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Calomniez, calomniez... il n’en restera rien !



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sur le site Ma pile de livres, tenu par quelqu’un qui signe "Le lecteur" (et WiFDaniel sur d’autres espaces)

Le chapitre de la Ruse nazie (1997) sur Frieser

***********************************

Légende :

en gras, des parties censurées que j’ai pu sauvegarder à temps

“entre guillemets du haut, les intrusions de Danielll (mon abréviation de "Daniel le lecteur") dans le texte des messages (accompagnées ou non de censures et répondant souvent sans vergogne à ce qui vient d’être effacé)”

[entre crochets, mes commentaires sur ces intrusions, au moment de la publication sur le présent site]

************************************

Et pour clore cette introduction, une information intéressante sur la préhistoire de la discussion : un site de jeux de guerre, Strategikon, a réagi avec sympathie, le 1er juillet, à la parution de mon article sur le Haltbefehl. Danielll a bientôt essayé de le pourrir et a persisté pendant tout le mois de juillet. Il n’a entraîné dans son dénigrement désinvolte et à l’opposé de tout esprit de dialogue qu’un seul des habitués.

Extrait d’un de ses messages (6 juillet 2012) :

Dans le cas de ce court article de FD, une part considérable du texte est consacrée à la critique d’autres historiens. Oui, il prend vraiment des pincettes avant de faire un reproche à Keegan et H.Michel. Là où on a du mal à y croire, c’est que ces deux auteurs ne sont pas "haut de gamme" : le texte d’Henri Michel est très ancien et complètement obsolète, au point d’en être quasi "illisible" pour un lecteur contemporain ; Keegan fait juste de la pop history, et il ne faut pas lui demander de la rigueur.

Je ne pense pas que F.Delpla soit un idiot : il doit donc parfaitement savoir que ces deux auteurs sont médiocres. C’est ce qui fit que je croyais pas aux louanges entourant ses critiques.

En même temps,l’agressivité est manifeste contre Frieser (avec un p’tit adjectif agressif ici, le rappel du titre militaire de Frieser pour montrer qu’il n’est pas un historien etc.), sans que l’on comprenne pourquoi. J’avais l’impression que l’enjeu était de tâcher la réputation de Frieser, que c’était d’abord le but de FD. (A lire FD, Keegan et Michel sont des références, Frieser est un amateur ; c’est plutôt l’inverse qui est vrai [1].

Evoquer Keegan et Michel avait au moins une logique : il s’agit de 2 auteurs populaires, dont les livres sont ou ont été largement diffusés. Partir de là pour estimer "l’opinion courante" se tient. Mais si on passe aux points de vue plus spécialisés, on se demande pourquoi se concentrer sur Frieser en particulier, plutôt que sur quiconque d’autre. On voit transparaître un aspect émotionnel : il y a quelque chose "contre Frieser".

Pour aborder le fond des choses, ce lecteur prend vraiment le chemin des écoliers... les plus paresseux ! mauvaise introduction aux leçons qu’il va asséner.

A la fin du mois, il a fait un disciple, mais pas deux, et on comprend le dépit et la rage de Danielll, qui se rabat sur son blog personnel à partir du 1er août :

Au sujet d’un historien amateur...

Par le lecteur le mercredi 1 août 2012, 20:57

Je rédige cette note avec regret, presque, puisque je vais y parler d’un sujet de peu d’intérêt - l’anecdotique François Delpla. Je veux, en couchant mes réflexions, pouvoir passer à autre chose.

Je structure ce mot en trois blocs : le fond, la forme, l’auteur.

François Delpla est un historien amateur qui a une idée originale concernant "l’ordre d’arrêt" pendant la campagne de France. Vous savez, cette singulière décision prise par Hitler, le 24 Mai 1940, de cesser de progresser, alors que les allemands ont atteint la mer depuis le 20 Mai, que les troupes alliées sont encerclées et en déroute, et qu’une partie des militaires propose de capturer immédiatement les derniers ports sur la Manche. Cet acte, par lequel les allemands donnent quelques jours de répit permettant aux soldats anglais de rembarquer (sans leur matériel, il est vrai), est discuté presque depuis le début de l’historiographie de la campagne. François Delpla a là-dessus une thèse : le geste d’Hitler était diplomatique, afin de permettre aux anglais de faire la paix. On reconnait là une des toutes premières idées avancées pour expliquer "l’ordre d’arrêt". En détail, l’argumentaire de Delpla se résume en :

1. En Avril ou en Mai 1940, les allemands ont approché, via les suédois, les français et les anglais pour leur proposer des conditions de paix. Et il ne s’agissait pas là d’une tentative d’intoxication mais d’une offre sérieuse.

2. Chez les anglais, un parti de la paix existait, personnifié par le ministre des affaires étrangères, Halifax. Halifax fut informé de l’offre de paix allemande, et la prit suffisamment au sérieux pour la discuter en Cabinet contre Churchill. (Des discussions animées eurent en effet lieu au plus haut du gouvernement anglais ; on se rappellera que Churchill était Premier Ministre depuis le 10 Mai 1940 seulement et que Halifax avait justement refusé de prendre le poste).

3. Hitler, subodorant que le cabinet anglais était instable, ordonna l’arrêt des panzers comme acte de bonne volonté vers le "parti anglais de la paix".

La décision n’était donc ni militaire ("perception erronée de la situation sur le terrain"), ni de politique interne ("affirmer son autorité sur l’armée"), mais diplomatique ("convaincre les anglais de tout arrêter").

François Delpla répugne à être si synthétique, et encore plus à écrire clairement les hypothèses sous-tendant sa thèse :

Sur le point 1 - l’offre de paix via les suédois - le seul élément factuel est tiré d’une unique note dénichée au Quai d’Orsay. La note ne semble pas datée, et il n’est pas clair qui exactement l’a écrite ni qui l’a lue. Elle évoque des interlocuteurs suédois mais on ne sait pas bien lesquels. Surtout, son contenu, quand on prend la peine de le lire[1] n’a rien de crédible en général, et consiste en des conditions de paix si bénignes qu’elles n’ont rien de pertinent quand les allemands sont sur la Manche.

En dehors de cette note, il n’y a mention, même vague, d’une offre de paix, dans aucun document d’archives, dans aucun mémoires d’après guerre, dans aucun témoignage. En effet, pour Delpla, il y aurait eu "nettoyage systématique" de toutes les archives, et silence spontané de tous les témoins jusqu’à leur mort.

Sur le point 2, d’autres ont montré qu’Halifax se pose des questions, mais, même chez Delpla, rien n’indique qu’il ait été touché par une quelconque offre de paix des allemands.

Enfin, sur le point 3, à savoir qu’Hitler est informé de la fragilité du gouvernement anglais, ou la "devine", et qu’il agit en fonction, il n’y a pas non plus de document ni de témoignage.

Poser ces points suffit à montrer à la fois l’originalité et les limites de la thèse de Delpla ; il n’est nulle besoin d’un commentaire approfondi pour voir la faiblesse de l’argumentation et le numéro d’équilibriste des conclusions.

***

Alors que je ne cherche pas à connaître les auteurs, croyant fermement que connaître les individus n’est pas nécessaire pour apprécier leurs œuvres, j’ai presque malgré moi interagit de deux façons avec François Delpla : via quelques-uns des textes regroupés sur son site ; et par un échange sur un forum. Je me retrouve dans la situation fort curieuse d’avoir un avis argumenté sans avoir entamé l’un de ses livres.

Si j’avais à résumer l’impression que donnent les textes de Delpla, je le ferais d’un mot : frustration. Frustration car ils donnent la sensation que l’auteur pourrait écrire proprement, pourrait tenir un raisonnement rigoureux, pourrait discuter d’un point sans passion, mais échoue chaque fois, et à longueur de page, au dernier instant, presque comme s’il ne voulait pas. Si Delpla décrit une suite d’événements, il apporte quelques éléments intéressants mais se noie vite dans le détail ; s’il discute un point de vue, il semble vouloir en faire le tour mais oublie des options et en survole d’autres avec négligence coupable. S’il mentionne un historien, c’est sur un ton tellement émotionnel (ou bien béat d’admiration - Costello - ou bien bête et méchant - Frieser) qu’il en perd toute crédibilité. S’il tente d’écrire "avec style", c’est aléatoirement et à contre-temps, comme s’il voulait juste, périodiquement, "s’écouter parler".

Au début, je me disais que la logorrhée de textes masquait une synthèse que je n’avais pas encore dénichée. Je me disais que si les références étaient citées en vrac dans la bibliographie, c’est parce qu’ailleurs elles avaient dû être détaillées ligne à ligne. J’excusai ce curieux choix d’avoir construit un site internet à sa propre gloire, avec un forum réservé aux "discussions sur François Delpla" - puisque, je l’ai dit, il faut savoir passer par dessus l’auteur pour regarder l’œuvre.

Mais les échanges directs m’ont fait comprendre que ce que je jugeai de regrettables approximations n’était pas l’exception mais la règle ; et que le goût des digressions masquait la peur d’être mis face à un résumé propre et clair qui révèlerait lacunes ou faiblesses. Car Delpla est un "rat de forum", un individu ayant trouvé une sorte de nouvelle existence par ses interventions incessantes dans les discussions d’amateurs[2].

Mais ici, Delpla ne semble en aucun cas intéressé par un échange intellectuel ou une quelconque émulation. Sauf si on admet qu’il se comporte comme un enfant, il est difficile de comprendre ce qu’il recherche ainsi sur internet : il digresse plutôt que répondre aux questions ; il tient mordicus à son point de vue mais ne veut surtout pas reconnaître avoir été compris correctement ; il a une incapacité maladive à admettre s’être trompé sur le moindre détail[3].

Or il est si facile de résister aux sauts de côté, aux insinuations, et en insistant un petit peu, de mettre Delpla devant ses limites que j’ai simplement eu l’impression d’être opposé à un moustique : petit bruit irritant dans la pièce, peut-être une piqure sur la jambe grattant quelques instants ; mais deux minutes de concentration et on l’écrase d’un coup sec et imparable.

***

Je livre enfin quelques réflexions sur l’individu Delpla, de la façon dont on peut le percevoir sans jamais l’avoir rencontré.

(J’en ai supprimé une partie, qui, bien qu’étant structurante, et bien que cela me démangeât, semblait trop compliquée à exprimer sans risque d’être mal compris. Le premier commentaire pointe la valeur que peut apporter un éditeur : de la même façon, je ne peux qu’être reconnaissant au lecteur attentionné qui m’a tout de suite fait observer que, quand bien même les hypothèses avancées auraient été vraies, il était trop blessant de les énoncer).

