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Apocalypse "now" (septembre 2009)



UNE SÉRIE DE DANIEL COSTELLE, DES POLÉMIQUES GÉNÉRALEMENT MESQUINES



Deux événements, au moins en France, ont montré une appétence renouvelée du public pour les informations concernant la Seconde Guerre mondiale : le lancement réussi du magazine La dernière guerre, et surtout l’immense succès d’Apocalypse, diffusé en trois soirées (les 8, 15 et 22 septembre) sur France 2, sur lequel porte la présente sélection d’interventions sur les forums et les blogs.

Une bonne partie du dénigrement porte sur la colorisation des images, certains intégristes allant jusqu’à parler de "falsification d’archives" !

Benjamin Stora, sur Médiapart, ne va certes pas jusque là mais s’en approche dangereusement.

L’historien et documentariste Vincent Artuso se déchaîne quant à lui contre le contenu, en y cherchant à tout prix une cohérence idéologique suspecte, sur le site Rue 89.



Une mienne réponse, chez Stora :

Consultant historique d’Isabelle Clarke et Daniel Costelle sur leur film précédent (Eva Braun dans l’intimité d’Hitler), je suis bien placé pour savoir qu’il n’y a chez eux, vis-à-vis du savoir universitaire, que respect et révérence.

J’ai souvent l’impression qu’on reproche aux créateurs les commentaires des médias, voire les leurs propres, en faisant l’économie d’une véritable analyse de leur travail. On pourrait en dire d’ailleurs autant, mutatis mutandis, des récentes mises en cause du travail de Patrick Desbois sur la "Shoah par balles" (beaucoup plus minoritaires cependant : sans doute Desbois intimide-t-il les spécialistes car il a notoirement mis sur le tapis un monceau de preuves nouvelles ; c’est le cas aussi, à sa façon, de Costelle, mais dans l’ignorance générale concernant les fonds filmés, y compris celle des historiens, il est plus facile de hurler au déjà vu et au prétendu inédit).

Il s’agit bien, dans Apocalypse, de faire de la guerre un spectacle, et de privilégier ce qui ne se trouve pas dans les livres... qu’il sera toujours temps d’ouvrir ensuite.

Certains commentaires ont insisté sur le caractère ringard de la vision historique des auteurs, qui "remonterait aux années 50-60". C’est faux. Il y a de vraies et bonnes nouveautés (ne serait-ce que la présence auprès de Hitler de Romy Schneider enfant et de sa mère Magda, bel apport à l’histoire de Daniel Costelle en personne et de son zèle de décrypteur d’archives filmées) ; en revanche, il y a des thèses récentes qu’ils ont eu raison de négliger, comme le livre de Frieser Blitzkrieg-Legende (prétendant que les Allemands en général, et Hitler en particulier, furent surpris par leur victoire contre la France !), qui fut la coqueluche de l’intelligentsia historienne en 2000 et qui, je l’espère pour nous tous, sera enfin ringardisé par les débats de 2010.

Quant à Kershaw, désolé mais son travail sur Hitler, dont le "matraquage" n’eut rien à envier, toutes choses égales d’ailleurs, à celui d’Apocalypse, présente quelques imperfections et notamment une tendance fâcheuse, qui est évitée ici : il étudie chaque crise fomentée par les nazis en elle-même, sans percevoir, ou du moins pas suffisamment, les continuités.

En conclusion, je tiens à dire que ce film, tel qu’il est, remplacera avantageusement une foule de pellicules prétendument pédagogiques, pour offrir, en particulier aux jeunes générations, une première initiation d’ensemble à ce cataclysme qui continue de modeler notre planète.

28/09/2009 04:51Par François Delpla



et une autre, chez Artuso :

De François Delpla

historien | 09H07 | 21/09/2009 | Permalien

L’article de Vincent Artuso est non seulement médiocre, mais largement justiciable des reproches qu’il fait lui-même à l’oeuvre de Daniel Costelle et d’Isabelle Clarke : procès d’intention, négligences (les deux superbes fautes d’orthographe de l’introduction), incohérences...

