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Débats

Après la disparition de Lucie Aubrac



Lazarillo en proie au doute



Sur le blog de Pierre Assouline

La page

Sous le titre Leçon de vie de Lucie Aubrac, Pierre Assouline, au lendemain de la mort de Lucie, en milieu de journée, résume le livre Ils partiront dans l’ivresse puis ajoute une anecdote : il avait amené chez les Aubrac un cinéaste qui voulait le porter à l’écran, l’homme du 7ème art arpentait depuis des heures le salon si accueillant de la rue de la Glacière en prétendant imposer ses vues sur le film quand Lucie mit fin à la séance, comme au projet, en lâchant :

“Il faut que vous sachiez, Monsieur, que si je ne me suis pas laissée impressionner par la Gestapo, ce n’est pas pour me laisser emmerder ensuite par n’importe qui.”

Dans la discussion du blog, les hommages fusent. Quand soudain un « Moïse Lévy », « désolé de casser l’ambiance », jette un tombereau d’immondices sur Raymond et reproche à Lucie... de ne pas lui avoir servi les mêmes aménités. Tout y passe : suspect dans l’arrestation de Caluire, Raymond Aubrac aurait approuvé le pacte germano-soviétique, été « trop proche de Moscou après la défaite », puis, lors de l’épuration, à Marseille, « un des bourreaux les plus sanglants », faisant passer « devant son peloton » des « centaines d’innocents » accusés de collaboration « de manière arbitraire » (comment condamner des innocents d’une autre manière, voilà qui n’est pas indiqué ! mais ce reproche serait-il là pour suggérer, horresco referens, qu’un ou deux coupables s’étaient glissés dans le lot ?).

Ce Moïse ne reparaîtra pas (du moins sous ce nom). A-t-il réussi à casser l’ambiance ? Pas vraiment. Pendant plus d’une heure personne ne s’occupe de lui. Puis un « Montaigne » s’y colle discrètement : Bonsergent, Môquet, Péri : peu importe qu’on soit communiste si on résiste. « Chapeau bas ». Il se fait bientôt écharper par un « Boulgakov » qui vante une oeuvrette de Thierry Pfister, Lettre ouverte aux gardiens du mensonge. Puis reprise des hommages et rideau sur les calomnies jusqu’à... deux heures du matin. Là c’est un « Lazarillo », insomniaque ou couche-tard, qui « ne sait que penser » et aimerait « sincèrement que ce fût vrai » mais... remercie Moïse pour son post sans haine !! (rappel : Raymond Aubrac s’étend longuement dans ses mémoires sur les condamnations à mort de la Libération, qu’il avait pouvoir de commuer ; il en a laissé exécuter une cinquantaine, avec pour seul critère les troubles à l’ordre public, incontrôlables par quiconque, que la grâce de ces condamnés, criminels notoires de la collaboration, avait toutes chances de provoquer ; cette mise au point, ignorée de « Moïse Lévy », n’a été contestée par personne).

Lazarillo, un habitué des lieux où visiblement personne ne connaît de Moïse Lévy, s’attire de promptes réponses. On lui fait observer qu’il oublie la défunte, sujet du jour, en chargeant son époux, et en déplaçant le propos vers l’épuration. On fustige ceux qui trouvent « écrasant » l’hommage en faisant remarquer que Libération continue imperturbablement sa publicité pour le livre de Chauvy. « Montaigne » se répand contre le pacte germano-soviétique pour conclure que cela n’a rien à voir avec le sujet du jour et que « ce qui reste de ces gens est lumineux ».

Revoilà Lazarillo, de plus en plus incohérent : il ne remet pas en cause la résistance des Aubrac... mais l’évasion n’est-elle pas un peu trop belle ? Et imprudent, avec cela : « En politique je suis très rancunier, surtout envers ceux qui ont oublié de s’excuser. » Un « Maniatis » rappelle « un ignoble procès dans Libé, un tribunal révolutionnaire et le couple avait été interrogé par des “historiens” ». Lazarillo convoque René Hardy : on le considère communément comme coupable alors que la justice l’a acquitté, alors pourquoi, inversement, Aubrac ne serait-il pas coupable alors qu’il passe pour innocent ? Et d’exprimer à nouveau ses doutes sur « les conditions de la libération » de Raymond Aubrac.