On ressent chez Delpla un maladif besoin de reconnaissance[4]. L’aspect est frappant au point d’en être gênant, en particulier quand Delpla, à chaque occasion, renvoie à ses propres textes, énonce qu’il a été "le premier" à découvrir tel micro détail - et on ne parle pas de son site web. Peut-être, la carrière de Delpla ne lui ayant guère apporté de prestige auprès de l’université, il en recherche désespérément sur le web.

Un second aspect m’a frappé, et m’a tellement étonné que j’ai toujours du mal à y croire : malgré les milliers de pages que Delpla amoncèle, il semble être un chercheur paresseux. Si on reprend les points de sa thèse, on voit que tout tient au rôle d’intermédiaire des "émissaires suédois". Pourtant, Delpla semble n’avoir fait aucun effort pour aller fouiller dans les archives de ce pays, ou, ce qui serait revenu au même, parmi les interceptions que les divers services de renseignement auraient pu en faire[5]. Il se trouve des excuses pitoyables pour ne pas faire (affirmant successivement "il est impossible d’avoir accès", "de toutes les façons, il n’y a rien à trouver", et "fouiller là-dedans serait trop compliqué"). Paresseux ? Oh, juste un historien amateur, de ceux qu’on trouve au comptoir du café du commerce.

Un dernier aspect m’est venu à l’esprit : malgré des années d’intervention, quel suivi a pu obtenir Delpla[6] ? Le contenu est trop faible pour suffire ; la personnalité de l’individu trop revêche pour séduire...

Notes

[1] Voici le texte :M. Nordling, Consul Général de Suède à Paris, qui avait accompagné M. Coulondre et le général Mittelhauser lors de la mission accomplie en Scandinavie du 12 au 14 avril, est revenu 15 jours plus tard à Paris en traversant l’Allemagne. Il s’est joint à une mission suédoise qui comprenait M. Dahlerus, industriel connu pour ses relations avec le Maréchal Göring, le Directeur des Affaires Économiques au Ministère des Affaires étrangères suédois et le chef d’État-Major des forces navales suédoises. Cette mission a proposé au gouvernement du Reich un projet consistant essentiellement à assurer par des forces navales suédoises la police des eaux norvégiennes et la répartition équitable du minerai de fer entre l’Allemagne et les Alliés. Ce projet a été repoussé par les Allemands. Le Maréchal Göring a cependant tenu à voir M. Dahlerus qui, à plusieurs reprises, s’était fait l’intermédiaire d’offres de paix allemandes. Le Lieutenant du Führer a exprimé l’avis que toute paix était impossible dans les conditions qui régnaient alors. Il a ajouté cependant que si la guerre était portée en Belgique et si l’armée allemande parvenait à s’emparer de la côte belge et de Calais, le Führer ferait une proposition de paix. Il demanderait l’annexion d’Eupen, de Malmédy, du bassin de Briey, ainsi que l’attribution de colonies au Reich. Pour le reste, il se contenterait, dans l’ensemble, du maintien du statu quo avant les hostilités. Si la France repoussait ces propositions, la guerre serait étendue aux populations civiles et le peuple français « apprendrait ce qu’il en coûte d’être mal dirigé ». On se demande qui en France ou en Allemagne pouvait prendre au sérieux, après la défaite des armées alliées, des conditions de paix se limitant à la mainmise sur 2 communes de Belgique et sur une étroite zone entre Metz et le Luxembourg.

[2] On trouvera des pages et des pages de polémiques sur le web, souvent autour de détails insignifiants

[3] Tout ceci s’accompagne évidemment de l’intégralité du comportement passif-agressif : vindicatif ici, insultant là, mais prenant de grands airs si le remet en place, et se complaisant dans la posture de victime

[4] La façon dont les propos d’Edouard Husson sont pris au pied de la lettre par Delpla & co sans s’apercevoir qu’ils tiennent de la simple bienséance, en est un exemple caricatural

[5] Il semble en fait que Delpla, bien qu’ergotant sur "l’ordre d’arrêt" depuis 10 ou 15 ans, n’ait jamais eu l’idée d’aller chercher une telle source !

[6] Je mets de côté le cas "la voix de son maître" d’un intervenant que tous reconnaîtront



Commentaires

1. Le jeudi 2 août 2012, 09:25 par clayroger

Bonjour,

Voilà bien longtemps que je n’avais pas lu un texte aussi intéressant, frappé au coin du bon sens.

Pour avoir tenté le dialogue avec Delpla, je me suis parfaitement retrouvé dans votre analyse, que je trouve par ailleurs même modérée sur certains points.

Vous avez manqué manqué des épisodes, cela dit, dont l’expédition de Hess en Angleterre n’est pas le moindre. La thèse étant que Hitler et Hess étaient de mèche. Sans plus d’arguments que pour la question du Haltbefehl.

Une petite nuance cela dit : il est topique de constater que l’oeuvre publiée de Delpla tranche radicalement de sa logorrhée webbienne. Ici point de thèse abracabrantesque, beaucoup de nuance, une argumentation plus solide, une meilleure assise, bref rien à voir avec les délires sans fin dans lesquels on se perd tous. Des thèses "originales" sont parfois exposées, je ne suis d’accord avec pratiquement aucune d’elles, mais c’est très généralement exposé sans excès capilotractés.

Alors deux possibilités :

Ou bien Delpla nous prend pour des imbéciles et "utilise" le web pour tester ses thèses aux limites ? Cette pensée m’a traversée souvent pendant mes échanges avec lui.

Ou bien il est sérieusement cadré par son éditeur, hypothèse que je privilégie depuis la lecture de son dernier avatar : Churchill et Hitler. Mais sa biographie (light cependant) d’Hitler m’avait déjà interpellé.

Bravo pour votre blog que je consulte régulièrement.

Clay


2. Le jeudi 2 août 2012, 10:19 par Le pendu

@clayroger Ah, éditeur, quel noble métier... Discret et indispensable.


3. Le vendredi 3 août 2012, 04:43 par François Delpla

Bonjour à tous

Je commencerai par un détail technique qui a son importance : pourquoi ne mettez-vous pas de lien quand vous vous référez à la Toile ? Par exemple celui du site où nous ferraillâmes récemment : http://www.strategikon.info/phpBB3/...

“ Le lien est dans les favoris”

[il faut donc se taper un lien puis une recherche : c’est d’un pratique !]

ou celui du débat actuel le plus intéressant sur Dunkerque : http://atf40.forumculture.net/t5059...

“ Sur le fond, je crois avoir résumé votre thèse en quelques points clairs et directs - auxquels vous n’avez d’ailleurs rien à redire.”

[Danielll est un dictateur de la réponse dictée, et de son moment : tout de suite, sinon c’est qu’on n’a "rien à redire".]

Pour le reste, vous vous exposez à beaucoup des critiques que vous me faites, et notamment celle de la légèreté. Et également aux compliments : vous avez des compétences et des capacités, ne les gaspillez pas. Votre beau site, sur lequel je suis déjà intervenu, consiste en des critiques de livres : vous avez fait hier une exception en critiquant un auteur dans une méconnaissance totale de ses ouvrages, puissiez-vous ne pas la renouveler.

C’est tout le mal que je sous souhaite.


4. Le vendredi 3 août 2012, 16:24 par Philippe Ronneau

Môsieur Delpla,

Vous êtes repéré par un tas de monde vous êtes la calamité de de l’histoire avec vos fantasmes. Vous vous faites virer de partout et vous ne comprenez pas ce qu’il vous arrive ?

Allons bon, nous ne pouvons y voir qu’une forme de mauvaise foi supplémentaire, ça commence à faire beaucoup.

Enfin, je me demande si il est encore nécessaire de parler à un mur si ce n’est que pour avertir les internautes innocents de vos méfaits.

Allez vous cacher et recommencer à étudier la façon de se baser sur des faits en histoire et non sur de l’imagination, certes fertile mais totalement hors propos pour les gens sérieux.

Vous êtes un clown prétentieux, vous vous la pétez avec votre air suffisant et vos digressions sans fin.

Vous n’avez aucune méthode, vous inventez, brodez. Ecrivez des romans plutôt que de vous considérer en tant qu’historien.

Allez, sur ce, ciao.

Sans aucune sympathie.

Philippe Ronneau


5. Le vendredi 3 août 2012, 18:52 par François Delpla

"Vous vous faites virer de partout"

Partout, c’est Ronneau ! Enfin, presque.

Il m’a banni de son forum vert pour délit d’opinion avoué (détails sur demande) et à part cela il y a un litige en cours sur Passion-Histoire http://www.empereurperdu.com/tribun... , qui n’est pas à l’honneur de cet espace mais le dernier mot n’est pas dit.

Lecteur, avec un tel article il semble que vous n’attiriez pas la crème.


6. Le vendredi 3 août 2012, 20:34 par le lecteur

@FD :

1. ici, votre thèse a été entendue, écoutée, et même synthétisée. Y a-t-il quoi que ce soit à y ajouter ?

2. On dit que "vous vous faîtes jeter de partout" : au lieu de faire la liste des sites où vous vous êtes créé une réputation négative, pouvez-vous plutôt pointer ceux où l’on vous considère comme un modèle ?

Ah oui, je fixe ici la règle du jeu : je ne prends pas, dans vos remarques, ce qui ne répond pas aux questions.

[On ne vous le fait pas dire : libre à Clayroger, à Ronneau et à vous-même de déverser leurs généralités venimeuses sans souci de répondre à des questions ni de se fendre d’exemples, de liens, de démonstrations ou de références précises. Seul mon propre discours sera encadré par deux haies de CRS. Mais voyons la suite...]


7. Le vendredi 3 août 2012, 21:34 par Raguse

Je trouve la démonstrastion de l’auteur de ce billet d’une pertinence extrême.

Dommage pour autant de perdre autant de temps sur ce cas, qui n’en mérite pas tant au regard des avancées qu’il donne à l’historiographie pour le moins minces...

Je ne jette pas la pierre à l’auteur pour ce "temps perdu", car je fais pire que lui.

Et la raison qui m’a fait écrire tout cela est vraiment celle donnée en première ligne : pour pouvoir passer à autre chose

Cordialement,


8. Le vendredi 3 août 2012, 22:18 par Philippe Ronneau

Le sombre Caliméro omet volontairement (en plus d’un tas de choses) que le forum Science-po lui a, avec le talent auquel on peut s’attendre des membres de cet espace, fait la critique avec toute la pertinence et perspicacité nécessaires.

Lorsque je dis que l’individu est une calamité, je suis précis dans mes termes, c’est à ce jour le meilleur qualificatif qu’on puisse lui attribuer sur les forums.

Une calamité... ? Mais non, juste un moustique.