Etant moi-même historien du nazisme et de la SGM, et auteur de quelques découvertes, cf. http://www.delpla.org, je n’écrirais pas le commentaire exactement de la même façon. Mais la sévérité de ce doctorant de Paris 1 me paraît très souvent déplacée.

Je n’aurai le temps que de contester un passage, offrant un échantillon de la plupart des défauts.

Troisième point. L’interprétation de la « solution finale » par Clarke et Costelle n’est pas « intentionnaliste » mais « fonctionnaliste », c’est-à-dire qu’ils estiment qu’Hitler n’avait pas d’emblée prévu le génocide mais que cette solution s’imposa à lui au gré des événements.

En soi, cela n’a rien de révisionniste, d’autres historiens le pensent. Ce qui l’est par contre, c’est de voir dans l’holocauste une action de représailles des Allemands. Cette thèse n’est pas exprimée explicitement dans « Apocalypse », mais elle est induite par la construction narrative.

D’abord, l’intentionnalisme n’existe pas... mais cela, je l’ai moi-même découvert récemment, aussi ne m’attarderai-je pas. Détails

Ensuite et surtout, je ne me souviens pas (mais je n’ai pas tout le commentaire en tête, et dans ce cas j’accueillerai avec reconnaissance un démenti) que le texte dise ou suggère le moins du monde « qu’Hitler n’avait pas d’emblée prévu le génocide ». Il observe au contraire, sur cette question controversée, un prudent silence : il y a donc ici un rattachement forcé et pédant du texte à une école historique (car le fonctionnalisme, lui, existe).

Je relèverai aussi un bel argument d’autorité : « En soi, cela n’a rien de révisionniste, d’autres historiens le pensent. » Il me semblait que la vérité se jugeait en soi, et non par le fait qu’elle ait été préalablement proférée par d’autres...

Quant à la phrase « Cette thèse n’est pas exprimée explicitement dans “ Apocalypse ”, mais elle est induite par la construction narrative. “, outre son comique probablement involontaire, elle me paraît une belle illustration du reproche de procès d’intention.

En effet, l’auteur enchaîne :

Une fâcheuse erreur de chronologie

Au bout d’un quart d’heure, l’épisode 4 évoque les bombardements massifs des villes allemandes par les Alliés. Des raids qui feront de centaines de milliers de victimes civiles. Sur des images de villes dévastées et de civils allemands sous le choc, le texte dit :

‘ Quant aux Allemands, ils commencent à mesurer les conséquences de la politique hitlérienne. Le régime hitlérien qui s’enfonce dans la démesure meurtrière. Hitler, Goering, Himmler, son adjoint Heydrich mettent en place ce qu’ils appellent la solution finale’, l’extermination des juifs d’Europe, organisée à la conférence de Wannsee, près de Berlin, en janvier 1942. ”

L’intention est-elle de suggérer un lien de cause à effet entre ces deux sujets, abordés l’un à la suite de l’autre, ou est-ce simplement une construction hasardeuse ?

Le parti pris de ramasser tous les événements en six heures débouche ici sur une densité regrettable d’informations capitales d’ordres différents, l’inversion chronologique est faible mais réelle, la formulation sans doute perfectible. Cependant, est-ce bien une raison pour noyer le chien ? On remarquera d’ailleurs une contradiction : le classement autoritaire du début dans le fonctionnalisme est adouci à la fin par un point d’interrogation.

Il n’en reste pas moins que le commentaire n’induit aucunement, fût-ce par sa “construction narrative”, que la Solution finale ait été décidée en représailles des bombardements. Ce qui est suggéré est plutôt une concomitance, assez exacte ma foi, et prolongée (jusqu’à l’automne 44 pour les gazages, et jusqu’à la fin pour les “marches de la mort”, la persécution des Juifs étant bel et bien “vendue” par la propagande nazie comme une réplique à la volonté adverse de détruire l’Allemagne). Le procès d’intention se fait ici très glauque.

