une longue semaine ;)

Je signale juste qu’il convient de faire attention à ce qu’écrit Delpla. Pour le connaître un peu, je sais qu’il a une tendance au sensationnalisme qui s’accomode mal du métier d’historien. Après, je n’ai pas lu le livre en question, mais je peux déjà te dire que sur des sujets milis, il est vraiment pas terrible, pour en avoir abordé plusieurs avec lui ;) Et sur Pearl Harbor, il s’était fait démonter par Nicolas Bernard de manière plutôt convaincante."

Et la digue cède un peu :

"Note bien que je ne cherche pas à le défendre à tout prix, juste qu’on ne le descende pas en trois phrases. Le dialogue avec Nicolas Bernard porte sur un autre livre (que je n’ai pas lu), son ouvrage sur Pearl Harbor s’inscrit en droite ligne de toute l’historiographie anglo-saxonne."

L’auteur incriminé finit par découvrir le fil, débarque dans la discussion et... elle s’arrête !



15 avril 2006

François Delpla

Bonjour !

Je viens de tomber sur cet intéressant échange et je n’ai guère le temps d’y participer. Je préciserai donc simplement que, pour ne pas dire ou croire des choses inexactes, il est bon de se reporter sur mon site http://www.delpla.org en rubrique articles au dossier Reynaud (notamment la note récente de février) et en rubrique "blabla" au long échange, principalement avec Nicolas Bernard, sur la mort de Himmler, qui commence par le titre : "un suicide assisté ?".

Cela dit, quelle singulière mentalité, sur des forums où l’on prétend débattre, que d’essayer de déterminer la crédibilité de tel ou tel absent, au lieu de se confronter entre présents au moyen de documents et de raisonnements !



Re-bonjour !

Un peu étonné du manque de réaction de XXX, je mets à profit ce silence pour éclairer les populations sur ma prétendue déconfiture dans l’affaire Himmler-Allen.

Himmler-Allen : un an de brouillard londonien

par François Delpla

Dans Himmler’s Secret War (Londres, mai 2005), l’historien Martin Allen affirme que Himmler ne s’est pas suicidé. Si on tient compte de la mise en circulation des épreuves quelques semaines avant la parution, cela fait donc environ un an que l’affaire a éclaté... et n’en finit pas de ne pas finir.

Il est vrai que, si on relit le récit officiel de la mort de Himmler, publié dès le lendemain tandis que la presse était invitée à venir voir le cadavre, on se demande comment cette version a pu être acceptée aussi facilement.

On lit en effet dans les mémoires de Churchill :

Il fut conduit dans un camp situé au voisinage du quartier général de la IIème armée et se fit alors connaître au commandant. On le plaça sous bonne garde, il fut dévêtu et un médecin le fouilla pour voir s’il ne portait pas de poison sur lui. Au cours de la dernière phase de cet examen, il mordit une ampoule de cyanure qu’il avait sans doute dissimulée dans sa bouche depuis quelques heures.

Il y a là, outre des difficultés pratiques (comment garder en bouche quelques heures une telle ampoule sans que cela se remarque, notamment lorsqu’on parle, ou si on mange ?), un manque fâcheux de mobile : puisqu’on l’a arrêté sans le reconnaître et qu’il a lui-même donné son nom, il n’a aucune raison de se suicider à ce moment-là. Cette difficulté est d’ailleurs résolue par la plupart des manuels ou des récits de seconde main de la manière la plus simple : ignorant ou méprisant la version de Churchill, ils omettent de préciser que Himmler s’est fait connaître et racontent avec plus ou moins de pittoresque la façon dont tel ou tel détail l’a trahi. Le suicide alors coule de source : il se cachait comme Papon fuyant en Suisse, il est repéré et, sachant son avenir plutôt sinistre, l’abrège par un moyen dissimulé à l’avance dans sa bouche, au moment où on entreprend de fouiller celle-ci. Or, si on prend conscience qu’il a lui-même donné son nom, force est d’en déduire qu’il espérait quelque chose (un interrogatoire par les Américains, présumés plus cléments, ou une promesse de ne pas être jugé, ou, si jugement il y avait, de ne pas être condamné à mort, etc. ; ou encore, et c’est mon hypothèse favorite, il était pressé de remplir une mission donnée par Hitler) et pour qu’il se suicide il faudrait qu’on ait refusé ses demandes. Or il n’a encore rencontré personne d’important. A moins que, précisément, une telle rencontre ait eu lieu, et soit demeurée strictement secrète. Mais alors, la bouche a-t-elle été inspectée, et à quel moment ?

