Visite guidée . prof . TV . Invectives . Editos . Bio/chro/info . FDlivres . Articles/docs . Débats . Dialogue avec les oeuvres . Lettres . Forum .
Abonnement
Rechercher
Plan
Accueil
Contact
Liens

 

Débats

Un chapitre peu connu de la carrière de Lucie Aubrac : la campagne électorale de Jean Zay en 1936



Tordre le cou définitivement à la stalinisation primaire du personnage ?



Sur le forum "Axe et Alliés", octobre 2007

Un des derniers thuriféraires des falsifications de Gérard Chauvy, signant d’un pseudonyme, s’excite depuis plusieurs jours contre Lucie Aubrac. Il la traite obsessivement de communiste, sans proposer la moindre analyse concrète des conséquences d’une telle qualité sur ses faits et gestes de 1943, mais en les présumant effroyables.

Comme il est l’unique personne sollicitée par moi qui ait refusé la publication de ses messages sur le présent site, nous allons les résumer tout en l’appelant "XXX".

Ce matin je trouve à ma propre surprise un angle pour lui répondre :

Posté le : Lun Oct 15, 2007 6:01 am

Bonjour à tous

Ce qu’il y a de merveilleux avec l’histoire contemporaine, c’est qu’elle invite tout le monde à la modestie. Les sources sont infinies et s’entrecroisent à l’infini, ce qui fait que le spécialiste le plus chevronné d’une question peut toujours découvrir du nouveau.

C’est ce qui vient de m’arriver au sujet de Lucie Aubrac, non pas hélas grâce à la présente discussion, où les réponses sont trop faciles, mais au livre que j’écris sur le meurtre à petit feu de Georges Mandel tout au long de l’Occupation. Son sort est parallèle à celui de Jean Zay, massacré trois semaines avant lui. Je viens de découvrir grâce à Internet qu’il avait une femme dans son équipe de campagne législative dans le Loiret en 1936... et que c’était Lucie Aubrac, apparemment fort indifférente au score du candidat communiste de l’endroit (Zay était radical).

C’est ici

Nul doute que le chat "XXX" va nous trouver une explication et retomber sur ses pieds.



"XXX" ne répond strictement rien sur les faits et traite Zay d’"idiot utile".



Posté le : Lun Oct 15, 2007 7:29 am

"XXX" a écrit :

(...)

Ben oui mais... François Delpla, il argumente sur du concret et aimerait qu’on fasse de même, et d’abord en lisant correctement.

Il ne s’agit pas de la campagne de 1932, mais de celle de 1936. Jean Zay, déjà élu en 1932 alors qu’il était tout jeune et que la gauche était moins forte, devenu ministre à 32 ans, n’a vraiment pas besoin d’un coup de main pour sa réélection. Lucie Aubrac, dont "XXX" ne nous a jamais parlé ici que comme d’une kominternienne très alignée et des plus conspiratrices, va participer passionnément à sa campagne, pour la raison principale et évidente qu’elle pressent un grand homme et veut voir de plus près à quoi ça ressemble. Ce faisant, elle nuit au score du candidat communiste. Où est donc la logique, si elle était précisément une communiste très alignée ? Le cas serait bien sûr passible d’une autre interprétation si Zay était menacé : un PCF soucieux de faire payer ses services pourrait songer à demander un jour un renvoi d’ascenseur, mais là ?

Là, rien qu’une jeune fille qui n’en fait qu’à sa tête, et une copine conviviale, fréquentant au Quartier latin les JC qui font le coup de poing [1] contre les camelots du Roy, et militant en province suivant d’autres affinités... Bref, une ingérable qui ressemble déjà très fort à la vieille dame que j’ai un peu connue.



La réponse suivante noie comme toujours le poisson.

Mais soudain, après quelques échanges, "XXX" va à la faute : il étale à présent son féminisme, en prétendant dans des termes nauséabonds que Lucie Aubrac était attirée physiquement par Jean Zay.



Posté le : Lun Oct 15, 2007 3:11 pm

(...)

Pas d’affolement, Daniel ! Monsieur ne le sait pas, mais nous avançons vers la ligne comme une mêlée triomphante.

Ce dégoûtant personnage est obligé de reconnaître que lors de la campagne électorale de 1936 Lucie joue perso et oublie son présumé stalinisme.

Il va maintenant se mettre en devoir de nous démontrer pourquoi et comment elle le retrouve en 1943 afin de se prêter aux sombres manoeuvres nazisto-kominterniennes de Barbie.



"XXX" s’est fait hélas bannir après sa sortie ordurière, ce qu’on peut comprendre mais aussi regretter car il était digne au plus haut point de son injure favorite. S’il existe des "idiots" utiles à des causes fort différentes de celles qu’ils croient défendre, c’est bien ce genre de personnes.

Avant ce "carton rouge", il avait sur un autre fil commis cette perle : "Que vous ne soyez pas d’accord avec moi, c’est une chose, que j’admettrai à la limite"...



Les Aubrac sur ce site

le 15 octobre 2007

[1] Le coup de ceinture, me précise téléphoniquement Raymond Aubrac que j’ai appelé pour lui demander s’il savait quelque chose sur cette campagne orléanaise de sa future encore inconnue. Il connaissait l’affaire, ne se souvenait pas de la visite faite à Lucie en 1998 par les militants du cercle Jean Zay, et pensait qu’elle avait évoqué l’épisode dans son livre d’entretiens avec Corinne Bouchoux en 1997. Dont acte (Cette exigeante liberté, L’Archipel 1997, p. 41) : j’écrivais alors mon propre livre et suis un peu honteux de ne pas avoir repéré ce filon, présenté il est vrai plus brièvement, au sein d’un dialogue sur l’oeuvre de Zay au ministère de l’Education nationale.



---------------------
Tous droits réservés © Copyright 2004 F. Delpla
Site
sous Spip - TZR-Créations