En conclusion, je dirai que ce commentaire politicien (ne reproche-t-il pas avant tout aux auteurs de faire une histoire de droite ? ) n’est pas de gauche, ni progressiste, mais simplement faux. Hitler offre précisément, comme Louis (dit Napoléon) Bonaparte avant lui mais beaucoup plus encore, un défi aux partisans du primat des “infrastructures”. Il n’est pas “agi” par la bourgeoisie, c’est bien lui qui la manipule. En mettant en avant sa personnalité et celle de Churchill, son vainqueur, ce film rompt avec quarante ans d’obscurantisme “fonctionnaliste”, et ce n’est pas trop tôt.



Une réplique griffue :

De Vincent Artuso (auteur)

14H25 | 21/09/2009

Cher M. Delpla,

Permettez-moi de répondre à certains points de votre développement. Vous écrivez notamment :

« Ensuite et surtout, je ne me souviens pas (mais je n’ai pas tout le commentaire en tête, et dans ce cas j’accueillerai avec reconnaissance un démenti) que le texte dise ou suggère le moins du monde “ qu’Hitler n’avait pas d’emblée prévu le génocide ”. Il observe au contraire, sur cette question controversée, un prudent silence : il y a donc ici un rattachement forcé et pédant du texte à une école historique (car le fonctionnalisme, lui, existe). »

Vous ne vous en souvenez pas ? C’est simplement que vous n’avez pas assez attentivement regardé cette série dont vous voulez débattre avec moi. Dans la seconde moitié de l’épisode 1, alors qu’il est question de la situation en Pologne, peu après son occupation par les troupes allemandes, la voix-off nous apprend :

« Le calvaire des Juifs commence. Les Nazis tiennent maintenant entre leurs griffes 3 millions de Juifs polonais. Hitler se pose encore, à ce moment-là, des questions sur leur sort. Tant que la guerre lui est favorable, Hitler envisage de les déporter dans un territoire à l’est, ou même de les envoyer à Madagascar. Ce n’est que lorsque l’issue de la guerre deviendra incertaine, qu’Hitler et ses complices se déchaîneront dans la haine et dans le meurtre. Ce sera la “solution finale”. »

Trouvez-vous toujours que l’on peut parler de « rattachement forcé et pédant du texte à une école historique. » A votre place, je prendrais le temps de me renseigner avant de lancer des accusations aussi arbitraires qu’insultantes.

Continuons, vous écrivez également :

« Je relèverai aussi un bel argument d’autorité : “ En soi, cela n’a rien de révisionniste, d’autres historiens le pensent. ” Il me semblait que la vérité se jugeait en soi, et non par le fait qu’elle ait été préalablement proférée par d’autres... »

Je pense, Monsieur, que vous avez quelque peu tronqué ce passage. Dans on intégralité il donne ceci :

« Troisième point. L’interprétation de la “ solution finale ” par Clarke et Costelle n’est pas “ intentionnaliste ” mais “ fonctionnaliste ”, c’est-à-dire qu’ils estiment qu’Hitler n’avait pas d’emblée prévu le génocide mais que cette solution s’imposa à lui au gré des événements. En soi, cela n’a rien de révisionniste, d’autres historiens le pensent. Ce qui l’est par contre, c’est de voir dans l’holocauste une action de représailles des Allemands. »

Ce n’est pas un argument d’autorité comme vous le prétendez mais une précision d’ordre historiographique, qui signifie simplement que « fonctionnalisme » n’est pas synonyme de révisionnisme. Que des historiens comme Martin Broszat, Ian Kershaw ou Christopher Browning ont, par exemple, soutenu cette thèse sans être taxés de révisionnisme.