Bien sûr, seuls les réactifs lui répondent, les autres sont simplement atterrés par autant d’auto-suffisance, de condescendance utilisées pour faire passer ses pilules délirantes concernant sa propre interprétation de l’histoire, qu’ils en sont muets en public mais les messages privés fusent et ne sont pas toujours aussi polis à comparer aux termes que j’utilise.

L’aveuglement de cet inventeur est sans doute lié à une forme de génie inutile à l’étude de l’histoire mais pourtant source de motivations pour un petit carré de personnes partageant les mêmes travers.

En effet, il n’est pas seul !

Ces perdus se rassemblent, se congratulent, se font des promotions en interne, parfois se disputent pour donner bonne figure, les uns les autres dans un cercle ténu qui risque, hélas, d’attirer quelque jeune vers des fumisteries.

Aucun académisme, aucune méthode, juste quelques lectures de rares auteurs sans cesse cités en références, le reste est du vent sortant des doigts après être passé en cyclone dans un encéphale qui s’y prête volontiers.

Si mon opinion ne vous plaît pas Delpla, j’en ai d’autres à votre sujet.

Et je ne pense pas qu’il soit perte de temps d’avertir tout lecteur éventuel de s’écarter des inventions de l’individu dont il est question car en l’occurrence il n’est pas question d’Histoire mais de romans et le mensonge réside dans cette différence.

Bien entendu !

“ On arrêtera là les échanges de noms d’oiseaux (et cela vaut aussi pour l’inévitable réponse de Delpla).”


9. Le vendredi 3 août 2012, 23:50 par Raguse

Juste une précision qui m’a marquée depuis que je "pratique" le cuir de Delpla.

C’est sa propension, proche de la paranoïa, à croire qu’un complot se fomente contre lui en de nombreux endroits du net.

Or, que lisons-nous ici ? Une synthèse aussi concise que perspicace, qui pointe justement et simplement toute les gesticulations "delplaiennes" (à force d’inonder le net comme lui, c’est un risque à courir...) alors même que les intervenants n’ont jamais échangé le moindre mail - je pense ici à P. Ronneau que je ne connais pas... - et tombent sur les mêmes conclusions.

En fait de complot, il y a plutôt un constat commun de personnes qui ne se connaissent pas et qui visiblement en ont plus qu’assez de lire pareils délires exprimés dans une suffisance condescante à l’égard de ceux qui ne sont pas Delpla, c’est-à-dire de la plèbe ignorante et inculte comme aime à considérer Delpla ses interlocuteurs.

Ce dernier, tout heureux de l’illuminer par ses grandes flammes, ne souffre pas qu’elle puisse lui demander des précisions et des explications quant à sa divine parole et ne se rend même pas compte que ses "travaux" sont totalement ignorés par la recherche actuelle. Un incompris me direz-vous, victime de la plèbe qui se serait retourné contre lui (l’ingrâte !) ?

Non, un "anecdotique" c’est bien le bon terme, justement trouvé, qui ne s’intéresse qu’à des détails, qu’il ne parvient même pas à explorer sous toutes leurs facettes dans une méthode pour le moins critiquable. (négligeance de sources étrangères par exemple et de nombreuses extrapolations personnelles...)

Un "historien amateur" ? Tout de même pas, le sérail lui a accordé - à défaut de lui faire la place qu’il aurait tant souhaité et qu’il n’aura jamais... - les césames qu’il brandit comme des chiffons rouges afin de "clouer le bec" (c’est de lui...) à ses détracteurs. Mais plutôt un historien se comportant en amateur, ce qui est finalement pire. Je préfère de loin un passionné amateur (pas du tout dans le sens péjoratif que peut prendre le terme), qui ne balance pas ses titres à la figure des autres - je connais aussi peu d’historiens à faire cela... - et qui travaille avec humilité sans tenter à chaque moment d’écraser les autres avec du vent.

Historiens, qui ne perdent pas leur temps sur la toile à se quereller comme lui pour des broutilles et des question d’ego.

Pour finir (veuillez excuser ma longueur, mais je n’avais jamais échangé sur le net avec quelqu’un qui manifeste tant de mauvaise foi que le Sieur Delpa...), oui, un éternel besoin de reconnaissance anime F. Delpla comme l’explique très bien l’auteur de ce billet, qu’il manifeste en inondant (souvent pour ne rien dire et se montrer agressif) le net. Assez spécieux pourrait-on dire. On souhaite séduire ladite plèbe par tous les moyens, mais dès qu’elle fait signe de faire preuve d’esprit critique, on la voue à Cerbère pour trahison.

Cela me fait d’ailleurs penser à quelqu’un..., mais qui donc...


10. Le samedi 4 août 2012, 00:41 par Philippe Ronneau

Nous entrons en contradiction cher Le Lecteur.

En effet vous m’interdisez les noms d’oiseaux et faites la promotion de celui d’un insecte !

Réfléchissant tout haut, je pense finalement que le diptère en question est, après réflexion, très pertinent.

Le Dalaï Lama a justement émit une sage parole à propos de ce désagréable hexapode récemment ;-)

Amicalement,

Phil


11. Le samedi 4 août 2012, 07:21 par François Delpla

Je converge, tout arrive, avec Phil. sur la question des noms d’oiseaux, d’autant plus que j’ai fait sur ce point l’objet d’un procès d’intention.

J’ai donc reproduit sur mon propre forum http://www.delpla.org/forum/viewtop... , sur lequel je vous invite tous en vous garantissant que vos messages pourront être supprimés s’ils transgressent la charte, mais en aucun cas tronqués, le point 1 du propos du Lecteur.

J’en donne le commentaire suivant :

“ Eh beh, il aura fallu du temps pour une réponse sur le fond”

***************************************************

Voilà qui, je crois, est utile pour montrer que tous ensemble nous avançons, mais oui ! Car on éprouve d’une part le besoin de répondre à la thèse diplomatique, de l’autre celui de la caricaturer pour faire survivre, en le précisant ou non (ici : non), les explications militaires, en un véritable acharnement thérapeutique.

Les destructions ou dissimulations d’archives ne sont certes pas une preuve de quoi que ce soit, en soi ! Mais si on peut repérer leur logique, il y a des informations à en tirer. Et d’ailleurs, ce Danielll (comme "Daniel le lecteur", pour le distinguer d’un autre) prolonge de façon à la fois comique et significative le travail des censeurs maladroits de Londres, Paris et Stockholm, en prétendant que le document miraculé des archives Reynaud (une note du 20 mai, non signée mais très probablement de Robert Coulondre, préalable à la visite, le même jour, de Nordling à Reynaud) est le seul à parler des propositions de paix transmises à Göring par Dahlerus (le 6 mai et certes pas en avril). Il y a aussi les mémoires de Nordling, et le témoignage publié par Benoist-Méchin en 1956, et avalisé à sa façon par Reynaud en 1963 (même si ce texte se réclame d’un contact direct et postérieur de Nordling avec Göring ; Dahlerus n’y est pas mais les conditions "généreuses", si).

“ On adorerait une reproduction in-extenso des passages pertinents de ces sources (de la même façon que la note anonyme du Quai d’Orsay est publiée in-extenso).”

Une chose est vraie dans la prose de Danielll : il n’y a pas de document prouvant que Hitler spécule sur une crise du cabinet de Londres, ou, encore moins, qu’il en soit informé. Mais jamais je ne l’affirme ! Ce que je dis, c’est qu’il n’y voit pas clair, et donne un peu de temps au temps pour que l’Angleterre, comme la France, fassent leurs comptes, statuent sur l’offre de paix allemande et montrent, dans leur volonté de poursuivre le combat, dune brèche dans laquelle il pourrait s’engouffrer.

Quant à Halifax, sur lequel j’ai quelque peu affiné ma vision dans le récent Mers el-Kébir, il n’anime pas un "parti de la paix" ou du moins ses connexions, en dehors de son ministère, dans la classe dirigeante anglaise restent opaques (même s’il y a des indices d’une collusion avec le chef des armées, Ironside, débarqué par Churchill le soir du 25). Mais il est faux de supposer qu’il n’a aucune idée des conditions allemandes du 6 : il a eu un contact avec Dahlerus au sujet de sa conversation avec Göring, comme le prouve la discussion de cabinet du 23...

“Il est, je crois, mention d’un "plan Dahlerus" sur un réglement de la situation à Narvik. J’ai peur qu’il y ait ici un amalgame, simplement à cause du nom "Dahlerus", qui peut avoir été donné par un quelconque conseiller à Londres ou à Stockholm, sans besoin d’un contact entre Dahlerus et les anglais.

Je comprends toutefois l’hypothèse énoncée ici : Halifax aurait été en "contact" avec Dahlerus entre le 10 et le 23 Mai et ils auraient "échangé" sur des conditions de paix posées par les allemands, et ces conditions seraient celles évoquées dans la note du Quai D’Orsay. Halifax les aurait prises au sérieux, et les auraient trouvé pertinentes encore le 23 Mai, au point de les évoquer en discussion de Cabinet. Il n’y a pas de trace de ce "contact", car les sources auraient été délibérément détruites et car ni Halifax ni Dahlerus ni personne d’autre en Suède ou au Royaume-Uni n’en aurait ensuite parlé. Il n’y a pas trace non plus de discussion sur les conditions de paix (j’insiste : sur les conditions de paix) posées par les allemands car les anglais auraient détruit toutes les sources.

On adorerait que l’historien amateur fasse quelques efforts de plus : par exemple qu’il tente de reconstituer le voyage qu’aurait dû faire Dahlerus, entre l’Allemagne, la Suède, peut-être la France, et obligatoirement le Royaume-Uni, simplement pour estimer s’il était techniquement possible à un individu de se déplacer ainsi. ”

mention unique, à ma connaissance, de Dahlerus dans toutes les archives londoniennes pour tout le mois de mai 40, ce qui prouve qu’il était l’une des taches (sans accent !) prioritaires du nettoyage avoué ("Une partie de la correspondance avec la Suède en 1939 et 1940 a été détruite en 1940 en raison de la menace d’une invasion étrangère" : guide imprimé des archives publiques anglaises relatives à la SGM, 1970).

“Il semble qu’il soit plus commode de se planquer derrière cette "destruction" que de faire l’effort de chercher dans d’autres sources. (D’ailleurs... sans aller jusqu’à la Suède, où on a compris qu’aucun travail n’avait été fait, on serait bien curieux de savoir quelle recherche F.Delpla a effectivement mené aux Royaume-Uni, au delà de la lecture du ’guide imprimé des archives publiques’)”

Donc : Halifax a eu un contact avec Dahlerus après le 6 mai, et au sujet de la conversation de ce jour ; en tant que vecteur professionnel, depuis l’éclatement de la guerre, des tentatives de rapprocher l’Allemagne et l’Angleterre, on a toutes raisons de penser, et que Göring utilise Dahlerus comme intermédiaire non seulement avec Paris (via Nordling) mais avec Londres, et qu’il s’acquitte de son rôle.