Arrive un « Herodotis » qui accuse Lazarillo, lequel avait demandé à « ne pas être rangé dans la catégorie des négationnistes », d’en être précisément un, puisqu’il dément sans preuves le récit des Aubrac. L’accusé hurle brièvement au procès « de Moscou », puis est relayé par Boulgakov, lequel en suggère, des preuves : vous n’avez qu’à taper sur Google les noms de Pfister, Chauvy et Bartosek ! Et de prétendre que « le préfet Aubrac a bel et bien été révoqué officiellement pour des exécutions sommaires de gens innocents » (note : cette révocation, prononcée par de Gaulle sur fond de querelles politiciennes attisées sur place par celui qui allait en profiter, Gaston Defferre, n’a jamais été mise sur le compte de la politique du commissaire de la République en matière d’épuration ; c’est décidément un tic bien ancré chez les détracteurs des Aubrac que de traiter les collaborateurs d’innocents lors même qu’ils se répandent en « doutes » sur la Résistance)

C’est alors que votre serviteur intervient :

Rédigé par : François Delpla | le 18 mars 2007 à 05:43

Sauf erreur, je n’ai pas lu dans cette discussion les noms de Jacques Vergès et de Gérard Chauvy (erreur : ce dernier nom figurait plusieurs fois et m’avait échappé), ni celui de Daniel Cordier et à peine en passant celui du journal Libération. Or, tout en ayant tenu des rôles différents, ils forment l’épicentre de la calomnie et on est dans l’approximation tant qu’on ne le repère pas.

Je connaissais les Aubrac par voisinage géographique depuis le milieu des années 80. D’instinct, quand Chauvy sortit son premier article en mars 97, je me suis dit : “non, pas eux !”. Cela ne voulait pas dire qu’il n’aurait pas fallu les mettre en cause, mais que ce dont il était question ne pouvait d’évidence avoir été commis par les deux personnes que je connaissais.

Je ne m’en suis pas tenu là. J’ai tout lu, tout pesé, fait un livre et des articles, hanté les forums Internet. Je peux vous dire que RIEN ne tient. Vous pouvez le vérifier par exemple ici.

J’ai aussi contacté pas mal de gens, éditeurs, journalistes, historiens... et je pourrais dresser un palmarès avec quelques courageux en tête et une foule d’autruches en queue. Je ne livrerai pas de noms, sinon celui du maître de céans, qui se tint bien, et dans le bas du tableau un lobby, celui du Livre noir du communisme, dont les pontes savaient bien que les Aubrac étaient honnêtes mais répugnaient pour de politiciennes raisons à priver d’eux leur tableau de chasse. Voir ici.

Bref, de la calomnie, il est resté une odeur dont nous apprécions ci-contre quelques relents, tandis que la tonalité d’ensemble de la discussion montre que Lucie a gagné encore ce combat.



Maniatis fait alors remarquer que la Résistance, quels que fussent ses courants, n’a jamais rien trouvé à redire à l’évasion d’Aubrac. Libération en prend pour son grade : la « table ronde » est traitée de « procès de Moscou », et « Montaigne » surenchérit sur « la scélératesse inouïe de Libé ».

Lazarillo me répond : il a lu le chapitre où je raconte le développement de la calomnie au printemps 97 et en tire... une excuse pour sa tendresse actuelle envers elle ! « je constate que le doute (aussi calomniateur soit-il) a saisi un tas de gens et pas tous des pourris, loin s’en faut. » Quelques heures plus tard, en fin de soirée, il déclare sur un ton persifleur qu’il ne mettra plus les légendes en doute, ajoutant cependant que rien ne remet en question l’innocence d’Aubrac... sauf sa libération. Combien de soldats allemands faut-il donc tuer pour qu’une évasion ne soit pas suspecte ? Trois, en tout cas, c’est trop peu !

A peine levé je rétorque :

Rédigé par : François Delpla | le 19 mars 2007 à 06:18

• “Lazarillo”, ne faites pas l’âne, ne répondez pas à côté. Obligé de reconnaître que les Aubrac ont été accusés du pire sans preuve, donc que l’une des plus belles histoires de résistance de tous les temps et de tous les pays a failli être injustement dévalorisée dans le sien alors que ses héros, jusque là reconnus sans problème, étaient largement octogénaires, vous bottez en touche de toutes les manières en ignorant le coup de sifflet de la fin du match.

La calomnie n’a pas pris, et on ne pouvait vraiment le mesurer qu’aujourd’hui, dans ces hommages venus des profondeurs du pays -hommages dans lesquels compte pour beaucoup la ténacité même de Lucie, son parcours sans faute devant des publics scolaires, ou parfois plus adultes, désormais aux aguets, jusqu’à l’automne de ses 94 ans, tandis qu’elle n’allait plus à la télé, moitié parce que des encenseurs mués en douteurs ne l’invitaient plus, moitié parce qu’elle fuyait la mauvaise foi. Foin des médias, vivent les vraies gens, c’est avec eux que je vais me colleter : cela ce n’est pas briquer tous les matins les vieilles médailles, c’est un combat du XXIème siècle.

