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La décision anglaise de continuer le combat (fin mai 1940)



article paru dans Histomag



édition originale illustrée

Churchill prétendait que l’Angleterre ne s’était pas interrogée une seconde, au moment de la défaite de la France, sur l’opportunité d’une poursuite de la guerre en solitaire, mais s’était cabrée comme un seul homme devant le défi hitlérien. Pendant longtemps, aucun historien n’a mis en doute cette affirmation qui, à vrai dire, arrangeait beaucoup de monde, et pas seulement en Grande-Bretagne.

Pour nous limiter au cas français, les gaullistes ne pouvaient que se féliciter de cette unanimité du pays voisin, qui mettait en lumière a la fois la rationalité de leur choix et la traîtrise des pétainistes ; ces derniers cependant y trouvaient aussi leur compte car ils avaient beau jeu de souligner le contraste entre une Angleterre fière et intacte et une France sinistrée, occupée à sauver ses meubles. Car bien entendu ils étaient aussi lucides que les gaullistes sur l’issue finale et souhaitaient in petto dès le début la victoire anglaise. C’est le contraire, à la lettre, qui est vrai : Pétain et la plupart de ses ministres escomptaient, avant la canonnade de Mers el-Kébir (3 juillet), un alignement britannique sur leurs propres positions, suivi d’un traité de paix à frais partagés ; et le meurtre par l’Angleterre de 1300 marins français sans défense dans la rade algérienne devait ouvrir une large carrière à la recherche d’une entente franco-allemande contre l’Angleterre, qui allait déboucher sur la rencontre de Montoire et sur bien d’autres tentatives de rapprochement (avec, côté vichyste, l’espérance d’un traité de paix anti-anglais), jusqu’au début de 1942.

En vérité, si le moral en France, au moment de l’armistice, était fort bas, il était certes meilleur à Londres mais un peu seulement. Et c’est compréhensible : la victoire-éclair de Hitler sur la France paraissait sans appel, du moins à court terme. La continuation d’une guerre aussi mal engagée pouvait sembler offrir sur un plateau à Hitler, ce destructeur qui alternait bizarrement le calme et la violence, l’occasion de dominer tout le continent européen et, s’il le souhaitait, de détruire l’Angleterre de fond en comble. S’il consentait à la paix il semblait élémentaire d’en profiter pour reprendre souffle, et d’aviser ensuite.

De ces vérités que la mer, contrairement aux Pyrénées de Pascal, ne transformait pas en erreurs quand on passait de Calais à Douvres, il découlait qu’on ne devait pas signer n’importe quel traité, mais seulement une paix "généreuse", avec un Hitler qui aurait su "dominer sa victoire". Or ce langage, qui allait être à Vichy en octobre, peu avant Montoire, celui de la collaboration, était à peu de chose près celui du ministre anglais des Affaires étrangères Edward Halifax dès le 26 mai, lors d’une réunion du cabinet de guerre de cinq membres présidé par Churchill (les autres étant son prédécesseur Neville Chamberlain et les chefs travaillistes Attlee et Greenwood). Il souhaitait que l’on s’enquît des conditions allemandes et qu’on les agréât si elles ne mettaient pas en cause "l’indépendance" du pays. En revanche, l’Angleterre devait se résigner à ne plus prétendre faire la police en Europe centrale et orientale.

Cette sortie ne survenait pas comme un coup de tonnerre dans un ciel serein. Ce n’était qu’une resucée de la politique d’appeasement qui avait conduit à abandonner progressivement à Hitler ladite Europe centrale, chaque concession étant dite "pour solde de tout compte". Une politique poursuivie pendant la marche à la guerre de mars à septembre 1939 puis pendant la drôle de guerre. Les principaux dirigeants britanniques, Churchill excepté, ne rêvaient alors que d’une conférence de la paix, avec ou sans Hitler, fixant à l’Allemagne des limites nouvelles et définitives. La différence entre Chamberlain et Halifax se situait d’ailleurs là, le premier ne voulant plus entendre parler de Hitler après qu’il eut piétiné ses chers accords de Munich à la mi-mars 1939, et le second s’en accommodant, pourvu qu’il donnât des preuves tangibles d’assagissement.