Plus loin, vous continuez : « Quant à la phrase “ Cette thèse n’est pas exprimée explicitement dans ‘ Apocalypse ’, mais elle est induite par la construction narrative. ‘, outre son comique probablement involontaire, elle me paraît une belle illustration du reproche de procès d’intention. »

En effet, l’auteur enchaîne : Citation : Une fâcheuse erreur de chronologie.’

Premièrement : l’on attend toujours cette citation que vous promettez, car ce ‘Une fâcheuse erreur de chronologie’, que vous nous livrez sans guillemets, n’en est pas une.

Deuxièmement, vous avez beau jeu de présenter comme ‘comique’ un raisonnement que, vous avez soit mal compris, soit volontairement faussé. Il y aussi une solution qui expliquerait ces deux points : vous ne vous êtes pas relu.

Ce que je voulais dire dans ce passage, que vous avez si grossièrement résumé, c’est qu’il est tout de même bizarre que les bombardements massifs des villes allemandes soit présentées avant la ‘solution finale’, alors que les premiers débutent en mars 1942 et que la seconde est décidée en janvier 1942. Il ne s’agit donc pas d’un jugement de valeur mais d’une interrogation reposant sur une analyse.

Or il n’existe que deux explications à cet anachronisme : 1) une construction hasardeuse, en effet, ou bien 2) une volonté d’expliquer l’holocauste en tant que réaction aux lourdes pertes allemandes, notamment au sein de la population civile.

D’ailleurs vous écrivez vous-même : ‘Il n’en reste pas moins que le commentaire n’induit aucunement, fût-ce par sa construction narrative’, que la Solution finale ait été décidée en représailles des bombardements. Ce qui est suggéré est plutôt une concomitance, assez exacte ma foi, et prolongée (jusqu’à l’automne 44 pour les gazages, et jusqu’à la fin pour les ‘marches de la mort’, la persécution des Juifs étant bel et bien ‘vendue’ par la propagande nazie comme une réplique à la volonté adverse de détruire l’Allemagne). Le procès d’intention se fait ici très glauque.”

Premièrement : vous êtes donc d’accord avec moi sur le fait que que quelque chose est bien “suggéré” “ici” - c’est-à-dire dans cette “construction narrative” que vous moquez tant. Deuxièmement : vous parlez bien d’une “concomitance”. Troisièmement : vous expliquez que cette “concomitance” “suggérée” était “bel et bien ‘vendue’ par la propagande nazie comme une réplique à la volonté adverse de détruire l’Allemagne”.

Cela signifierait donc, selon vous, que le documentaire reprend l’argumentaire nazi ? Etes-vous bien sûr de me contredire par ce genre d’arguments ? Etes-vous toujours aussi certain que mon “procès d’intention se fait ici très glauque.”

Finalement vous me reprochez d’avoir rédigé un “commentaire politicien”. Le fait de relever qu’un documentaire ayant pour ambition autoproclamée de “raconter la véritable histoire de la Seconde Guerre mondiale, pour que les générations se souviennent de l’Apocalypse” est en vérité une oeuvre partisane, est-il forcément un acte militant ?

Pour ma part, je répondrai que non. Il s’agit tout simplement d’un exercice de critique intellectuelle. Vous-même, qui êtes historien, devriez comprendre ce souci. Toute oeuvre se proclamant de l’histoire est digne d’une analyse.

D’ailleurs je ne pense pas que vous ne compreniez pas ce souci. Vous vous contentez de le nier parce qu’en vérité, la seule existence de mon article ne vous convient pas. Vous n’appréciez pas que je soumette à la critique une série écrite par des personnes qui vous sont proches et qui, sur le site france2.fr, font figurer en bonne position de leur bibliographie l’une de vos oeuvres - en l’occurrence votre biographie d’Hitler.

Là encore, je me permettrais de vous retourner votre compliment : c’est vous, Monsieur, qui êtes partial. Partial et malhonnête, car vous adaptez votre discours en fonction des personnes auxquelles vous vous adressez, pour mieux brouiller les pistes.