Enfin, la plus grosse énormité de Danielll, dont on trouve des traces actuellement sous d’autres plumes dans d’autres forums, consiste à écrire que les succès militaires allemands, entre le 10 et le 24 mai, auraient rendu caduque l’offre de paix, l’Allemagne devant nécessairement demander, devant un tel triomphe, des dividendes plus élevés.

“ Pour la première fois, cette hypothèse est explicitée : les propos en l’air de Göring sur 2 communes belges et 3 mines en France étaient sérieux et restaient pertinents même après la victoire allemande. Enoncer l’hypothèse suffit.”

Ici on en arrive au coeur du débat :

-soit Hitler est un pur opportuniste qui navigue à vue et modifie la stratégie de fond du nazisme en fonction de la conjoncture ;

-soit c’est un obsédé rivé au programme antisoviétique et pro-anglais que lui a dicté la Providence, et son triomphe sedanais ne lui donne que plus de raisons d’arrêter les frais à l’ouest au plus vite, en bradant ses gains.

“ Vous avez besoin de 1000 euros. Pour les gagner, vous jouez au loto pariez sur les futures du LME. Coup de chance, vous touchez 1 million. Vous rendez 999 000 euros ?”

[Le coeur de la question, et du désaccord, est là. Soit Hitler improvise (on pense au mot de Gamelin, pour se rassurer, juste après la percée de Sedan : "Ils poussent où ils peuvent !" ; un mot très "friesérien" !), et on peut concevoir à la rigueur, même si aucun document ne va dans ce sens, que, le 24 mai en fin de matinée, il bloque l’offensive dans un moment de doute. Soit il a calculé son coup et les conditions "généreuses", destinées à rafler la paix sans que quiconque ait le temps de délibérer sur ses conséquences -autres que le salut des troupes menacées d’encerclement-, n’ont aucune raison d’être aggravées sous prétexte que que la victoire est au rendez-vous. Tout au contraire : plus la modicité des demandes contraste avec le butin que le sort des armes semble promettre, plus l’Angleterre peut être rassurée sur les intentions allemandes, à long terme, envers ses chasses gardées européennes et coloniales.

Quant à la gestion de ce blog et de ses commentaires, il n’échappera à personne que cette calomnie

"[FD] omet volontairement (en plus d’un tas de choses) que le forum Science-po lui a, avec le talent auquel on peut s’attendre des membres de cet espace, fait la critique avec toute la pertinence et perspicacité nécessaires. "

aussi désobligeante pour moi que pour Sciences-PO (censé bannir de "son forum" des chercheurs après avoir examiné soigneusement leurs travaux, donc pour délit d’opinion), Danielll ne la trouve pas hors sujet et ne songe nullement à la censurer. Ce qui est d’ailleurs normal et logique... si son sujet est de calomnier une personne. ]

*****************************************************

Si je suis un insecte, que ce soit au moins une mouche, et la plus fine possible !

“ Vous n’avez pas répondu à la question sur les sites où l’on vous considère comme modèle.”


12. Le dimanche 5 août 2012, 04:23 par François Delpla

Pour répliquer (en partie) aux calomnies sur mes démêlés avec les forums, je réédite cette mise au point

“ Pure digression. On ne s’y laisse plus prendre. (Et bien que l’envie d’énoncer quelques évidences sur votre "carrière" démange - allez, ici, on n’est pas des enfants).”


13. Le dimanche 5 août 2012, 04:35 par François Delpla

Un élément de réponse :

“ A côté de la plaque, on ne s’y laisse plus prendre non plus”


14. Le dimanche 5 août 2012, 09:54 par le lecteur

Au fait, cette façon que j’ai de répondre en rouge, et directement dans les commentaires, vient de l’admirable Eolas (http://www.maitre-eolas.fr).

[Quand sur une personne on prétend se régler

C’est par les beaux côtés qu’il lui faut ressembler

Et ce n’est point du tout la prendre pour modèle,

Lecteur, que de tousser ou de cracher comme elle !

(d’après Molière)]


15. Le dimanche 5 août 2012, 15:23 par Phocas

Bonjour,

Je suis sur PH et lis régulièrement votre blog. Je me suis accroché à de nombreuses reprises avec le sujet de votre article. Toutefois, je suis loin d’être un spécialiste du nazisme et de la 2WW. Mes reproches se font surtout la forme. La première fois, il traitait David Valence comme un jeune collégien car ce dernier avait osé critiqué un de ses ouvrages sur NonFiction. J’avais trouvé cela injuste. A de nombreuses reprises, je me suis retrouvé face à lui sur des questions de forme.

Un des plus virulents accrochages eut lieu dans la rubrique Historiographie. Avec quelques autres "anonymes" (le Delpla déteste les anonymes) nous débattions cordialement sur la façon dont de nouvelles thèses progressaient en histoire. Nous parlions ici historiographie et non d’une période particulière. Les exemples étaient pris dans la période de la Révolution. Le débat était vraiment de qualité même s’il n’y avait que 6 ou 8 messages. Votre "ami" arrive et parle de lui. Je lui explique que je ne connais pas ses thèses et demande de prendre des exemples dans d’autres périodes, notamment la Grande Guerre. Il ne voulait rien savoir, a balayé un exemple sur Furet avec un irrespect total pour l’ancien directeur de l’EHESS. Evidemment, nous avons basculé sur les noms d’oiseaux et du coup le fil a été totalement supprimé.

Son arrogance et sa passion de lui-même nuisent à tous les débats. C’est la seule personne avec qui je me suis accroché à ce point. Dès que je le voyais débarqué sur un fil où je participais, je m’en allais. Quand il s’est fait viré de PH, il a pu vidé sa bile et écorché tous les vilains membres de PH. J’avais découvert cela en janvier (3 mois après son renvoi) et apparemment il continue. Cela consistait en un monologue de 10 pages à l’époque. J’ai envie de vous dire comme je l’ai dit à d’autres : ne parlez pas avec lui. Cela ne sert à rien. Plus il y a d’accrochages, plus il est heureux.

Au plaisir.


16. Le dimanche 5 août 2012, 18:30 par François Delpla

Le fil dont parle Phocas est intégralement lisible ici http://www.empereurperdu.com/tribunehistoire/viewtopic.php ?f=12&t=1003 : à chacun d’apprécier la conformité de ses souvenirs.

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16. Le dimanche 5 août 2012, 18:30 par François Delpla

Le fil dont parle Phocas est intégralement lisible

“ Hors sujet. On attend toujours les éléments constructifs sur le fond.”

17. Le lundi 6 août 2012, 21:51 par le lecteur

Quand je vois le ton émotionnel et emporté de Delpla à droite à gauche, je me dis que j’ai touché une corde sensible. Bon, content d’avoir été si pertinent.

Pour ce que je lis, je découvre un autre aspect chez Delpla. Contrairement à l’apparence, il n’est pas totalement entêté, juste très lent. Pour réagir aux questions dépassionnées sur le fond, il lui a fallu quelques semaines. Pareillement, on lui demandait ce qu’il avait gagné à 20 pages de discussions : il a d’abord fait comme s’il n’avait pas entendu, mais, sur un autre site et dans un thread n’ayant rien à voir, il a sorti une réponse - cela lui prit plusieurs semaines, néanmoins.

Je n’avais pas tout de suite réalisé que sa façon impulsive et agressive de réagir cachait aussi une lenteur intellectuelle. Autre raison pour laquelle tout débat est pénible : l’individu comprend ce qui est dit beaucoup moins vite que la moyenne. C’est comme si, au tennis, il fallait se mettre à jouer au ralenti pour laisser une chance à son interlocuteur de toucher la balle (tout en faisant l’effort d’ignorer ses éructations).


18. Le mardi 7 août 2012, 04:43 par François Delpla

Et vous, il vous faudra donc des siècles pour comprendre que votre comportement de webmestre n’encourage pas les réponses ?

Vous les censurez, dites en rouge ce que vous auriez voulu qu’elles fussent et, surtout, supprimez les liens, ce qui est d’ailleurs logique puisque, quand vous-même invoquez un post sur un autre site, vous n’en mettez pas. Voyons combien de temps tiendra celui-ci, avec une page où un internaute pseudonommé Chef Chaudard donne son sentiment sur ces pratiques : http://www.empereurperdu.com/tribun...


18. Le mardi 7 août 2012, 04:43 par François Delpla

Et vous...

“Hors sujet. Tout ce qui est digression, ici, sera laissé de côté. Vous pouvez en pleurnicher ailleurs.

Vos réponses et compléments sur le fond (suite aux commentaires du 4 Aug) sont bien sûr bienvenus - si vous surmontez ce qui semble être paresse et lenteur d’esprit.”


19. Le mardi 7 août 2012, 13:23 par François Delpla

Vous avez décidément manqué une belle carrière d’adjudant... à moins que vous ne le soyez !

Mais, pour voir, obéissons docilement et reprenons cette affaire du 4 Aug (sic) en courbant humblement la tête sous l’insulte, comme un vrai seconde classe face à un vrai adjudant :

“Comme quoi, en insistant, on finit par rester sur le fond”

« Il est, je crois, mention d’un "plan Dahlerus" sur un réglement de la situation à Narvik. J’ai peur qu’il y ait ici un amalgame, simplement à cause du nom "Dahlerus", qui peut avoir été donné par un quelconque conseiller à Londres ou à Stockholm, sans besoin d’un contact entre Dahlerus et les anglais.

Je comprends toutefois l’hypothèse énoncée ici : Halifax aurait été en "contact" avec Dahlerus entre le 10 et le 23 Mai et ils auraient "échangé" sur des conditions de paix posées par les allemands, et ces conditions seraient celles évoquées dans la note du Quai D’Orsay. Halifax les aurait prises au sérieux, et les auraient trouvé pertinentes encore le 23 Mai, au point de les évoquer en discussion de Cabinet. Il n’y a pas de trace de ce "contact", car les sources auraient été délibérément détruites et car ni Halifax ni Dahlerus ni personne d’autre en Suède ou au Royaume-Uni n’en aurait ensuite parlé. Il n’y a pas trace non plus de discussion sur les conditions de paix (j’insiste : sur les conditions de paix) posées par les allemands car les anglais auraient détruit toutes les sources.

