Le Forum de François Delpla

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MessagePosté: Ven Sep 29, 2017 6:14 am 
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Inscription: Sam Juil 01, 2006 7:20 am
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La vérité chemine encore https://www.39-45.org/viewtopic.php?f=1 ... 56#p636156 .

Le pseudonommé Soxton fait lumineusement apparaître l'inconséquence et la légèreté de notre vieille connaissance Alain Adam. Il lui reste à reconnaître qu'en pleine bataille de France Hitler fait tout pour écraser et humilier militairement le pays hôte en épargnant au maximum son allié britannique.


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MessagePosté: Mer Aoû 01, 2018 7:17 am 
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Inscription: Sam Juil 01, 2006 7:20 am
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Bon retour, Nicolas ! non seulement sur ce petit forum, mais sur 1940 et sur le Haltbefehl, après tes embardées éditorialement fécondes sur l'URSS et le Pacifique !

Mais pourquoi ouvrir un nouveau fil ? Celui-ci est tout indiqué :

Nicolas Bernard a écrit:
Keitel accompagnait-il Hitler à Charleville, le 24 mai 1940? François indiquait qu'aucun document ne permettait de trancher.

Cependant, il s'avère que la visite de Hitler à Charleville a été suivie par Heinrich Hoffmann, lequel a pris quelques clichés, accessibles sur ce site en utilisant son logiciel de recherche (mots clefs: Hitler, Charleville). On y croise notamment le général Von Rundstedt, le colonel Jodl, ou encore l'un des aides de camp du dictateur, Julius Schaub. On notera que Jodl quitte le Q.G. de Von Rundstedt au même moment que Hitler.

Une photographie, prise peu avant le départ en avion de Hitler pour retourner à son propre Q.G., le Felsennest, est la plus révélatrice. On y aperçoit, de gauche à droite, Otto Dietrich (chef du service de presse du Reich), Hitler, Von Rundstedt, Martin Bormann, Wilhelm Keitel (au premier plan, en plein milieu, et inratable), Schaub, le colonel Rudolf Schmundt (aide de camp militaire de Hitler), le général Karl Bodenschatz (de la Luftwaffe), l'aide de camp Wilhelm Brückner, l'aide de camp Willy Deyle, et le diplomate Walther Hewel.

Le journal de Hewel correspondant à l'année 1940 n'a pas été retrouvé. Martin Bormann, dans son propre journal (davantage un vague carnet de déplacements qu'un journal), ne fait aucune mention du 24 mai 1940. Il n'est pas inintéressant que Bodenschatz ait été présent à Charleville, l'homme étant un proche adjoint de Göring, et servant d'officier de liaison entre lui et Hitler.

Le fait est qu'une photographie atteste que Keitel se trouvait à Charleville ce jour-là. A-t-il assisté à la réunion entre Hitler et Von Rundstedt? Compte tenu de son statut et de ses relations avec ce dernier, le contraire serait étonnant.

Du coup, je relis d'un autre oeil ses Mémoires, rédigés à Nuremberg, tant la version publiée que l'originale, non coupée par l'éditeur, Walter Görlitz. Keitel y mentionne l'épisode du Haltbefehl en quelques lignes. Selon lui, l'O.K.H. en aurait appelé à Hitler pour décider de la stratégie à suivre: fallait-il autoriser la Panzergruppe Kleist foncer vers l'est, au sud de Dunkerque? L'attention du dictateur aurait été attirée par la nature du terrain, prétendument impropre à la guerre mobile. Mieux aurait valu, selon lui, diriger l'offensive le long de la côte, ce qui impliquait de stopper la course des blindés. Et Keitel de préciser, non sans perfidie: si l'O.K.H. avait été sûr de son affaire, il aurait agi, sans réexaminer la situation avec Hitler.

Keitel s'exprime de mémoire, sans avoir sous les yeux les différentes pièces du dossier. Sa version des faits n'en reste pas moins source d'interrogations. Tout d'abord, il attribue, et sans réserve, la décision du Haltbefehl à Hitler, et ne dit mot de Von Rundstedt, ce qui prend un tout autre relief si l'on suppose qu'il a assisté à la réunion de Charleville. De même, Keitel se réfère manifestement au plan de Halder concocté le matin du 24 mai, qui impliquait de crever le front ennemi par le Groupe d'Armées A au sud de Dunkerque, pour faire jonction avec le Groupe d'Armées B et consommer l'encerclement des forces alliées, sans même avoir à prendre Dunkerque - plan tout aussi manifestement écarté par Hitler le lendemain matin, 25 mai (réunion à laquelle Keitel se réfère, à l'évidence). Preuve que la mémoire du chef de l'O.K.W. n'est pas mauvaise. Enfin, il admet honnêtement que la décision de Hitler s'est révélée erronée.