Le débat qui s’ouvre en ce matin du 26 mai a surgi au grand jour en 1971, comme la Vénus de Milo sous la pioche d’un archéologue, lorsque les minutes du cabinet de Londres furent non seulement ouvertes à la consultation, mais exposées sous forme de photocopies dans de grands volumes à couverture grenat ornant un pan de mur de la salle de consultation du Public Record Office. Trois jours d’âpres discussions sur fond de désastre militaire dans les Flandres, non encore tempéré par l’évacuation de Dunkerque, laquelle vient d’être décidée et apparaît des plus difficiles. Le 28 au soir, quand la lutte verbale du cabinet s’apaise, quelques dizaines de milliers d’hommes sont parvenus en Angleterre sur les 240 000 à extraire du piège, alors qu’une Wehrmacht triomphante menace d’en fermer toutes les issues et que la capitulation de la Belgique, principale nouvelle du jour, n’est pas de nature à lui compliquer la tâche.

Lorsque Halifax propose que l’attitude de la Grande-Bretagne soit déterminée par les conditions allemandes, il suggère en même temps une voie d’approche. Elle passe par Mussolini, dont il a rencontré la veille l’ambassadeur à Londres, Bastianini. Lequel s’est proposé pour conseiller à son maître d’organiser une conférence, comme il l’avait déjà fait en 1938 à Munich, et comme il avait tenté de le faire en 1939 pour "sauver la paix" : à présent il s’agit de la rétablir, au moyen d’un "règlement durable" des questions européennes. Lors de cette conférence, Hitler pourrait dévoiler ses conditions et la délégation britannique apprécier si elles nuisent ou non à l’indépendance du pays.

Churchill vomit bien évidemment une telle démarche, mais ce dégoût ressort davantage d’une analyse de son positionnement général devant le nazisme que de ses propos du 26 mai 1940 devant son cabinet de guerre. On le voit s’opposer le moins frontalement possible à ce ministre qui vient de mettre les pieds dans le plat, et le faire de préférence en soutien des propos de quelqu’un d’autre. Lui-même n’est fermement soutenu que par Arthur Greenwood. Chamberlain et Attlee ont tendance à louvoyer, en disant que toutes les solutions présentent des inconvénients. Churchill caresse la fibre nationale en remarquant que Mussolini doit prendre un malin plaisir à voir l’Angleterre en solliciteuse, et en disant du mal de la France qui s’effondre -un argument qu’il doit manier avec précaution car il a fondé, depuis des années, une grande partie de ses plaidoyers pour une attitude plus intransigeante envers l’Allemagne sur l’affirmation de la solidité de l’armée française. Il suggère également de surseoir à toute décision en attendant le bilan de l’évacuation.

Mais ces manœuvres dilatoires ne sauraient le dispenser d’argumenter sur le fond, c’est-à-dire sur les conditions allemandes telles qu’on peut les anticiper -car personne ne dit qu’il les connaît de source germanique récente alors que c’est le cas, au moins, de Halifax, comme nous le verrons. Or, tandis que ce ministre ne préjuge en rien de ces conditions et affecte de tenir la balance égale entre deux hypothèses -elles sont clémentes et la guerre s’arrête, dures et elle continue-, Churchill assène à plusieurs reprises qu’elles seront impitoyables. Il faudrait, dit-il en particulier, "être très naïf pour croire que l’Allemagne nous laissera continuer notre réarmement". Il fantasme donc, du moins aux oreilles de ses collègues, un traité de Versailles à l’envers, prévoyant des commissions de contrôle du désarmement sur le sol britannique, voire une livraison de la flotte de guerre.