On adorerait que l’historien amateur fasse quelques efforts de plus : par exemple qu’il tente de reconstituer le voyage qu’aurait dû faire Dahlerus, entre l’Allemagne, la Suède, peut-être la France, et obligatoirement le Royaume-Uni, simplement pour estimer s’il était techniquement possible à un individu de se déplacer ainsi. »

Je commence par la fin :

-  les liaisons aériennes entre Suède et Grande-Bretagne ayant eu à souffrir de l’irruption allemande au Danemark et en Norvège, il est probable que le contact se soit fait par les services de l’ambassadeur Mallet. Je rappelle que ses télégrammes portant le nom de Dahlerus ont été systématiquement retirés des cartons.

“C’est aussi ce que j’aurais supposé, à savoir qu’il n’est pas techniquement possible à un individu de se déplacer, et aussi vite, entre Allemagne, Suède, Grande-Bretagne, et que naturellement on a recours aux télégrammes ou à la radio. J’appuie un instant sur le point, car je crois avoir lu plusieurs choix chez vous l’affirmation qu’il n’était pas utile d’aller fouiller dans les archives ou interceptions car les contacts se faisaient par porteurs (je cite : "ce qui est important circule par porteurs"). Je pense le point de vue présenté ici plus raisonnable.

Un moyen d’étayer la thèse serait donc de chercher des traces dans les archives des diplomaties impliquées (UK, Suède), et chez les services de renseignements qui les interceptaient. Si j’ai bien compris que vous n’aviez fait aucune recherche côté suédois, pourriez-vous détailler (1) quel travail de recherche vous avez effectivement mené au Royaume-Uni (2) quelles démarches vous envisagez maintenant côté suédois (3) quand allez-vous lancer une recherche côté interceptions ?

Je comprends aussi l’hypothèse qui soutient que "tout ce qui porte le nom de Dahlerus a été retiré des cartons", et il n’y a rien à y ajouter. (sinon que tout ce qui concerne l’intervention de petits hommes verts a aussi été systématiquement retirée des cartons).”

-  pas de raison de supposer que Dahlerus a révélé son "plan" pour Narvik en omettant la "paix généreuse"... qui était dans l’intérêt, au moins à court terme, de la Suède, donc vraisemblablement relayée sans réticence par sa diplomatie. Je rappellerai ici que je suis encore l’un des rares à considérer Dahlerus, non comme un particulier qui s’essaye à la diplomatie, mais comme un instrument docile de son gouvernement... ce que même les archives triées des recueils suédois d’après guerre montrent sans aucune ambiguïté.

“La bonne nouvelle est que nous avons une base commune : ce qui est factuel est que le plan nommé d’après Dahlerus concerne bien Narvik.

L’hypothèse mise en avant est qu’en fait ce "plan" avait 2 parties, une sur Narvik, et une autre reprenant les conditions de paix-évoquées-dans-la-note-du-Quai-d’Orsay. Il s’agit là d’une hypothèse lourde car il manque le moindre élément factuel pour la soutenir. C’est juste une spéculation.

Au-delà de cela, il est probable que des discussions sur Narvik soient devenues secondaires dès quelques jours après le 10 Mai. Pour le dire autrement : si des suédois voulaient pousser une idée sur Narvik, ils s’y sont pris avant l’attaque en France. Or Dahlerus serait chez Goering le 6 ou le 11 Mai. Il aurait fallu qu’il contacte immédiatement sa tutelle en Suède, que celle-ci, tout aussi promptement, arrête une position de médiation, la transmette dans la foulée à son ambassadeur à Londres, et que ce dernier se précipite chez Halifax, qui aurait illico libéré son agenda pour recevoir le suédois. J’essaie simplement de visualiser le rythme d’activité que cela entendrait, en 96h chrono. Même aujourd’hui, avec des communications très rapides, parvenir à aligner autant d’intervenants sur un sujet complexe ne me semble pas crédible (et je parle d’expérience). Et les habitudes de l’époque étant plus aux télégrammes cryptés qu’aux emails, plus aux notes en prose qu’aux bullet points de powerpoint, je ne vois pas comment techniquement cela aurait été possible (sans parler du fait que cette activité frénétique n’aurait laissé de traces nulle part).

Je comprends aussi l’hypothèse comme quoi Dahlerus est un exécutant du Quai d’Orsay suédois. Ce qui, pour moi, suggère qu’on devrait trouver pas mal de documents lui étant adressés ou venant de lui dans les archives correspondantes.”

-  vous me prêtez à tort l’idée que Halfax aurait produit cette offre allemande devant son cabinet. Je dis tout le contraire, et avec biscuit : les archives des discussions de ce cabinet elles-mêmes, non suspectes de caviardage.

“Voici une correction bienvenue : je vous avais mal compris.”

Si en sus vous m’autorisez un commentaire plus général, il sera celui-ci : j’ai d’autant moins de raisons de rompre des lances (autres que mes dénonciations publiques) avec la censure des archives suédoises qu’elles m’en disent assez pour mon sujet (la Seconde Guerre mondiale en général et les relations anglo-allemandes en particulier). Nous savons (grâce au document miraculé trouvé par Costello) ce que Göring a dit à Dahlerus, nous savons que Halifax l’a su et nous avons de fortes raisons de croire qu’il l’a caché à Churchill, tout en se reposant là-dessus (la modicité des appétits allemands envers les possessions occidentales) pour mener ses propres intrigues, en direction de Mussolini notamment.

“Si je vous comprends bien, vous dîtes ici que les archives suédoises sont à la fois accessibles et suffisamment précises. J’avoue que j’avais jusqu’ici compris exactement l’inverse : qu’elles étaient fermées. Pouvez-vous préciser ce que vous y avez trouvé sur notre sujet de début Mai 1940 ?

Vous dîtes "nous savons que Halifax a su ce que Göring racontait à Dahlerus". Je n’ai pas suivi comment vous arriviez à cette déduction. Il me semble au contraire que rien de factuel n’est là dessous. (Ce point rejoint celui évoqué plus haut).

J’entends enfin l’hypothèse : si Halifax avait entendu parlé des "2 communes belges et des 3 mines françaises", il n’en a rien dit à Churchill ni à d’autres, mais il a néanmoins pris l’idée tout à fait au sérieux (il n’était pas d’une grande intelligence, ce Halifax, en fait).

***

Ah, quand même, rester concentré sur le fond, c’est constructif.”


20. Le mercredi 8 août 2012, 02:03 par François Delpla

Avant de répondre sur le fond, je tiens à redire que je réprouve vos moeurs de webmestre... sur lesquelles vous ne répondez goutte.

“ Je croyais pourtant avoir indiqué que je m’inspirais ici de l’admirable Eolas (http://www.maitre-eolas.fr/). N’êtes-vous pas allé de suite lui demander d’où venait sa façon de faire ? 21.”


21. Le mercredi 8 août 2012, 08:46 par François Delpla

@ Danielll : il se pourrait qu’un débat intéressant sur le Haltbefehl ait commencé entre nous. Mais est-ce le lieu et de quoi ai-je l’air, alors que vous avez commencé par trois pages d’attaques personnelles, faisant suite à vos provocations sur Strategikon http://www.strategikon.info/phpBB3/viewtopic.php ?f=74&t=11930 ?

Il y a aussi les amabilités des autres intervenants, que vous n’avez pas décrétées "hors-sujet" et qui restent en ligne, seules mes réponses étant sabrées.

Je retente donc un essai. @Phocas à propos de nos 15-16 :

-  supprimer tout un fil d’une certaine durée est, en soi, preuve d’une erreur de la modération (il fallait intervenir avant, ou il ne faut pas tout supprimer).

-  citer un fil supprimé pour dénigrer un intervenant ? cela ne convaincra ni ses amis ni ses adversaires : encombrement inutile.

-  heureusement on peut se faire ici une idée : http://www.empereurperdu.com/tribunehistoire/viewtopic.php ?f=12&t=1003


22. Le mercredi 8 août 2012, 13:00 par François Delpla

Pas de censure ?

Alors je daigne répondre à une question déjà réitérée : plutôt que de démentir l’affirmation de Ronneau (entre autres) que je serais banni de partout ou presque, donner la liste des endroits où je suis considéré comme un modèle.

Mais alors, que ne dirait-on pas !

Et pourquoi un tel manichéisme ? La question n’est pas d’être un "modèle", mais de débattre de visions nouvelles en matière historique, en respectant les personnes et notamment les réacs qui ont du mal à réviser leurs classiques, car cette condition nous la partageons tous.

Ce qu’il s’agit de démentir, c’est qu’en douze ans de pratique sur les forums je me serais rendu insupportable à beaucoup. Ici les faits parlent d’eux-mêmes. Et le fait d’être très peu banni est accusateur, précisément parce que les rares bannisseurs éprouvent tous le besoin de généraliser leur faute.

Pour en revenir à Ronneau, il continue de prétendre, malgré un démenti, que j’aurais été banni du "forum de sciences-po" alors qu’il s’agissait de celui des ETUDIANTS de ce lieu dont un avait fait une allusion à mon travail. L’endroit était déplorablement tenu, j’ai dit ce que j’avais à dire, ne sais même pas si j’ai été banni et m’en fiche. Mais évidemment, "banni de Sciences-Po", c’est un atout auquel Ronneau qui, lui, m’a banni pour avoir été moi-même (sic), a du mal à renoncer et je ne peux rien pour lui sinon l’assurer de ma compassion.


22. Le mercredi 8 août 2012, 13:00 par François Delpla

Pas de censure ?

“Hors sujet... On n’a que faire de vos querelles avec les uns et les autres, d’autant qu’il y a nombre d’endroits où vous pouvez y consacrer du temps. Ici, on attend d’abord vos commentaires sur le fond.”

Alors je daigne répondre à une question déjà réitérée : (...) donner la liste des endroits où je suis considéré comme un modèle.

“ Faire la liste des endroits où vous suscitez admiration plutôt qu’hostilité est une suggestion permettant d’apprécier votre impact, d’estimer après des années d’interventions, quel suivi vous avez. L’hypothèse que j’énonçais à la fin de mon post de blog était que, malgré le temps passé à droite à gauche, ce suivi restait minimal. Une hypothèse, et qui peut se révéler fausse - à vous de nous dire.”


23. Le mercredi 8 août 2012, 15:19 par François Delpla

désormais, je sauvegarde tout ici www.delpla.org/article.php3 ?id_article=554 et invite ceux qui se sont fait couper à m’envoyer les textes qui ont sauté : contact[at]delpla.org


24. Le mercredi 8 août 2012, 15:36 par François Delpla

Danielll nous obligerait en levant une contradiction : suis-je trop, ou pas assez occupé de moi-même ?

Car après avoir asséné tant et plus, dans son article initial, la première affirmation, voilà qu’il reproche à ma paresse de m’empêcher de dresser le compte des endroits où je suis bien reçu !