Allen reprend les récits fait à deux auteurs précédents, Heinrich Fraenkel et Peter Padfield, par le premier officier en charge de Himmler, le capitaine Selvester, suivant lequel on l’avait non seulement fouillé à corps très soigneusement, à l’exception de la bouche où l’on craignait précisément qu’il dissimulât du poison. Mais on ne s’était pas désintéressé de cet orifice, tout au contraire. Des soldats l’avaient surveillé en permanence, essayant de dépister une éventuelle dissimulation d’après la manière de parler du prisonnier. Surtout on l’avait fait manger, et constaté qu’il mâchait avec ardeur des sandwichs choisis pour leur dureté. Allen ajoute quelques considérations sur la forme et la dimension des ampoules de cyanure en usage dans la haute hiérarchie nazie, peu dissimulables dans une bouche. Sans doute la SS disposait-elle de suffisamment d’équipements pour faire des expériences et livrer au chef des fournitures innovantes -d’ailleurs beaucoup de versions parlent d’une dose de poison contenue dans une « dent creuse » (ce qui est sans doute encore une manière d’aplanir les difficultés que soulève la version officielle). Cependant, on avait trouvé sur le prisonnier une ampoule classique dans un étui de laiton et un autre étui tout semblable, vide, ce qui donne à penser que, si l’ampoule qui allait avec cet étui avait été cachée dans sa bouche, Himmler n’aurait pu la garder des heures en parlant et en mangeant normalement.

Surtout, Allen a trouvé aux archives de Kew, sous des cotes dont le contenu reste en grande partie soustrait à la connaissance des chercheurs, trois textes qui attribuent à des émissaires, non nommés, du Political Warfare Executive, un rôle actif dans le décès du prisonnier. Si deux de ces documents ont été reconnus en toute certitude, par une experte très qualifiée, comme de grossières falsifications, le troisième, cependant, a résisté à cet examen, et c’est le plus explicite : il s’agit d’un télégramme chiffré du 24 mai à 2h 30 du matin, adressé au chef du PWE, Bruce Lockhart, par un agent qui signe "Thomas" ; il dit s’être acquitté de la mission de « réduire au silence » une personne qu’il appelle « H H » et s’être assuré que sa présence sur les lieux et celle de son ou de ses accompagnateurs (il utilise le « nous ») ne seraient pas signalées.

Allen estime que cette délégation britannique a été envoyée tuer Himmler parce qu’il avait fait des propositions de paix à de nombreuses reprises depuis le début de 1943 et que Churchill y était demeuré insensible : il emporterait dans la tombe des informations propres à démontrer que les Anglais avaient gâché des chances d’abréger sérieusement la guerre.

Or le refus britannique d’entendre ce que Himmler avait à dire tenait probablement à une autre cause : Churchill ne voulait rien avoir à faire avec les nazis, et interdisait, depuis le début de son ministère à tout fonctionnaire britannique ou presque de prendre langue avec eux (dans ce « presque » éventuel prennent place des contacts occultes entre novembre 1940 et mai 1941, qui auraient débouché sur le vol de Rudolf Hess, d’après le livre précédent d’Allen).

Ce n’était pas, bien sûr, au point de refuser les offres de services d’Allemands dégoûtés du nazisme mais il doutait fort que Himmler le fût. Les démarches de ce vieil auxiliaire du Führer, d’une fidélité constante et mécanique depuis les premiers pas du régime, avaient toutes chances d’être faites à l’instigation de son maître -et un tel soupçon était pour beaucoup dans la froideur de Churchill. Lequel avait d’ailleurs déclaré le 13 avril 1945 à son chef de la marine, l’amiral Cunningham, en le mettant au courant des approches de Himmler, qu’il serait prêt à traiter avec lui si cela pouvait épargner des vies : s’il n’en faisait rien, c’est donc qu’il ne croyait pas que le Reichsführer pût avoir une autorité quelconque pour contrecarrer le jusqu’auboutisme hitlérien.

Mais, dira-t-on, ce refus de parler aux nazis était-il encore fondé après le suicide de leur chef, le 30 avril, et surtout après la capitulation générale du 8 mai ? Certainement. Par la voix de Goebbels, notamment, le gouvernement allemand avait appelé son peuple à prendre le maquis en cas d’occupation étrangère et à porter aux Alliés tous les coups possibles, annonçant la création d’une organisation chargée de coordonner la lutte, le Wehrwolf (« loup-garou »). Les SS devaient bien entendu y jouer un rôle dominant et le nom de leur baroudeur le plus célèbre, Otto Skorzeny, avait été prononcé. Churchill avait donc toutes raisons de maintenir intégralement sa méfiance envers Himmler.