Mais Keitel

1/ transforme le Haltbefehl en pur et simple arbitrage, vis-à-vis d'un O.K.H. apparemment trop frileux pour "travailler en direction du Führer" et assumer ses propres responsabilités (bref, Hitler aurait plutôt "travaillé en direction de l'O.K.H.", mais pas de Dunkerque);

2/ précise que Hitler préconisait de conduire l'offensive sur Dunkerque par un détour le long de la côte (ce qui n'est pas sans intriguer, car la 1. Panzer-Division était précisément en mesure de le faire, et s'y apprêtait, sans qu'il soit besoin de stopper les Panzer de Kleist et Hoth);

3/ prend visiblement Hitler au sérieux quand ce dernier allègue que les Panzer risquaient de s'enliser dans les plaines inondées (!) du théâtre d'opérations au sud et sud-ouest de Dunkerque;

4/ et mieux encore, ignore visiblement que ledit O.K.H. a tenté, dans la nuit du 24 au 25 mai, de contourner ledit Haltbefehl pour prescrire à Von Rundstedt, en des termes soigneusement choisis, de reprendre l'avance (tentative qui n'est restée qu'à l'état de tentative, Von Rundstedt l'ayant mise en échec).

On ne peut exclure que Keitel noircisse, par mauvaise foi, le tableau pour dépeindre l'O.K.H. Dès lors qu'il admet que le Haltbefehl constitue une erreur, il peut lui être difficile d'aller jusqu'au bout de sa logique, et de concéder que le haut-commandement de l'armée de terre ait pu avoir raison. Ce qui expliquerait pourquoi Keitel dépeint ces généraux comme peu enclins à prendre des risques (il rappelle que tel n'était pas le cas du Führer!), et dont les velléités offensives n'auraient précisément été que des velléités. L'hypothèse expliquerait également pourquoi Keitel passe sous silence la tentative d'insubordination de l'O.K.H. dans la nuit du 24 au 25 mai, laquelle cadre mal avec la pusillanimité qu'il prête à cette instance.

Mais une autre hypothèse peut être soutenue: Keitel est mal, très mal informé. D'abord parce que Hitler, visiblement, ne lui dit pas tout (il ne lui fait part que d'un seul des motifs de l'ordre d'arrêt). De même, la circonstance que lui ait échappé la tentative de l'O.K.H. de vider le Haltbefehl de sa substance, dans la nuit du 24 au 25 mai, semble attester que l'information circule fort mal dans les instances dirigeantes, mais que le Führer reste mieux au fait de la situation que l'O.K.W. lui-même (il me paraît absurde, en effet, que la chose soit passée inaperçue du dictateur).


Je suis moi-même dans les finitions de mon petit dernier (Hitler et Pétain, chez Nouveau monde en novembre) et les détails dunkerquois ne sont pas frais dans mon esprit d'ailleurs éloigné de sa doc, mais je peux déjà répondre ceci : Keitel est à Charleville, OK, mais à la réunion ? c'est plus douteux, car sinon Hitler se tournerait-il vers Jodl ? "Lakeitel" a pu être envoyé inspecter ceci ou cela dans cet important QG.

Tu les as trouvés où, ses mémoires non censurés ? A Fribourg, comme moi en 1996 ? En tout cas ta façon de les scruter m'intéresse. Je m'en étais surtout servi pour démontrer que Keitel faisait des sauts fréquents, le matin, dans les QG subalternes et tordre ainsi le cou à l'une des erreurs les plus fréquentes qui bloquaient la réflexion : l'idée que Hitler était loin de l'action et que son information n'était jamais à jour.


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MessagePosté: Ven Fév 15, 2019 3:04 pm 
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Mille fois désolé pour le retard apporté dans ma réponse. Beaucoup d'événements sont entre-temps survenus.

J'ai dégoté les mémoires non censurés de Keitel aux Archives britanniques, lesquelles ont acquis moult documents du négationniste David Irving. Ces pièces ont été mises en ligne: https://microform.digital/boa/collectio ... -1925-1956

Pour l'affaire qui nous occupe, j'y ai dégoté le témoignage, formulé en 1967, d'un propagandiste nazi, Helmut Sündermann, invité chez Hitler en 1942-1943, et avec qui le Führer, devant une immense carte géographique, avait abordé la question de Dunkerque. Cette réunion n'est pas sans rappeler, à maints égards, le témoignage ultérieur de Giesler.