La décision qui met provisoirement fin au débat, le 28 au soir, ne porte point sur la question de fond, mais sur la filière italienne. Il y a en effet une échéance, le cabinet ayant le 26 mai reçu un Paul Reynaud assoiffé d’armistice et de contacts avec Mussolini : on lui avait promis une réponse rapide sur l’éventualité d’une démarche franco-anglaise pour demander la médiation de Rome. Un télégramme à cet effet est rédigé conjointement par Chamberlain et Halifax. Il annonce un refus... provisoire : une demande conjointe à Mussolini n’est "pas opportune". Ce qui revient à en approuver le principe... et à le dire au monde entier, puisqu’on le dit à un allié défaillant qui cherche à séduire un dictateur, confident notoire de son confrère allemand. Donc cette réponse est certes négative, mais de façon tellement peu catégorique qu’elle est de nature à encourager les partisans d’une conférence, en suggérant que leurs efforts commencent à payer. On est ici aux antipodes de l’image d’Epinal d’une Angleterre repoussant avec indignation toute idée de négociation avec l’Allemagne.

Cette velléité de recours à l’Italie était connue des historiens dès la Libération, sous une forme édulcorée : on racontait que des offres avaient été faites à Mussolini, tenté d’entrer en guerre aux côtés de l’Allemagne (comme il devait le faire finalement le 10 juin). On savait que les dirigeants français s’étaient singularisés dans la bassesse, offrant notamment la Tunisie et Djibouti à un Duce impassible qui semblait attendre que les enchères montent, tandis que les Anglais restaient géographiquement dans le vague mais se disaient également prêts à des concessions. Cependant, nulle part pendant des décennies les gouvernements n’avouèrent, et les historiens ne découvrirent, que les offres faites ou envisagées visaient non seulement à acheter le maintien de la neutralité italienne, mais aussi et surtout à amorcer des pourparlers avec l’Allemagne.

Revenons maintenant à la question de fond. L’idée martelée par Churchill que les conditions allemandes ne pouvaient être que dures correspond-elle à la réalité ? Les deux premiers historiens qui ont traité sérieusement de cette affaire, John Lukacs en 1990 et John Costello en 1991, ne l’abordent pas de la même manière. Lukacks insiste -et il est le premier- sur l’idée que Hitler a failli alors gagner la guerre. Seul Costello se met à la recherche des conditions allemandes, et il découvre qu’elles étaient tout sauf draconiennes. Il le démontre essentiellement au moyen d’un document anonyme daté du 20 mai, émanant de l’entourage de Paul Reynaud et découvert dans les archives du Quai d’Orsay. Il y est fait état d’une conversation entre Göring et l’industriel suédois Dahlerus, qui, soucieux de rapprochement entre les peuples, a fait plusieurs fois la navette entre le bureau de Göring et celui de Halifax depuis la veille de la guerre. Le 6 mai, l’Allemand lui a dit que si la guerre était portée en Belgique, la France devrait demander la paix dès que l’armée allemande aurait atteint Calais et qu’on ne lui demanderait rien d’autre que le bassin de Briey. Il serait logique que Dahlerus ait transmis l’information non seulement à Paris -ce qu’il fait aussitôt par l’intermédiaire du consul Raoul Nordling- mais à Londres, puisqu’il ne cache rien à Halifax des nouvelles glanées à Berlin. Or le brouillard londonien le plus épais règne toujours sur ce qu’il a fait connaître aux Anglais de ses démarches de ce mois de mai... et on ne le sait qu’indirectement par ce document français du 20 mai, publié partiellement par Costello en 1991 et par moi-même, intégralement, deux ans plus tard. Une trace ténue existe cependant, dans les archives britanniques, d’une information transmise à Halifax sur cette entrevue Göring-Dahlerus, à propos d’un autre sujet.

La découverte de Costello, qui jurait avec beaucoup de certitudes antérieures, à commencer par la réputation de brutes épaisses, incapables de retenir leurs coups, faite à Hitler et à l’ensemble de ses collaborateurs, reste largement inaperçue malgré les efforts de votre serviteur et de quelques autres. Une poignée de conservateurs courageux cependant, à qui on ne rendra sur ce point jamais trop hommage, ont entrepris de contester cette preuve alors que leurs confrères se cantonnaient dans un prudent silence. C’est le cas notamment de Jean Vanwelkenhuyzen, récemment disparu. Tout en prenant en considération le document du 20 mai, il minore son importance : il date la conversation Göring-Dahlerus de la mi-avril et lui confère la portée d’un échange de vues général, sans rapport avec une offensive imminente.