Eh bien non, je n’ai pas une minute à consacrer à une telle enquête et il faudra vous contenter de ma vision subjective : ça ne va pas trop mal, j’ai beaucoup plus d’amis, qui à l’occasion châtient bien, que d’ennemis, et les découvertes historiques que j’expose sur papier ou sur Toile sont de plus en plus remarquées et soupesées, même si la progression est lente.

Je ne vois d’ailleurs pas pourquoi je m’intéresserais à moi puisque mon objet d’études est le nazisme et que je suis né après.


25. Le mercredi 8 août 2012, 20:54 par François Delpla

(pardon pour ce post un peu long mais il fut évolutif, son auteur allant de découverte en découverte)

Pour couper court aux calomnies de Philippe Ronneau, j’ai fini par refaire un tour sur le forum des étudiants de Science-Po.

1) Je ne me souvenais pas d’en avoir été banni et effectivement j’y suis, à cette heure, inscrit. Mon profil est là et je me connecte sans problème.

2) Le niveau de la prétendue discussion sur mon travail ("le forum Science-po lui a, avec le talent auquel on peut s’attendre des membres de cet espace, fait la critique avec toute la pertinence et perspicacité nécessaires.", nous dit le si pertinent Ronneau) est on ne peut plus superficiel et ne témoigne d’aucune lecture dudit, fût-ce seulement par des résumés sur la Toile. Le fil semble avoir été effacé (Ronneau est contaminé par Phocas, de se référer ainsi, à titre de preuve, à de vagues souvenirs, ou c’est l’inverse ?) mais je l’avais sauvegardé et viens de le retrouver : http://www.delpla.org/article.php3 ?id_article=245 .

Sur le forum étudiant, en revanche, je viens avec stupeur de tomber sur ceci :

http://forum-scpo.com/forum-scpo/topic3686-sur-le-fonctionnement-du-forum-p6.html Phil642 20-07-2012 22:20:05

******************************************************************** Phil642

Inscrit depuis le : 20-07-2012 Nombre de posts : 2

Bonjour à toutes et tous,

Je suis un des admins du Forum Vert consacré à la Seconde Guerre mondiale :

http://deuxiemeguerremondia.forumactif.com/

Ma présence en vos pages s’explique par le fait que nous avons eu a subir la même calamité chez nous qu’ici.

En effet, nous avons eu la désagréable membritude d’un pseudo-historien, très imaginatif au demeurant (demeuré) en la présence d’un certain delpla et c’est par sympathie pour les souffrances endurées et partagées que je viens ici m’inscrire et vous faire part d’une proposition d’amitié entre nos deux forums qui ont pu quelques temps subir un fléau identique.

Je pense qu’il est bénéfique de connaître, en ce monde ingrat, les personnes qui ont eu la vivacité d’esprit naturelle de s’opposer au delirium absurditas du sujet.

Il est évident que l’individu en question propose son unique vision de l’histoire et que cela constitue une chose néfaste au simple débat constructif tant il est occupé par la promotion de sa personne au travers (et c’est pas peu dire) d’affirmations invérifiables toutes droites sorties d’un esprit tourmenté mais très imaginatif, issues fort probablement d’auto-stimulations d’un cerveau déconnecté du monde extérieur, de fait plongé dans un fonctionnement paradoxal.

Bien sûr, au moment d’écrire, le personnage devant interagir avec ce qu’il pense être des semblables, projette ses souvenirs lacunaires voir inexistant avec le risque, observé, de devoir reconstruire à force d’imagination, certes fertile mais peu convaincante, les images qui ont animé son esprit.

La difficulté de gérer une approche neurophysiologique de ce genre d’état est que nous ne sommes pas vraiment spécialisés en la matière et que seuls les faits sont une base pour les études qui nous concernent en histoire de la politique.

Mon objectif n’est nullement de m’immiscer dans vos savants débats mais juste de créer un pont avec ceux qui ont eu la clairvoyance de bien cerner le problème dont il est question.

Nous proposons un lien d’amitié entre nos deux forums qui ont partagés les mêmes souffrances.

Cordialement,

Phil

**************************************************************

Il s’agit de Ronneau. Quant aux juvéniles forumeurs, ils me semblent avoir un peu mûri ou s’être tout simplement renouvelés, puisqu’ils font au sycophante un accueil à peine poli : "Cela dit, ça fait longtemps que Delpla n’écrit plus ici."

Mais de Phil... en aiguille, je viens également de découvrir ce qui suit.

Sur le forum dont il m’a banni en n’assénant d’autre reproche que ma façon d’aborder le nazisme (après que je l’eus résumée docilement sur la prière d’un autre modérateur, faux-derche...), hier un nommé Lukah est intervenu pour dire qu’il commençait à comprendre et à partager ma manière de voir. Que croyez-vous qu’il arriva ? Deux interventions hostiles, à mon insu bien entendu.

Une du faux-derche et une... de notre ami Clayroger !

Lien : http://deuxiemeguerremondia.forumactif.com/t2767p270-la-personnalite-de-hitler#189853


Conclusion : Lecteur, je crois que vous aurez ainsi une idée plus nette du microcosme qui s’agite contre mes recherches et recherche, lui, désespérément des alliés. D’où son regroupement immédiat ici même, dans les commentaires de votre charge sur ma vision du Haltbefehl.

Quant à moi, je n’y vois pas, comme certains me le suggèrent, une raison pour abandonner la discussion internautique. Cette haine est instructive. Elle fait partie à sa façon de l’histoire du nazisme. Attention, je ne veux pas dire que mes détracteurs en soient adeptes ! mais qu’ils ont été façonnés par une vision de Hitler qui arrangeait bien du monde, et qu’il urge de dépasser.

Bon, je retourne à mon travail sur la prise du pouvoir, nouveautés garanties !


27. Le jeudi 9 août 2012, 05:22 par François Delpla

25. Le mercredi 8 août 2012, 20:54 par François Delpla

(pardon pour ce post un peu long mais il fut évolutif, son auteur allant de découverte en découverte)

Hors sujet (...)

Conclusion : Lecteur, je crois que vous aurez ainsi une idée plus nette du microcosme qui s’agite contre mes recherches et recherche (...)

Mais on n’en a rien à faire.

[ah cela, mon censeur, on ne te le fait pas dire ! Je te signale depuis le début que les gens qui viennent faire la claque de ton billet "A propos d’un historien amateur" te déshonorent, et tu coupes en décrétant un hors sujet !!! Leur soutien n’avait pourtant pas été soumis à pareil traitement. Donc le sujet c’est "abondez dans mon sens même avec des exemples pourris", et le hors sujet, c’est la contestation de ce que tu avances.]

Par contre, on se demande quand vous poursuivrez sur le fond.

On devrait plutôt se demander où. Plus jamais ici en tout cas. Lien de la page de mon forum ouverte à tous avec garantie de non-coupures : http://www.delpla.org/forum/viewtopic.php ?f=11&t=843


27. Le jeudi 9 août 2012, 05:22 par François Delpla

25. Le mercredi 8 août 2012, 20:54 par François Delpla

(pardon pour ce post un peu long mais il fut évolutif, son auteur allant de découverte en découverte)

“ Hors sujet”

On devrait plutôt se demander où. Plus jamais ici en tout cas.

“C’est ce qui était attendu : mis au pied du mur, contraint de ne commenter que le fond, il préfère la fuite.”


28. Le jeudi 9 août 2012, 07:46 par François Delpla

Plus assoiffé de contraindre, tu meurs !


29. Le jeudi 9 août 2012, 07:52 par François Delpla

Certes je fuis ton espace, pour des raisons largement exposées, jusqu’à ce que tu en revoies de fond en comble les règles (ou commences à les élaborer).

Mais je donne des liens pour poursuivre, vers des espaces convenablement modérés, et je les redonnerai inlassablement si tu les effaces, ah mais !

http://www.delpla.org/forum/viewtopic.php ?f=11&t=843

http://www.empereurperdu.com/tribunehistoire/viewtopic.php ?f=12&t=340&p=12252#p12252

http://atf40.forumculture.net/t5059p300-enigme-septuagenaire-l-arret-devant-dunkerque-ou-haltbefehl#41469

“Hors sujet (c’était une liste d’endroits où des discussions aux libres digressions sont courantes ; montrant au passage qu’il y avait largement assez de tels lieux pour ne pas en ajouter)”


30. Le jeudi 9 août 2012, 14:34 par le lecteur

Allez, un petit commentaire sur le fond.

J’ai lu dans un des forums que le mode de transmission du (potentiel) message de Dahlerus aux anglais vous intriguait en effet (1). Vous évoquez quelques options et concluez "des questions pour spécialistes !" Mais justement : après avoir autant étudié le sujet, vous devriez être le spécialiste. Si vous ne l’êtes pas encore, il y a un problème, et la seule question est "quand comptez-vous vous mettre sérieusement au travail pour devenir un authentique spécialiste ?"

A mesure que je vous écoute, je prends conscience que, derrière la thèse présentée, il n’y a en fait eu aucun travail de recherche. Non seulement côté Suède, mais aussi côté Royaume-Uni. Je crois à présent que vous n’êtes jamais allé fouiller dans les archives là-bas, et qu’en fait vous ne connaissez pas spécialement l’organisation des sources. Je me demande si vous avez jamais fait le moindre voyage d’études au Royaume-Uni... Croyez-bien que là n’était pas mon hypothèse initiale, mais comme petit à petit chacun des écrans de fumée se dissipe...

Vous avez plusieurs fois répété que le travail de recherche serait "immense", mais alors que je pensais d’abord que c’était juste une pauvre excuse de paresseux, je me dis maintenant que, n’ayant jamais vous-même fait le travail terrain d’un historien, vous pouvez en toute bonne fois imaginer que ce serait long et difficile. Et que vous seriez bien moins hésitant si vous vous étiez déjà confronté à la matière.

Et puis, enfonçons le clou : la masse de document à compulser serait en réalité modeste : vous cherchez des informations précises sur une période étroite (disons Mars-Mai 1940). Pas plus que quelques jours de lecture, maximum...

***

(1) Je finis par avoir mal à force de tomber de l’armoire : personne ne s’était jusqu’ici posé la question de la façon pratique dont le message avait pu être transmis... Pareil que l’idée d’aller fouiller dans les interceptions... Mais à quoi ont bien pu servir toutes ces discussions enflammées... ?”


31. Le jeudi 9 août 2012, 16:03 par François Delpla

Restauration de liens caviardés

http://www.delpla.org/forum/viewtop...

http://www.empereurperdu.com/tribun...

http://atf40.forumculture.net/t5059...

Ah comme j’aimerais mieux un restaurant de caviar sans liens !


_31. Le jeudi 9 août 2012, 16:03 par François Delpla

Restauration de liens caviardés

“ Hors sujet (air connu...)