D’autre part, s’il souhaitait éviter que les Américains fussent mêlés à un interrogatoire de l’ex-Reichsführer SS, c’était sans doute parce qu’ils avaient été contactés eux aussi, et n’avaient pas toujours réagi d’une manière aussi intransigeante, ce qui aurait pu provoquer, dans un après-guerre où il s’agissait de rester unis face aux Soviétiques, de fâcheuses dissonances.

Si maintenant nous examinons cette question dans le contexte des discussions sur le procès des « criminels », l’arrêt de mort du chef SS semble faire écho aux propos d’Eden à San Francisco, le 3 mai (eux-mêmes reproduisant fidèlement les délibérations du cabinet de guerre quelques heures plus tôt), suivant lesquels le gouvernement britannique acceptait désormais l’idée d’un procès parce que « beaucoup des principaux chefs nazis s’étaient déjà suicidés ou avaient été tués, et que sans aucun doute beaucoup d’autres disparaîtraient encore avant qu’il fût possible d’organiser un procès quel qu’il soit. » La décision de tuer Himmler pour éviter qu’il ne fût interrogé par les Américains d’une part, jugé dans un procès d’autre part, pourrait être une façon de dire : va pour un procès, mais sans Himmler !

Tout compte fait, la raison dominante d’une éventuelle intervention britannique pour hâter sa fin pourrait être de l’empêcher non pas de parler, mais d’agir. Il meurt dans la nuit du 23 au 24 mai, alors que le jour même les Anglo-Saxons ont arrêté les membres du gouvernement Dönitz. Mais si on avait envoyé une équipe pour le tuer, c’était nécessairement quelques jours avant et, donc, dans un tout autre contexte. Avant de l’arrêter, Churchill comptait sur Dönitz pour faire obéir les Allemands, comme il l’explique à Eden (sans doute houspillé par Molotov, le 3 mai et les jours suivants, au sujet de la reconnaissance persistante, par la Grande-Bretagne, de ce gouvernement nommé par Hitler) dans un télégramme du 14 mai, aussi drôle que lumineux :

Il est de la plus haute importance que la capitulation du peuple allemand s’effectue par des intermédiaires qui aient de l’autorité sur lui. Je ne connais pas Dönitz et il ne m’intéresse pas. (...) Pour nous la seule question est de savoir s’il est capable d’amener les Allemands à déposer les armes et à nous les remettre rapidement, sans nouvelles pertes de vies humaines. (...) Vous paraissez surpris que le général Busch donne des ordres. Or ces ordres semblent amener les Allemands à faire exactement ce que nous voulons. Nous ne pourrons jamais gouverner l’Allemagne sans les Allemands, à moins que vous ne soyez disposé à laisser le moindre petit écolier misérable poser sa tête lasse sur vos genoux déjà terriblement chargés. Il est parfois très avantageux de laisser aller les choses pendant un certain temps. Dans quelques jours, quand nous aurons trouvé des solutions aux questions les plus importantes (...), nous constaterons qu’un grand nombre d’affaires se règlent d’elles-mêmes.

Il ne faudra pas oublier bien entendu que si Dönitz est un instrument docile pour nous, cela viendra en atténuation de ses crimes de guerre. Voulez-vous avoir en main un levier qui vous permette de manoeuvrer ce peuple vaincu ou simplement plonger vos mains nues dans une fourmilière en émoi ?

L’arrestation de Himmler, suivie de la prompte exhibition de son cadavre et d’une déclaration suivant laquelle il s’est minablement suicidé, s’intègre bien à la stratégie politique que Churchill semble avoir du mal à faire admettre, voire comprendre, par son ministre des Affaires étrangères. C’est un Dönitz échappant à toute emprise nazie que Churchill entend utiliser (le général Busch étant le chef de ses forces terrestres). Précisons que la promesse d’indulgence ici envisagée sera apparemment sans influence sur les débats de Nuremberg, sinon peut-être dans leur phase préparatoire, pendant laquelle la partie anglaise n’était pas la plus empressée à charger l’amiral.

Cependant, la scène du suicide de Himmler peut difficilement avoir été inventée : elle se passait dans un immeuble assez fréquenté, une villa servant de quartier général à la « compagnie de sécurité » de la 2ème armée et Himmler, au moment de sa mort, était examiné par un médecin militaire ordinaire, qui n’avait rien à voir avec les services secrets. Quiconque en avait à sa vie devait donc agir pendant le trajet entre le camp et la villa, en lui fournissant et un toxique, et un mobile.