En 2007 cependant, un historien des plus réputés, Ian Kershaw, s’est enfin attelé à la tâche. Ayant jusque là consacré plus d’attention au nazisme qu’à ses adversaires, il franchit allègrement les frontières dans un livre sur les grandes décisions des années 1940 et 1941, en commençant par celle de continuer seule le combat que prend l’Angleterre pendant la chute de la France. Mais ce chapitre n’est pas le meilleur de l’ouvrage. Se comportant en politologue plus qu’en historien, l’auteur admire qu’un choix d’une telle importance ait pu être fait par une démocratie en ses instances régulières après un long débat où seuls des arguments rationnels furent invoqués, les plus rationnels l’emportant en définitive.

Cela suppose de prendre au premier degré les tirades de Churchill sur les conditions allemandes nécessairement draconiennes... auxquelles leur auteur, pourtant, croyait sans doute moins qu’à moitié. En une longue note, Kershaw explique que Costello se trompe en affirmant que Hitler était prêt à se contenter de peu :

"Selon Costello, p. 224-225, les sources indiquent que "Halifax affirmait à juste titre que l’Allemagne s’apprêtait à offrir des conditions qui ne mettraient pas en cause l’indépendance de la Grande-Bretagne". C’est là se méprendre sur les desseins allemands. Les déclarations de Hitler sur son intention d’épargner la Grande-Bretagne et son Empire ne signifient pas qu’il aurait sauvegardé son indépendance au sens où Costello l’entend. Toute indépendance aurait été analogue à celle qu’il a accordée au régime français de Vichy, et encore, seulement à titre temporaire. Il faut avoir une vue bien naïve des objectifs à longue portée de Hitler pour les croire compatibles avec le maintien de la Grande-Bretagne et de son Empire comme des entités souveraines. En fait, ils seraient inexorablement devenus des satellites de l’Allemagne." (p. 494)

Le malheur, pour ce raisonnement, c’est que Costello s’appuie sur un document d’époque très explicite, dont l’authenticité n’est pas douteuse (ni, par Kershaw, mise en doute, il l’ignore seulement) et qui a le mérite subsidiaire d’être conforme aux propos constants de Hitler depuis Mein Kampf, aux principes de base de son idéologie raciste et à tous ses actes de 1933 à 1945, consistant à épargner au maximum, compte tenu des circonstances, les intérêts britanniques, pour rechercher son propre "espace vital" le plus loin possible des chasses gardées coloniales et maritimes d’Albion.

Entendons-nous bien. L’histoire donne évidemment raison à Churchill lorsqu’il affirme qu’une victoire allemande ne pourrait être que très dommageable à la puissance anglaise. Mais à moyen et à long terme. Pour l’immédiat, rien ne permet de mettre en doute la "clémence" des conditions de paix germaniques, et leur caractère terriblement tentateur si elles avaient été connues. Au reste, une génération d’historiens anti-churchilliens surgie vers 1980 et emmenée successivement par Clive Ponting et John Charmley a raison sur un point : la résistance solitaire à Hitler était au-dessus des moyens du Royaume-Uni et ce chemin escarpé débouchait, même en cas de succès, sur de gigantesques difficultés financières et coloniales, vu la nécessité d’une aide américaine massive et le peu de chances qu’elle soit désintéressée. C’est pour cette raison aussi que l’offre hitlérienne était tentatrice, et même, pour les capitalistes de la City et leurs représentants politiques, notamment conservateurs, quasiment irrésistible. Cependant - un point qui obsède Churchill et semble échapper complètement à Ponting comme à Charmley -, dans le cas d’une résignation simultanée de la France et de l’Angleterre, Hitler aurait vu sa position consolidée pour des lustres, non sans conséquences sur la situation matérielle de l’Angleterre ni, surtout, sur sa réputation. Peut-être Hitler n’aurait-il pas déployé dès l’année suivante une violence inouïe contre les militaires et les civils, notamment juifs, de nationalité soviétique, pour desserrer l’étau dans une tentative désespérée, comme le montre Kershaw au chapitre suivant, nettement plus convaincant. Mais en tout état de cause il aurait installé au coeur de l’Europe et de la chrétienté un racisme biologique judéophobe et aurait encouragé, par ses prêches comme par la leçon même de sa victoire, les masses et les élites britanniques à considérer leur domination coloniale non plus à la Kipling, comme une prise en charge généreuse de peuples moins avancés, mais comme une mise en esclavage, naturelle et nécessaire après les aberrations de « 2000 ans de christianisme », de races à jamais inférieures.