Je suis même allé jeter un oeil : rien quant au fond, rien quant à la réalité du travail de recherche effectué jusqu’ici...”


32. Le jeudi 9 août 2012, 16:28 par François Delpla

Le post 30 du jeudi 9 août 2012 prouve que Le lecteur n’a pas fait le plus petit effort pour prendre une meilleure connaissance de mon travail, fût-ce seulement sur la Toile en général et sur mon site personnel en particulier. Mes visites, depuis plus de quinze ans, aux archives de Londres, au minimum annuelles et le plus souvent biannuelles, y font l’objet de nombreuses allusions. A eux seuls, les fils sur la mort de Himmler (rubrique "débats") en portent ample témoignage.

“Que d’efforts pour chaque pouillème de réponse ! On demande d’abord gentiment, rien. On titille. Rien. On titille plus fort. Ah, enfin une réaction. Mais que c’est fatiguant de devoir relancer sans arrêt...”

“Cela dit, ouf, vous avez quand même fait un peu de travail au Royaume-Uni. Vous n’êtes toujours pas capable d’écrire "en Suède, je n’ai fait aucune recherche", mais on ne désespère pas. Pour le Royaume-Uni, c’est rassurant. Auriez-vous la gentillesse de nous préciser combien de séjours vous avez faits (à vous lire, on comprend 7 ou 8, mais on adorerait que cela vienne de vous) ? Et, là-dedans, combien de séjours ou d’investigations relatifs au sujet qui nous intéresse - juste pour être dans la précision plutôt que dans le flou ? D’ailleurs, pour notre gouverne, sur l’affaire du printemps 1940, quelles archives avez-vous précisément étudiées ? Je n’ai pas l’intégralité de vos écrits en tête, mais je ne me souviens pas, dans ceux que j’ai parcourus, avoir vu de quelconques références à cette recherche "primaire" : éclairez donc le sujet.”

Vous avez dit "paresse" ? !!!

“ Plusieurs fois, même :)”

Mais on peut s’expliquer là-dessus. Tant sur la mienne que sur celle du "Lecteur". Je ne suis pas spécialiste et ne veux pas l’être, sinon du nazisme et de sa guerre. Je mène de front plusieurs dizaines de sujets essentiels et espère qu’ils vont susciter des vocations parmi les personnes les mieux à même de les approfondir. C’est mon positionnement dans le métier, explicité dans le mémoire d’habilitation http://derniereguerremondiale.net/D... et parfaitement admis par le jury, très compétent, de la soutenance.

“ Plusieurs dizaines de sujets essentiels : mazette, quel exploit. Plusieurs dizaines, vraiment, cad au moins 25 ? Eh beh, quelle puissance de travail... Mais je ne vous demande pas quels sont les autres sujets : il est tellement difficile d’avancer sur un seul qu’on s’en contentera.”

“C’est aussi la première fois que votre HDR devient un argument. Il faut que vous soyez terriblement sur la défensive pour en arriver là. (N’épiloguons pas : ce ne peut que devenir blessant ; et puis c’est fort loin du fond).

J’entends aussi le positionnement "je suis un agitateur d’idées, j’ouvre des portes pour d’autres, mais je ne fais pas de recherche moi-même. Oui, je reste à chaque fois superficiel, mais c’est un choix assumé : je ne veux surtout pas être spécialiste de quoi que ce soit". Je cherche des individus au positionnement équivalent dans d’autres domaines, par exemple en sciences dures (vous savez, physique, biologie, mathématique...), mais aucun ne me vient à l’esprit. Votre positionnement a dû être murement réfléchi, et vous avez certainement des noms en tête. Vous les partagez avec nous ?”

La paresse de notre Lecteur est intéressante. Il se donne le confort de ne parler que d’un livre à la fois et, en ma faveur, fait l’exception, dont il faut lui souhaiter qu’elle reste unique, de se borner à un court article. A partir de lui il s’érige en juge, en faisant remarquer d’un ton inquisitorial les lacunes réelles ou supposées de la recherche. L’idée qu’il aurait intérêt, pour éviter d’écrire des énormités, à compléter lui-même son information, ne semble pas l’effleurer.


33. Le jeudi 9 août 2012, 17:58 par François Delpla

Quelle capacité de rebond !

Jamais autocritique, même devant le signalement d’une énormité, et toujours donneur d’ordres : je crois que je ne vous changerai pas.

“ C’est le voleur qui crie au voleur... Mais épiloguer ne fera guère avancer sur le fond. Passons.”

Il sera intéressant, pour beaucoup je crois, de vous voir recenser un ou plusieurs de mes livres.

N’hésitez pas à demander des services de presse.

“ Toujours éviter d’avancer sur le fond, d’être factuel et quantitatif...

Je crains de ne jamais recenser vos livres : c’est une des raisons qui m’a poussé à écrire la note initiale : la prise de conscience qu’ayant déjà un avis argumenté sur l’auteur et le contenu, je ne parviendrais plus à faire une lecture objective de vos livres (il faudrait imaginer que je les lise sans savoir qu’ils sont de vous. Pas facile).

Et quant à fournir quelques éléments factuels, c’est pour quand... ?”


34. Le vendredi 10 août 2012, 07:02 par François Delpla

C’est le front haut que je désobéis et sciemment que je m’expose à de nouvelles accusations de paresse et de fuite, de la part d’un paresseux au carré, ubuesquement autoritaire, résolument anonyme et absurdement sélectif dans la prise en compte de ce qu’avec obligeance on lui a répondu.

Vous viendrez ou pas sur les espaces signalés, où ne sévit aucune censure et où les conditions du dialogue sont équitables.

Quant aux questions, le mémoire indiqué répond à presque toutes, en détaillant mon champ de recherche et ses inévitables limites.

Avec tristesse, et un ultime remerciement pour quelques critiques constructives.

“Hors sujet (insultes et excuses pour ne pas faire)”

["je m’expose sciemment à de nouvelles accusations de paresse et de fuite" : je ne croyais pas si bien dire !]



Résumé et conclusion

Danielll, un véritable amateur d’histoire de la Seconde Guerre mondiale, capable d’en commenter les historiens avec pertinence, s’est trouvé à la croisée des chemins et n’a pas choisi le meilleur.

Mon interprétation diplomatique du Haltbefehl a été élaborée en 1991-92 en même temps que celle, voisine, de John Costello, pour succéder à des décennies de décalque des explications militaires contradictoires de Hitler lui-même, dans des ouvrages généraux (aucun spécialiste ne s’étant vraiment attaqué de front à la question). Elle a été considérablement approfondie et étayée en 1997 dans le livre La Ruse nazie, passé quasiment inaperçu. Elle commence à être prise en compte aujourd’hui, notamment sur les forums, à la suite d’un article en ligne paru début juillet 2012 dans le magazine Dernière Guerre mondiale . Certaines objections intéressantes sont formulées, qui me font remettre l’ouvrage sur le métier et notamment réfléchir aux conséquences, encore plus étendues que je ne le pensais, du remplacement de Chamberlain par Churchill. Les auteurs principaux en sont "Dhouliez" et "Le lecteur" lui-même, dans quelques passages ci-dessus.

Qu’il laisse encombrer les commentaires par des flots de haine et le témoignage d’un acharnement désormais trans-forums mais dérisoirement groupusculaire ne me dérange pas, bien au contraire. Mais qu’il m’empêche d’en redresser les contre-vérités les plus flagrantes en décrétant "hors sujet" ces mises au point et pratique une censure même pas régulée par une charte, n’est plus tolérable.

Si le débat doit se poursuivre, en ce qui me concerne ce sera ici.

ou bien, pour d’autres courageux exploits des ciseaux du Lecteur sans intérêt pour la compréhension de l’ordre d’arrêt, ici .

NB 10/08 11h 20

Certains contacts laissent espérer que le dialogue puisse rebondir dans quelque temps.



Le point au 26 août

Rien de neuf, sinon l’arrivée d’un Titi (Thierry Giraud, alias Tie-tie006 ou 007 suivant les forums) dans la fine équipe des détracteurs épuisés.

Les ciseaux de Danielll redoublent de zèle, devinez contre qui de préférence ?. Mais désormais, totu ce qui est posté chez cette Anastatie est préventivement sauvegardé ici.

50. Le vendredi 24 août 2012, 10:14 par Tietie007

L’hypothèse de départ de François Delpla est qu’Hitler, loin d’être un dictateur "faible", est un dictateur "fort", qui contrôle tout, manipule tout le monde et serait quasi doté d’omniscience voire d’ubiquité. A partir de cette hypothèse, la logique delplaïenne se déploie. Le Haltbehfel devant Dunkerque ? Une ruse hitlérienne pour laisser partir le corps expéditionnaire britannique pour mieux négocier avec la ligne pacifiste du gouvernement britannique. Des preuves ou des faits justifiant cette thèse ? Non, rien, juste une hyper-interprétation de quelques détails. Je ne relève même pas le fait que l’hypothèse est absurde, puisque la destruction des armées britanniques en France aurait certainement été plus efficace pour amener l’Angleterre à Canossa.

Le vol de Hess ? Une idée hitlérienne, alors que toutes les réactions de l’entourage hitlérien narrent la fureur du Führer et son incompréhension et que la Luftwaffe venait juste de bombarder Londres et le palais de Buckingham ...une manière efficace de rendre les anglais doux comme des agneaux pour de futures négociations de paix ...Comment expliquer la réaction d’Hitler ? Pour Mr Delpla, Hitler est un grand comédien, qui blouse tout le monde, même dans son univers très privé ...bref, il aurait presque inventé l’Actor’s Studio, notre Adolf ...Ah oui, il y a aussi la visite d’un certain Hohenlohe à Madrid, qui rencontre l’ambassadeur britannique, qui aurait l’idée de renverser Churchill, propos transmis par l’ambassadeur italien, un certain Lequio ...On se demande en quoi cette visite narrée dans un télégramme de deuxième main, à Madrid, prouverait quoi que ce soit dans la responsabilité d’Hitler dans le vol de Hess ...Toujours de l’hyper-interprétation chez François Delpla, qui conduisent à des théories ambitieuses, mais qui se fracassent sur la dure réalité des faits.

D’ailleurs je me rappelle avoir lu sous la plume deplaïenne, que les allemands avaient tardé à aider Mussolini en Afrique, pour préserver les anglais, en vue d’une future négociation ...Encore une hypothèse qui ne résiste pas à l’analyse ...puisque les allemands ont proposé leur aide aux italiens assez rapidement, dès l’été 40, il me semble, aide refusée par Mussolini.