Le dictateur avait alors indiqué à Sündermann que son ordre d'arrêt avait été motivé par des préoccupations d'ordre militaire. Plus précisément, il aurait redouté que les Panzer, en allant de l'avant, ne subissent de lourdes pertes. Le délai de réparation en découlant aurait, de surcroît, accordé aux Français un répit pour reconstituer leurs forces - ce qui, quand on y réfléchit, n'a strictement aucun sens (car arrêter les chars revient au même). Du reste, précisait-il, il connaissait les Anglais depuis la Première Guerre mondiale, ils se battent comme des diables quand on les accule. Il fallait donc éviter aux chars d'être placés "dans une situation désespérée à Dunkerque". Pour info, Hitler n'y a abordé la problématique des réparations mécaniques qu'au futur, pas au passé, sans mentionner l'état des blindés au 24 mai.

J'étais également tombé sur cet autre témoignage, qui, lui, allait plutôt dans le sens d'une explication diplomatique: https://www.39-45.org/viewtopic.php?p=630934#p630934

Pour revenir à Keitel, je ne puis établir, en l'état, sa présence à la réunion entre Hitler et Von Rundstedt. De par son statut, une telle absence m'étonnerait. Que Hitler jette un regard à Jodl, selon un témoignage de Blumentritt, ne me semble pas significatif.

Toujours est-il que lesdits mémoires établissent que Hitler, via les visites de Keitel à l'état-major du Groupe d'Armées A, se permettait de contrôler Von Rundstedt... et donc le déroulement de l'offensive.


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MessagePosté: Mar Fév 19, 2019 9:13 am 
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Inscription: Sam Juil 01, 2006 7:20 am
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De belles avancées encore...
dans ce cas, ça vaut le coup d'attendre !

Keitel était à Charleville, sur ce point je suis convaincu par tes preuves. Mais présent dans la pièce pendant toute la réunion ? Je persiste à penser que non, pour une raison précise.

La "rébellion de minuit" (titre d'un chapitre de la Ruse nazie), c'est-à-dire le brusque retrait à Rundstedt de la totalité de ses blindés par l'OKH, serait découverte par Hitler au cours de cette réunion. C'est tout à fait invraisemblable. Puisqu'il n'est, de compréhensible manière, pas enchanté, l'état-major du Hgr A n'a pu manquer d'appeler l'OKW pour demander si le coup venait de lui et, dans la négative, s'il était d'accord. Donc Keitel n'a pu manquer d'être au courant, au moins à son réveil s'il dormait pendant le coup de fil et que le récipiendaire n'a pas jugé urgent de le faire réveiller. Et dès qu'il a appris la chose, Lakeitel s'est nécessairement mis en devoir d'informer et de consulter son chef sur cette rébellion caractérisée.

Si on me suit jusque là, force est de convenir 1° que "dans la nuit rien à signaler" (dans le journal de marche du groupe d'armées) est un gros mensonge (de même que la docilité avec laquelle, dans la matinée, la direction du groupe prépare, pour la fin de l'après-midi, le passage des blindés sous le commandement de Bock) ; 2° qu'à Charleville Hitler feint la surprise. Alors de deux choses l'une :

- ou bien il convient avec Jodl d'une comédie où tous deux feindront l'ignorance quand Rundstedt annoncera cet ordre de l'OKH; mais dans ce cas, pourquoi pas avec Keitel ?

- ou bien Jodl a eu autre chose à faire et n'est pas au courant -et dans ce cas il sied que Keitel ne soit pas dans la pièce -il a pu être envoyé faire ou chercher quelque chose dans un autre endroit du QG de Rundstedt.


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MessagePosté: Dim Fév 24, 2019 2:52 pm 
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Inscription: Mer Mar 09, 2011 4:56 pm
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Disons que la présence ou non de Keitel à la réunion ne me semble pas d'une importance vitale.

Que Hitler ait découvert la "rébellion de minuit" (qui n'a rien d'une véritable rébellion) lors de la conférence de Charleville ne me semble pas davantage plausible. Or, Jodl semble effectivement surpris, lui. Donc, il n'en savait rien.

Ta reconstitution des événements dans La ruse nazie, s'agissant de cet épisode précis, m'a longtemps laissé perplexe, mais je dois admettre qu'en prenant le problème dans tous les sens, c'est elle qui épouse le mieux les documents, les témoignages, et la logique.

