sur le forum Le monde en guerre, octobre 2007
Un nommé Eric Refait, naguère président de "Vent d’Europe", une association qui pour reprendre ses propres termes "avait pour vocation de faire revivre, dans le cadre de la reconstitution, certaines unités allemandes, notamment la division Charlemagne" se défend de nostalgies nazies.
François Delpla MessagePosté le : Mer Oct 03, 2007 9:43 pm
Il me semble que vous avez déclaré récemment que les Waffen SS avaient le mérite de défendre l’Europe contre l’URSS.
Alors ainsi, Monsieur ne serait pas nostalgique du nazisme... mais seulement de la lutte contre une terrible marée rouge en 1945.
Le malheur c’est qu’on peut ainsi couper en tranches l’idéologie et les actes du Troisième Reich, au gré des besoins justificatifs de chacun... et qu’on l’a fait tant et plus.
Il y a :
les non nazis pétainistes, qui commémorent seulement le sacrifice d’un brave maréchal qui voulait sauver les meubles ;
les non nazis allemands, qui voulaient seulement rétablir la dignité de leur pays humilié à Versailles ;
les non nazis chrétiens, qui ne songeaient qu’à se battre contre de vilains régimes athées ;
les non nazis militaristes, qui voulaient simplement ajouter des pages de gloire à une longue histoire ;
les non nazis cultureux, qui se contentaient d’accepter des crédits pour développer leur art ou leur science ;
etc.
Le malheur c’est qu’on ne peut séparer le nazisme de ses actions, pour lesquelles il embauchait tous ces braves innocents.
Mais il faut tout de même un culot particulier pour avancer ce genre de justifications dans le cas de la division Charlemagne. Il s’agit d’hommes qui ont donné au nazisme une adhésion volontaire, pour participer à des actions qu’ils savaient d’avance, sinon criminelles, du moins peu humanistes, et pour obéir au doigt et à l’œil aux ordres de Hitler, quels qu’ils fussent. Le lieu même de leur affectation n’était pas, dans leur engagement, strictement confiné au front de l’Est et une bonne partie d’entre eux sinon la totalité aspiraient d’ailleurs à être employés en France même, pour EMPECHER la libération du pays.