Comme en témoigne l’entonnoir de notre situation politique, où vingt journalistes-vedettes et cinq instituts de sondage modèlent jour après jour un trio de candidats et les rapports de force entre eux. Et nous, dans tout ça ? Nous, nous avons perdu Lucie Aubrac, qui prenait et donnait une vraie parole.

Donc vive la calomnie en un sens, grâce à elle la fin de cette vie fut à l’image du reste : Lucie restait dressée devant les mêmes ennemis. Car ils ressemblent comme deux gouttes d’eau, les douteurs professionnels de notre époque, aux attentistes de l’Occupation, aimables sceptiques taillés pour survivre à tout et prompts à dévaloriser le courage toutes les fois où ils échouent à s’en prêter rétrospectivement un peu.

Les odieux ont dit que les Aubrac fuyaient les questions des historiens. Non, aucune, jamais, et vous êtes ici déconfit en ne démontrant pas le contraire, et vous êtes lamentable à bafouiller : “mais tant de voix autorisées l’ont dit !”.

Et si par hasard notre Lazarillo croyait pour une fois fermement à quelque chose lors de ses professions de foi anticommunistes, s’il voulait vraiment qu’on pense aux victimes de ce système, il combattrait la fausse monnaie, il aurait à coeur de porter le fer là où est vraiment le problème, au lieu de projeter l’horreur des crimes et des compromissions staliniens sur tous les actes, passés, présents et à venir, de ceux qui ont cru peu ou prou en la parole ou en l’utilité des partis communistes. Car où est la source de la malfaisance de ce système, sinon justement dans l’esprit d’amalgame, l’étiquetage rapide et la croyance en une essence du mal qui colle aux individus ?



Il réplique une fois de plus en invoquant son droit à douter, et se voit répondre :

Rédigé par : François Delpla | le 19 mars 2007 à 14:31

***Monsieur Delpla, quitte à me citer faites-le correctement et voici ce que j’ai écrit hier : “Je viens de lire le papier que François Delpla nous propose sur un lien et je constate que le doute (aussi calomniateur soit-il) a saisi un tas de gens et pas tous des pourris, loin s’en faut.” et non pas :“mais tant de voix autorisées l’ont dit !”. Il y a une nuance à laquelle je tiens.***

Dont acte. J’ai résumé à ma guise, ce qui, tout le monde pouvant se reporter à votre prose sur la même page, n’est peut-être pas un grand crime. Mais la nuance, elle, m’échappe : vous avez bien essayé de noyer votre faute en arguant que d’autres avaient fauté, non ?

Vous faites toujours autant l’âne (j’en profite, puisque cette mienne affirmation n’a pas été démentie !) comme, depuis mars 97, tous les détracteurs des Aubrac. “Si maintenant on ne peut plus douter, bon d’accord, restez avec vos légendes dorées etc.”

La vérité est autre : doutez tout votre soûl, mais concluez ! Si des gens se sont battus pour que vous ayez le droit de tout mettre en doute, s’ils y ont laissé des tas de copains, c’est dégoûtant de les traiter comme ceux qui n’ont rien fait et vomitoire de les assimiler aux traîtres. Mais il est vrai que la fausse résistance existe, comme la fausse monnaie, et il est non seulement permis mais utile de retirer l’une et l’autre de la circulation. Seulement là il ne faut plus douter, mais être sûr de ne pas se tromper.

Bref, cette affaire a été disséquée dans tous les sens, même si tous les détails ne sont pas connaissables elle est moralement limpide, la mort de trois soldats allemands témoigne que les camps lors de cette évasion étaient on ne peut plus définis, et les douteurs n’ont plus qu’à s’excuser ou, si cela n’est pas dans leurs moeurs, au moins à se faire oublier.



Brève réponse à "Candide" qui vole au secours de Lazarillo en prétendant qu’on veut l’empêcher de parler et qu’il en a parfaitement le droit :

François Delpla | le 19 mars 2007 à 17:24

Objection : ce droit à l’expression d’un doute, c’est-à-dire à la mise en cause de l’honneur des gens, en prétendant ne pas avoir à argumenter, lorsque ces gens ont pris les armes pour le pays sans y être contraints et que ce doute revient à prétendre que peut-être ils ont pactisé avec l’ennemi, est assurément en contradiction avec la définition de la liberté, qui “s’arrête où commence celle d’autrui”.

A 23h 30, Lazarillo refuse de "s’excuser sous la menace" : signe qu’il va le faire dans quelques jours quand tout cela sera tassé, ou même plus tôt si le constat de ma douceur et de ma bienveillance lui enlève le sentiment d’être menacé ?



CONCLUSION ?