Hitler peut-il avoir été destinataire d'une information qui aurait échappé à Jodl? A mon sens, oui, si l'on suppose que l'état-major du Groupe d'Armées A, et je songe surtout à Sodenstern, ait directement renseigné Keitel, ne serait-ce que par téléphone. Il n'y avait plus, pour Keitel, qu'à en référer directement au Führer, sans passer par Jodl ou quiconque. Sans connaître le détail du fonctionnement administratif de l'O.K.W., l'hypothèse ne me paraît pas invraisemblable.

Sur ce point, il y aurait lieu de s'attarder sur un fait qui m'a toujours étonné:

1) Il ressort d'un document contemporain, à savoir le compte-rendu d'entretien de Von Rundstedt et de Von Kluge en date du 23 mai, que le premier (entre-temps informé des préoccupations de Von Kleist) demande à Von Kluge si la situation est tendue, et que ce dernier se fait très affirmatif ("Ce n'est aucunement le cas"), et Von Rundstedt fait part de son soulagement ("Il avait craint que l'ennemi ne porte un coup vers le sud, contre Valenciennes"), l'usage du plus-que-parfait ("habe befürchtet") révélant que, certes il s'inquiétait, mais que ce n'était plus le cas (à l'en croire). Rundstedt ferait ensuite part à Von Kluge de la fameuse et fumeuse plainte de Von Kleist, sans autre explication.

2) Or ce soulagement de fin d'après-midi paraît suivi, le soir à 22 h, d'un retour à l'inquiétude antérieure, dans la mesure où le chef d'état-major de Von Rundstedt, le général Sodenstern, communique à la 4. Armee qu'il faut redouter de fortes tentatives de percée vers le sud (Jacobsen, Dünkirchen, op. cit., p. 85). Sauf que l'extrait du journal de marche du Groupe d'Armées du lendemain s'ouvre sur un très laconique "Pendant la nuit, rien à signaler"...

Les préoccupations de Sodenstern dans la soirée du 23 mai sont-elles sincères? ne seraient-elles pas d'origine externe au Groupe d'Armées A? Je me borne à poser la question, sans avoir d'idée préconçue.


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MessagePosté: Dim Fév 24, 2019 3:54 pm 
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Inscription: Mer Mar 09, 2011 4:56 pm
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A propos de Jodl. Extrait d'un interrogatoire du 12 octobre 1945:

Citation:
The Dunkirk Episode

Jodl upheld the sincerity of Hitler's fear that there would be heavy armored losses In the soft terrain before Dunkirk if Guderian's army were permitted to attack the British. Though he had shared Hitler's apprehensions, he admitted that the question was debatable. In any event, he did not believe that the desire to favor the Luftwaffe or Goering had been a factor in the decision. /See Interrogation of Guderian, 8 September 1945.


Les enquêteurs alliés, après la guerre, découvrent assez rapidement le Haltbefehl. J'ignore à quelle date ils mettent la main sur le Journal de Halder, mais ce dernier leur fait part de l'épisode - et de son émotion - le 7 août 1945 :

Citation:
The second occasion when HITLER interfered had far-reaching consequences: the British-French forces were on the defensive against German attacks from the EAST and SOUTH in area COURTRAI end NORTH of it. The spearheads of KLUGE's armoured formations of the Army Group RUNDSTEDT advancing from the SOUTH had already reached the roar of the enemy and threatened the line of retreat to DUNKIRK. It was a question of a few days before this line waa finally cut. On the personal orders of HTTLER, the armoured formations wore stopped, the spearheads were even wlthdrawn, and thus the way to DUNKIRK was cleared for the British Amy.


Et l'intéressé d'ajouter:

Citation:
The development of this action was dramatic. One day, I cannot remember the date, BRAUCHITSCH told me, after a conference with HITLER, that the OKW was very worried about tho armoured formations because they were in considerable danger, in difficult country honeycombed with canals, without being able to attain any vital results. One could not sacrifice the armoured formations uselessly, as they were essential for the second stage of tho campaign. I refused, on behalf of the OKH, to interfere in the movement of Army Group RUNDSTEDT, which had clear orders to prevent, tho enemy from reaching the coast. The quicker and more complete the success would be here, the easier it would be to repair later the loss of some tanks. The next day I was ordered, together with BRAUCHITSCH, to a conference. The excited discussion finished with a definite order by HITLER, to which he added that he would ensure execution of his order by sending personal liaison officers to the front. KEITEL was sent by plane to Army Group RUNDSTEDT, and other officers to the front CPs.

I have never been able to fathom how HITLER conceived the idea of the "useless endangering of the armoured formations" . It is most likely that KEHEL, who was for a considerable time in FLANDERS during the World War, had originated those ideas by his tales.


Déclarations intéressantes, exposées de (bonne) mémoire, mais que je n'ai pas le temps de commenter plus avant...


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