Toutes les contorsions delplaïennes viennent donc de cette hypothèse de base : "Hitler omniscient", pour faire simple. Et tous les faits qui n’entrent pas dans ce lit de Procuste sont écartés. Ca me rappelle quelques historiens marxistes qui ont posé l’hypothèse qu’Hitler était la créature du grand capital et qui instruisent à charge, dans une sorte de vision hémiplégique de l’histoire.

51. Le vendredi 24 août 2012, 13:05 par François Delpla

Excellent papier !

Juste quelques noms à changer : l’hypothèse de base non documentée, c’est que je tiendrais Hitler pour omniscient.

A remplacer par : orienté.

Au fait TT, bienvenue au club des calomniateurs du plus bas étage !

N’y avait-il pas des lieux moins compromettants ?

52. Le vendredi 24 août 2012, 14:44 par Tietie007

Je ne vois pas où je vous calomnie, j’ai assez débattu avec vous pour connaître votre grille de lecture, qui défend un Hitler qui contrôle tout. Et j’ai tellement entendu l’argument du Hitler jouant la comédie, tout le temps, pour tromper tout le monde, même son entourage très proche, que ça en devenait pénible.

D’ailleurs un ami qui a lu votre Hitler, en est arrivé à la même conclusion , alors que nous n’avions jamais parlé de ce sujet.

[Cet argument d’une force peu commune est mis en italiques par mes soins - FD, 26/8/2012]

53. Le vendredi 24 août 2012, 16:31 par François Delpla

n’était pas une accusation, te concernant, de calomnie, mais une allusion...

Allez, on arrête les propos de cour de récréation (c’est toujours le même qu’il faut rappeler à l’ordre)

___

Commentaire : omniscient, mon Hitler... ou obsédé ?

TT est coutumier du fait : il rabâche un peu partout que pour moi Hitler était omniscient (variante : omnipotent) et cela finit par devenir un tic argumentatif. Qu’en est-il ?

-  ma vision du personnage s’inscrit effectivement dans le cadre d’une réévaluation de ses capacités intellectuelles et de ses qualités de chef. Je ne suis heureusement pas le seul. Qu’il suffise de citer Lukacs, Husson, Kershaw ou encore Timothy Ryback, l’auteur d’une récente étude sur la bibliothèque du dictateur, propre à surprendre tous ceux qui hier encore écrivaient qu’il ne s’était jamais gavé que de "brochures".

-  j’ai toujours nuancé cette réévaluation par le constat d’un délire qui handicapait ces qualités. Je travaille depuis quelques années à mieux cerner sa psychose. Celle-ci est génératrice, en particulier, d’une fixité totale des grandes lignes de son action (censée être au service des desseins de la Providence, et guidée par elle), même si l’intelligence de Hitler, et en particulier son art de la surprise, conduisent à des infléchissements apparents... toujours momentanés, et toujours réversibles.

Le nazisme est, dès avant la prise du pouvoir, une entreprise de séduction de l’Angleterre, qu’il essaye de plier à une vision raciste de la politique mondiale. Les deux grandes nations "aryennes" domineront la planète entière, l’Allemagne imposant sa loi en Europe tandis que l’Angleterre règnera sur les mers. Cela suppose l’élimination par l’Allemagne, manu miltari, de la puissance française, suivie de la conquête et de l’aménagement d’un immense "espace vital" aux dépens des Slaves. Cette perspective est tracée en toute clarté dès le tome 2 de Mein Kampf, paru en 1927.

Ce rappel est essentiel pour expliquer l’arrêt devant Dunkerque. Et les efforts de certains pour ne pas expliquer cet arrêt, sinon par des craintes irrationnelles de Hitler (découlant de ses propres justifications devant divers officiers atterrés), passent par la négation, sous une forme ou sous une autre, du programme nazi. A tout le moins, dit-on, il aurait été périmé lors de la campagne de 1940.

Mais en ayant à l’esprit ce programme, on comprend comment Hitler a pu en venir à suspendre une offensive très bien partie, au point de paraître laisser échapper maladroitement une proie quasiment en cage.

Il lance le 10 mai 1940 une offensive, apparemment pour occuper les trois pays du futur Benelux, en fait pour casser les reins de l’armée française, dont il s’agit de piéger en Belgique la fine fleur en portant un coup massif dans l’est du pays à travers les Ardennes, de façon à ouvrir une brèche de 80 kilomètres entre Namur et Sedan. A partir de là, les troupes avancées en Belgique (dont la totalité de l’armée de terre anglaise) seront menacées d’encerclement si elles ne se replient pas au plus vite -et de destruction pure et simple si elles le font.

Oui mais... Ce n’est précisément pas l’objectif du nazisme, puisqu’il ménage au maximum l’Angleterre, et donc aussi la France, ou du moins son territoire : il se doit de briser le plus rapidement et le plus sobrement possible son outil et son prestige militaires.

A cet effet, Berlin a fait partir, à l’heure même des derniers réglages militaires, une fusée diplomatique, le 6 mai, lors d’une conversation entre Göring et Dahlerus. Le second de Hitler a dit à l’homme d’affaires suédois, coutumier depuis août précédent des navettes entre Berlin et Londres, que si la guerre était portée en Belgique et que l’armée allemande parvenait, le long de la côte, jusqu’à Calais, son gouvernement ferait une offre de paix "généreuse". Le territoire allemand ne s’agrandirait que d’Eupen et de Malmédy (pris à la Belgique) et du bassin de Briey (soustrait à la France, qui ainsi garderait l’Alsace-Lorraine).

Mais le 10 mai n’est pas seulement le jour de l’offensive et de la réaction des Alliés qui foncent tête baissée en Belgique conformément aux voeux du chef adverse. C’est aussi, sans rapport aucun, celui du remplacement de Chamberlain par Churchill comme premier ministre de George VI, au terme d’une crise confuse de trois jours.

La percée de Sedan s’étant déroulée comme prévu, les dix Panzerdivisionen foncent vers la Basse-Somme à partir de la mi-mai et sont en train de couper à toute allure la voie du repli terrestre aux armées lancées en Belgique, qui ne les importunent guère. Restent les ports de la Manche et de la mer du Nord. Hitler a probablement espéré que les Anglais, comme en mars 1918, seraient fortement tentés de s’y replier, ce qui serait une excellente préface à une alliance qui verrait Londres, pour des siècles, préférer désormais Berlin à Paris. Or il n’en est rien. Non seulement les troupes anglaises restent au contact des françaises dans un lent repli vers le sud (qui n’aurait de sens que pour préparer des contre-attaques, mais ce n’est de toute évidence guère le cas), mais les ports tombent comme des quilles au pouvoir des Allemands, du moins leurs accès terrestres : Boulogne le 21 mai, Calais le 23... et Dunkerque devrait suivre au soir du 24 ou dans la journée du 25... n’était l’ordre d’arrêt infligé à des troupes en pleine euphorie, le 24 à 12h 30, par Hitler, depuis le PC du général commandant toutes les troupes blindées, Gerd von Rundstedt.

Le devenir de la fusée lancée par Göring n’est pas l’objet d’une foule de traités historiques -il faut dire que les gouvernements des capitales concernées n’ont pas archivé, ou du moins rendu accessibles, beaucoup de documents sur le sujet. A peine sait-on que le consul suédois Nordling a été reçu à ce sujet par Paul Reynaud, chef du gouvernement français, le 20 mai, et que le ministre anglais des Affaires étrangères Halifax a eu vent de la conversation Göring-Dahlerus avant le 23.

Mais ce qui importe le plus pour expliquer le déconcertant arrêt, ce n’est pas ce qui se passe réellement à Paris et à Londres, mais ce que Hitler peut en supposer. Autant il voit qu’à Paris Reynaud se débat avec impuissance, changeant les chefs pour de plus vieux et emmenant le gouvernement implorer un miracle à Notre-Dame, autant il doit se dire qu’en Angleterre le "Juif" Churchill a une certaine autorité, notamment en raison des faibles signes que donnent ses troupes d’une volonté d’embarquement. C’est là une bonne raison de suspendre le mouvement : si on l’achevait, l’armée anglaise serait prise au piège et ce pourrait être contre-productif ; le suspendre, c’est au contraire donner quelques chances de plus à une paix prochaine.

Ma thèse reste, dans l’actuel débat consécutif à la parution de l’article du 1er juillet dans Dernière Guerre mondiale, souvent caricaturée (et notamment par Danielll) : il s’agirait de "favoriser une paix avec l’Angleterre après un embarquement". Non ! Une paix immédiate, et il n’est pas question d’embarquement.

Pendant l’arrêt, le 25 au soir, sans être semble-t-il au courant d’un ordre allemand d’arrêt mais en constatant simplement que l’embarquement reste possible, Churchill l’ordonne. C’est le début d’un nouveau chapitre... et une cause possible de la reprise de l’offensive allemande vers Dunkerque, le 27.

On peut constater un hiatus entre la conversation Göring-Dahlerus et le comportement de Hitler quand son armée est à Calais : il ne présente pas alors, ni à Paris ni à Londres, l’offre annoncée. On ne sait avec certitude pourquoi mais là encore, le changement de gouvernement à Londres offre une explication.

Les conditions "généreuses" ne le sont pas tant que cela, puisque elles permettraient tout bonnement à l’ Allemagne de conquérir le territoire soviétique et de se rendre inexpugnable grâce à ses matières premières. Cela, un Chamberlain est peu capable de le comprendre d’un coup d’oeil, un Churchill si ! Les conditions généreuses présentées à lui, ou à un gouvernement présidé par lui, risqueraient de se transformer en un formidable moyen de propagande. Comment, après un tel triomphe, Hitler nous ménage ? La méfiance est de mise !

Hitler en est donc réduit à supputer et à attendre : peut-être Halifax va-t-il faire état des conditions ou obliger Churchill à les soumettre au cabinet ? Dans le cas contraire, il ne restera plus qu’à s’enfoncer en territoire français, en espérant faire grandir à Londres la prise de conscience d’une catastrophe et d’une impasse, créant des conditions plus sûres pour que sa "modération" (à court terme) soit reçue comme une aubaine.

Alors TT, et tous ceux qui ne trouvent rien à redire à ses propos, il est omniscient, mon Hitler... ou obsédé ?



eau de boudin finale

le 13 février 2013

[1] Pédanterie et ignorance : Michel et Keegan sont bel et bien des historiens, capables de prendre en compte un ensemble de champs et de domaines. Frieser est et reste un militaire, très compétent dans sa partie mais mauvais, et néanmoins péremptoire, lorsqu’il se mêle, par exemple, d’histoire politique. Ainsi il n’analyse nulle part les méthodes de direction de Hitler mais ne les en déclare pas moins, à l’occasion, catastrophiques. Il n’y a pas que le malencontreux accent de "tâcher la réputation de Frieser" qui chez Le Lecteur fait tache ! Pour de plus amples développements.



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