Ces émissaires hypothétiques avaient-ils un moyen de le convaincre brusquement que tout était fini, qu’il ne pourrait esquisser aucune négociation et que son seul destin, s’il n’y parait en prenant du poison, était de se balancer au bout d’une corde quelques semaines plus tard -on pensait alors à un procès court-, après avoir dû assister à l’étalage de ses crimes ? La réponse est affirmative. Churchill avait dans ce domaine une performance à son actif, que Himmler était bien placé pour connaître : son gouvernement détenait depuis quatre ans un négociateur nazi de premier plan, Rudolf Hess, et l’avait gardé sous un joug étroit, l’empêchant de nouer tout contact, notamment avec les Américains. Les émissaires n’avaient qu’à dire qu’ils faisaient partie de l’équipe qui s’était occupée de Hess pour ruiner instantanément les illusions de Himmler et lui faire comprendre qu’il était piégé dans une trappe profonde, aux parois dépourvues de toute prise. Car le chef SS, malgré ses nombreux contacts avec des milieux occidentaux par l’intermédiaire de Kersten, de Schellenberg ou de Karl Wolff, n’avait jamais eu la moindre nouvelle de son camarade.

Il faut bien constater que, pour une découverte présentée comme fondée sur des faux grossiers, la transparence n’est pas de rigueur, alors que l’affaire met gravement en cause le gouvernement britannique. Il devrait être simple de confondre les faussaires, de démasquer leurs méthodes et de dévoiler leurs objectifs. Car l’administration dispose des faux... et des vrais. Le dossier de la mort de Himmler reste en effet incommunicable. Or il devrait contenir tout ce qu’on peut souhaiter pour étayer la version traditionnelle du décès. A condition, bien entendu, qu’elle soit véridique.

Mais l’historien n’a pas comme unique, ni même comme principal grief contre les autorités londoniennes en cette affaire leur lenteur à informer. Le plus grave, c’est que l’annonce officielle qu’il y avait eu insertion de faux documents dans les archives nationales a rendu suspect, tout à coup, l’ensemble des recherches novatrices des dernières années sur le nazisme et la SGM. C’est vrai après tout ma bonne dame, les historiens des années 50-60 ont « fait leur boulot » et l’essentiel a été dit, à quoi bon chercher encore ?



RECTIFICATIF

Kew Gardens : l’hirondelle du 22 février

de François Delpla

(15/05/2006 09:31:06)

sur Histoforums "d’un après-guerre à l’autre"

J’ai enfin trouvé du neuf à propos des documents Himmler-Allen, sur le site des National Archives.

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Update on document authenticity 22 February 2006

Seven files have been found to contain forged documents and withdrawn from public access. In addition a number of other files have also been withdrawn to use for comparative purposes during the forensic testing. However, they are all available in a digital format onsite at Kew.

The police are continuing with their investigations into the forged documents and The National Archives will make additional statements about the official investigation at an appropriate time.

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Même les critiques les plus dépourvus de bonne foi, pour peu qu’ils lisent les noms propres en anglais, ne sauraient en vouloir à quelqu’un de ne pas l’avoir vu plus tôt : on ne risque pas de trouver la chose sur un moteur de recherches. Pour savoir que ce communiqué a un rapport avec l’affaire, il faut vraiment bien la connaître ! Et aucun lien n’est fait (ni dans un sens, ni dans l’autre) avec le communiqué d’avant, celui du 16 septembre, dont je me désolais ici et ailleurs de temps à autre qu’il fût sans lendemain.

D’ailleurs Bruno pourrait même m’objecter : qu’est-ce qui vous dit que ça porte sur la mort de Himmler, et non sur celle de Napoléon ? Rien, en effet !

Je ne sais pas, vous, mais moi, qui m’attendais à tout, je vais quand même de surprise en surprise.

Soyons rassurés. Scotland Yard nous protège : "The police are continuing with their investigations".

A ce degré de lenteur et de dissimulation, on peut commencer à émettre tranquillement l’hypothèse que la vérité est embarrassante.




Peu après, un autre débat se déroule sur le même forum, à propos de l’intelligence de Hitler. Là, curieusement, je vois marteler l’idée, que j’ai en commun avec John Lukacs et peu d’autres spécialistes, que le dictateur allemand a failli atteindre ses objectifs en mai 1940, mais sans référence aucune à mon travail ni au sien. C’est l’occasion d’un résumé de l’essentiel de mes thèses, que je présente dans un autre dossier.

le 15 mai 2006



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