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Une question sur la "perception" des derniers jours
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Auteur:  Caroline [ Sam Aoû 10, 2013 4:42 am ]
Sujet du message:  Une question sur la "perception" des derniers jours

Bonsoir,

J'ai une question à vous poser, mais j'espère ne pas enfreindre les règles de ce forum, mon but n'est absolument pas de m'engueuler, je souhaite vraiment discuter et avoir votre opinion.

J'ai lu de nombreuses biographies d'Hitler, j'ai bouquiné et je me suis arrêté sur plein de biographies datant de décennies diverses. Je suis fascinée de constater différents courants de pensées et différentes thèses explicatives sur la "personnalité" d'Hitler.

Je me pose une question assez précise, je vais essayer de bien traduire ma pensée! :) Vous affirmez que même pendant les dernières semaines et jours dans le bunker, Hitler avait encore toute sa tête et planifiait ses actions en anticipant les conséquences potentielles. Je cite un passage où vous avez commenté le livre "La fin" de Ian Kershaw:

"Le Führer aura sans doute estimé que, pour convaincre les Américains de leur brouille, mieux valait encore lui donner les apparences de la réalité, par une manœuvre dont, cette fois, le Reichsmarschall n’était pas complice."

Ma question est la suivante: comment cela a-t-il été possible pour Hitler d'être encore "sain d'esprit" dans les derniers moments? Tout ce que j'ai lu sur le sujet, d'après des récits de témoins ayant vécu dans le bunker, tend à affirmer que vers la fin, il n'était qu'une épave humaine, se déplaçant difficilement à travers le bunker, secoué de tremblements, la santé fragile. Comment cet état physique ne serait-il pas également un symptôme mental? Il était parfaitement conscient, d'après vous? Capable de prendre des décisions réfléchies et logiques (dans sa logique à lui, on s'entend)? Je suis vraiment curieuse de comprendre comment c'est possible. Et je ne nie pas que ça puisse être le cas, votre explication des trahisons de Goring et de Himmler sont intéressantes et méritent qu'on s'y attarde. :)

Voilà, si vous pouvez m'aider dans mes réflexions, je suis à l'écoute!

Caroline Dubois

Auteur:  François Delpla [ Sam Aoû 10, 2013 6:14 am ]
Sujet du message:  Re: Une question sur la "perception" des derniers jours

Ce ton est on ne peut moins polémique et j'espère que certains en prendront de la graine !

Je te conseille la lecture des divers textes de Hitler intitulés, par lui ou par d'autres, "testament". Non seulement les deux dictés à Traudl Junge dans la nuit du 28 au 29, mais les réflexions dictées à Bormann entre février et avril et publiées à la fin des années 50 sous le titre "Testament politique". Hitler y est intégralement lui-même, et n'a pas perdu un atome de sa folle logique. Je pense aussi à la réunion d'état-major du 25 avril, publiée au début des années 2000 dans un recueil américain et enfin exhaustif : on y voit Hitler détailler de manière point sotte du tout ses raisons de rester à Berlin et, si cela tourne mal, d'y mourir.

Inversement, ton post me fait penser que cette image d'un Hitler anéanti et larvaire mériterait une étude critique, pour montrer comment elle s'est formée à partir de divers témoignages intéressés, en négligeant ce qui ne cadrait pas et en aggravant ce qui cadrait. Et puisque nous sommes censés débattre des articles de mon site, va voir ce que j'écris sur la lecture sélective des mémoires de Speer, qui écrit que Hitler avait peut-être compris qu'il n'exécutait pas ses ordres de terre brûlée : www.delpla.org/article.php3?id_article=67 .

Auteur:  Daniel Laurent [ Sam Aoû 10, 2013 12:47 pm ]
Sujet du message:  Re: Une question sur la "perception" des derniers jours

Bonjour

Le texte suivant a été dicté par Hitler à sa secrétaire le 29 avril 1945.
À ce moment là il savait déjà qu'il se suiciderait le lendemain dans son bunker.