Vous concluez en nous présentant votre conception de l’histoire dans les termes et avec les exemples suivants : “Hitler offre précisément, comme Louis (dit Napoléon) Bonaparte avant lui mais beaucoup plus encore, un défi aux partisans du primat des ‘infrastructures’. Il n’est pas ‘agi’ par la bourgeoisie, c’est bien lui qui la manipule. En mettant en avant sa personnalité et celle de Churchill, son vainqueur, ce film rompt avec quarante ans d’obscurantisme ‘fonctionnaliste’, et ce n’est pas trop tôt.”

Ce n’est toutefois pas exactement ainsi que vous avez toujours présenté les choses. Vos commentaires ne me sont pas inconnus, on les retrouve depuis quelques jours déjà sur le forum du site “passion-histoire”. Votre texte a été transposé tel quel. Il n’y a que la conclusion, portant donc sur l’inanité de l’histoire économique et sociale, que vous ayez modifiée. Voici votre première version :

“C’est que le fonctionnement normal de nos sociétés européennes, avec leurs pesanteurs économiques, démographiques, etc., a été sérieusement et évidemment perturbé par l’enchanteur allemand, disciple de Wagner, qui a su mettre à l’ordre du jour la revanche en vingt ans, là où par exemple la France de 1870, autrement humiliée et mutilée, en avait mis 44. Bref, je suis en désaccord fondamental avec ‘Hitler marionnette de Krupp’ et j’ai même la faiblesse d’inverser exactement la proposition... mais je n’ai jamais rencontré de droitier que cela enchantât ! ”

Les lecteurs de Rue89 ne sont-ils pas dignes d’en savoir plus, eux aussi, sur cet “enchanteur allemand, disciple de Wagner” qui a permis, selon vous, l’arrivée au pouvoir d’Hitler ? Ou avez-vous craint d’être jugé hâtivement sur ce genre de déclarations.

[note de FD pour la présente édition, 6 novembre 2009 : il siérait de donner le lien du site Passion-Histoire, où je suis très grandement coupable et dissimulateur de ne pas écrire exactement la même chose que sur Rue 89.]



Précision

De François Delpla

21H38 | 21/09/2009

rapidement sur un point : merci de me rappeler le passage sur les intentions de Hitler concernant les Juifs... mais il n’a rien de fonctionnaliste !

Il s’agit simplement de dire qu’au début de la guerre les intentions n’étaient pas claires, et qu’elles se sont précisées après les défaites. Ici deux interprétations possibles, l’une fonctionnaliste (il faut bien en faire quelque chose), l’autre non (il faut venger par avance la défaite -thèse par exemple de P. Burrin dans son livre Hitler et les Juifs).



A une réponse faite par Artuso à un internaute anonyme, je réponds :

François Delpla

12H49 | 21/09/2009

Cher collègue, je suis d’accord avec la fin de votre article : quand on fait de vifs reproches, l’anonymat n’est pas de mise.

Pour le reste, hélas... Je ne peux que vous conseiller de la lire, la production historique récente sur le nazisme.

Le voyage de Heydrich à Paris, bien que médiatisé à l’époque, était le grand oublié des études sur Vichy jusqu’à ce que Serge Klarsfeld mette l’accent sur lui au milieu des années 80. Il ne me paraît pas encore suffisamment pris en compte, et je sais gré à ce film d’en faire prendre conscience à beaucoup de gens.

Il ne vient pas uniquement s’occuper de la Solution finale, puisqu’il vient installer Oberg comme chef de toutes les activités SS qui sont loin de se réduire à celle-ci, mais c » est quand même une de ses préoccupations essentielles, notamment lorsqu’il rencontre Bousquet.

Surtout, vous colportez un vieux mythe, qui n’a jamais été repris par un seul historien, celui de l’arrivée de Hitler au pouvoir par une coalition électorale. Il est justement nommé chancelier après un RECUL aux élections de novembre 32, parce qu’il fait moins peur et que les conservateurs croient pouvoir le tenir en laisse.



le 5 novembre 2009



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