La décision de fight on en 1940 est donc, comme l’écrit Kershaw après bien d’autres, fatidique. Mais en aucun cas elle ne résulte d’un processus démocratique ! Churchill est probablement fort peu sincère lorsqu’il peint en noir les conditions allemandes ; en tout état de cause, il sauve son fauteuil et l’état de guerre en empêchant qu’elles soient divulguées, par tous les moyens de la censure et de l’intimidation. Il convient en effet de souligner -ce que peu font, à part Lukacs, Costello et votre serviteur- que dans le temps même où l’effondrement du front français pose brutalement la question, soit à la mi-mai, un premier ministre novice de soixante-cinq ans, qui gouverne depuis cinq jours, entreprend une réforme institutionnelle-éclair qui donne au gouvernement, en cas de crise grave, des pouvoirs dictatoriaux. Avec une habileté qu’on ne lui connaissait pas -mais dont il va faire montre le plus souvent dans les moments cruciaux des cinq années suivantes-, il fait endosser cette politique par d’autres et en l’occurrence, déjà, par Chamberlain et Attlee, négligeant Halifax. Une loi concoctée sous la direction du premier est présentée aux Communes par le second et votée en urgence le 22. Cet Emergency Powers (Defence) Act donne en particulier au ministre de l’Intérieur John Anderson -l’un des plus fermes soutiens de Churchill- la capacité d’héberger sans jugement ni limite de temps dans ses locaux pénitentiaires quiconque est soupçonné de menacer la sécurité nationale. Et il passe aux actes dès le lendemain en arrêtant quelques dizaines de fascistes britanniques, Oswald Mosley en tête. Halifax peut se le tenir pour dit : quiconque laisse entendre que Hitler pourrait, d’une manière ou d’une autre, se montrer clément, a sa place derrière des barreaux. Sans doute le puissant lord n’a-t-il pas été trop inquiet pour sa liberté personnelle. Mais il a été certainement entravé dans ses élans.

Cette histoire est belle. Mais elle n’est pas entièrement morale et ne pouvait l’être, en raison du temps perdu à tenter d’apaiser Hitler et des moyens immenses que ce laxisme lui avait permis d’accumuler. Ses "conditions clémentes" étaient alors son arme la plus puissante, il fallait absolument l’empêcher de la sortir au grand jour et cela fut réussi d’extrême justesse, en recourant à la mystification et à l’intimidation autant, sinon plus, qu’à la raison.

Ouvrages cités :

Lukacs (John), The Duel : The Eighty-Day Struggle Between Churchill and Hitler, 1990 ; Five Days in London, Yale University Press, 2001 ; Blood, Toil, Tears and Sweat : The Dire Warning : Churchills First Speech as Prime Minister, Kindle Edition, 2008

Costello (John), Ten Days to Destiny, New-York, Morrow, 1991

Delpla (François), Churchill et les Français, Paris, Plon, 1993 (rééd. 2000 ; troisième édition, en ligne uniquement : http://www.delpla.org/article.php3 ?id_article=347)

Vanwelkenhuyzen (Jean), Miracle à Dunkerque, Bruxelles, Racine, 1994

Kershaw (Ian), Fateful Choices, Londres, Penguin, 2007

le 4 juin 2009



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