Rédigé par : François Delpla | le 20 mars 2007 à 11:36

Si par hasard la raréfaction des interventions annonce la fin de notre débat et si la présente ne le relance pas, voici ce que j’en retiens :

-  l’hommage à Lucie Aubrac est profond, chaleureux, pluraliste et digne, enfin, du pays qu’elle a servi. Tandis que depuis dix ans un “doute” nauséabond en avait pollué les médias et avait amené Lucie à donner l’exemple de la résistance, une fois de plus, au sein d’une escouade qui ne s’en laissait pas conter.

-  les quelques-uns qui restent en proie à ce doute n’ont strictement rien pour l’étayer, sinon des amalgames fondés sur des étiquettes politiques très générales sans l’ombre d’une analyse historique concrète, des tentatives archaïsantes (et peu féministes !) de restaurer une culpabilité par proximité familiale en mouillant Lucie dans des turpitudes supposées de son époux, et des insultes à l’égard des internautes qui ne partagent pas leur avis. Les noms d’oiseaux dont ils les affublent, tournant autour des notions de procès et de procureur, ne sont guère réciproques, et cette dissymétrie parle d’elle-même.

(il est tellement clarificateur, ce débat, que je l’ai résumé dans le dossier “Aubrac” de mon site. Je suis preneur de toute remarque sur le résumé ou la sélection des textes)



5 jours plus tard (26 mars)

Le débat a rebondi, et comment !

Moïse Lévy est revenu en certifiant son identité (il est domicilié à Montréal) et Lazarillo a fini par convenir que ses doutes, au sens propre, s’atrophiaient, puisque rien ne venait plus les nourrir.

Cette partie du débat est facile à résumer : Lévy a cité comme son grand inspirateur un auteur anglais nommé Patrick Marnham, en le présentant comme l’un des historiens anglo-saxons qui ont fait bouger l’histoire de la France des années 40. Détrompé, il a convenu que ce n’était qu’un "vulgarisateur", incapable d’avancer la moindre source, tant lorsqu’il fait de Raymond Aubrac un suspect de choix dans l’affaire de Caluire que lorsqu’il lui prête un zèle épurateur forcené au lendemain de la libération de Marseille. Je fais remarquer que le livre de Marnham, postérieur de quatre ans, passe sous silence la tranquille mise au point de Raymond Aubrac dans ses mémoires, lors même qu’il cite l’ouvrage en bibliographie :

Rédigé par : François Delpla | le 21 mars 2007 à 06:36

Je m’aperçois que dans la précipitation de ces journées (je me bats notamment pour une rectification du journal d’Antenne 2, sans réponse à ce jour sinon qu’on me répondra, cf. ), j’ai peut-être un peu trop laissé insulter Raymond Aubrac, sans faire, ailleurs qu’en mon site, une mise au point nécessaire sur l’épuration à Marseille.

Eh bien il s’en est expliqué sobrement dans ses mémoires, en 1996. Oui, je sais, les mémoires... Minute papillon ! Lorsqu’ils noient les poissons, ils sont négligeables, ou au mieux à citer sous réserves. Mais pas quand ils prennent à bras le corps un problème des plus sensibles, avec des données précises, que des centaines de familles sont concernées, que des archives existent et que dix ans plus tard personne n’a contesté un mot : il devient alors bas, très très très bas, de continuer à raconter le contraire en ne signalant même pas au lecteur ou à l’auditeur l’existence de cette mise au point.

En voici donc les principaux passages (livre de R. Aubrac Où la mémoire s’attarde, Odile Jacob, 1996, p. 134-135) :

“Je cherchais un critère. Bien sûr, tous les condamnés étaient des salopards. Mais qui méritait vraiment la mort ? Les avocats trouvaient toujours des circonstances atténuantes. Après quelques expériences, je décidai de refuser la grâce chaque fois que son octroi aurait, à mon avis, troublé l’ordre public...

(...)

Au 15 janvier 1945, la cour de justice avait tenu 420 audiences, jugeant 817 affaires pour lesquelles elle avait prononcé 73 peines capitales (dont 41 avaient été exécutées) et 509 condamnations à l’indignité nationale.”



Et voici la conclusion cette fois définitive, qu’on me laisse tirer le 26 mars de mon 59ème anniversaire, à 5h 04 :

Marnham c’est, depuis Londres la libérale, une vision de la France influencée par une décennie d’anticommunisme post-guerre froide : ô que vous auriez raison de parler d’épuration sauvage, si vous causiez de cette décennie-là ! pas de quartier pour quiconque a frayé avec Staline, fût-ce très indirectement, s’il n’a pas des certificats de repentir en bonne et due forme.

L’alpha et l’oméga de la mise en cause des Aubrac, initiée dix ans plus tôt par Vergès dans une quasi-indifférence, résident dans cette ambiance délétère des années 90, et c’est cette page que la ténacité de Lucie, puis sa mort qui oblige à faire le bilan, closent.

dossier "Continuer sans Lucie"

le 26 mars 2007

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