MON TESTAMENT POLITIQUE

Plus de trente ans se sont écoulés depuis 1914 lorsque j'ai fait ma modeste contribution comme volontaire dans la première guerre mondiale, qui avait été imposée au Reich.
Dans ces trois dernières décennies, l'amour et la loyauté envers mon peuple ont guidé toutes mes pensées, mes actions et ma vie. Ils m'ont donné la force pour prendre des décisions extrêmement difficiles à faire pour confronter l'homme mortel. Durant ces trois dernières décennies, j'ai dépensé ma force et ma santé.
C'est faux de dire que moi ou quelqu'un d'autre en Allemagne voulait la guerre en 1939. Cela a été voulu et provoqué uniquement par des hommes d'états internationaux, soit d'origine Juive ou qui travaillaient pour les intérêts des Juifs. J'ai fait trop d'offres nombreuses pour la limitation et le contrôle de l'armement, pour que la postérité ne soit pas toujours aussi lâche de ne pas en tenir compte, pour que la responsabilité de l'apparition de cette guerre ne soit pas placée sur moi. Je n'ai jamais désiré non plus, qu'après l'effroyable Première Guerre Mondiale, il y en aurait eu une seconde contre l'Angleterre ou l'Amérique. Des siècles passeront, mais des ruines de nos villes et nos monuments, la haine pour ceux qui sont finalement responsables grandira toujours à nouveau contre les gens que nous devons remercier pour tout cela : Les Juifs Internationaux et leurs hommes de main.
Trois jours seulement avant le déclenchement de la guerre germano-polonaise, j'ai proposé une solution pour le problème germano-polonais à l'ambassadeur Britannique à Berlin - contrôle international comme dans le cas du Tzar. Cette offre, également, ne pourra pas être déniée par des mensonges. Elle a été rejeté uniquement parce que la clique dirigeante en Angleterre voulait la guerre, en partie pour des raisons commerciales et en partie parce qu'ils ont été influencé par la propagande émise par les Juifs internationaux.
Je n'ai laissé personne dans le doute que si les peoples d'Europe seront traités encore une fois de plus comme une simple bloc d'actions dans les mains des fonds internationaux et des conspirateurs financiers, que le seul responsable du massacre devra être supporté par les vrais coupables : les Juifs. Ni ai je laissé personne en doute que cette fois ci, des millions d'enfants européens de descendance Aryenne vont mourir de faim , des millions d'hommes mourront dans la bataille et que des centaines de milliers de femmes et d'enfants seront brulés ou bombardés à mort dans nos villes sans que les vrais coupables devront en rendre des comptes, quoique plus humainement.
Après six années de guerre qui, malgré tous les échecs, un jour restera dans l'histoire comme la manifestation de la lutte la plus glorieuse et héroïque pour l'existence d'une nation, je ne peux pas abandonner cette ville qui est la capitale de ce Reich. Étant donné que nos forces sont trop maigres pour résister aux attaques de l'ennemi et puisque notre résistance a été dégradée par des créatures qui sont aussi aveugles qu'ils manquent de caractère, je tiens à partager mon sort avec les millions d'autres qui ont également pris sur eux de rester dans cette ville. De plus, je ne vais pas tomber entre les mains de l'ennemi qui ont besoin d'un nouveau spectacle, présenté par les Juifs, pour le divertissement des masses hystériques.
J'ai donc décidé de rester à Berlin et là je choisirai une mort volontaire lorsque je déterminerai que la position du Führer et de la Chancellerie elle-même ne pourra plus être maintenue. Je mourrai avec un cœur joyeux dans la connaissance des actes incommensurable et des réalisations de nos paysans et de nos travailleurs et de la contribution unique dans l'histoire de notre jeunesse qui porte mon nom.
Que je leur porte une profonde gratitude c'est aussi évident que mon souhait qu'ils n'abandonnent pas la lutte, mais que, n'importe où, ils continuent à lutter contre les ennemis de la Patrie, fidèles aux idéaux de la grande Clausewitz. À travers les sacrifices de nos soldats et de mon propre engagement avec eux jusqu'à la mort, une graine a été semée dans l'histoire allemande, qui poussera un jour pour marquer le début de la Renaissance glorieuse du mouvement National-socialiste dans une Nation véritablement unie.
Nombre de nos hommes et femmes courageux ont prêté serment de lier leur vie à la mienne jusqu'à la fin. Je leur ai supplié et finalement ordonné de ne pas le faire, mais de jouer leur rôle dans la lutte continue de la nation. Je demande aux dirigeants de l'armée, de la marine et de l'armée de l'air de renforcer l'esprit National-socialiste de résistance chez nos soldats par tous les moyens possibles, en mettant spécialement l'accent sur le fait que moi-même, en tant que fondateur et créateur de ce mouvement, je préfère la mort plutôt qu'une démission lâche ou même une capitulation.
Que cela devienne un point d'honneur pour les futurs officiers de l'armée allemande, comme c'est déjà le cas dans notre marine, que la capitulation d'un district ou d'une ville est hors de question et qu'avant tout les commandants doivent montrer un brillant exemple de dévouement fidèle à leur devoir jusqu'à la mort.
Avant mon décès, j'expulse l'ancien Reichs Maréchal Hermann Goring du parti et lui retire tous les droits qui lui ont été conférés par le décret du 29 juin, 1941 et par ma déclaration de Reichstag du 1 septembre, 1939. À sa place, je nomme l'Amiral Donitz en tant que président du Reich et Commandant Suprême des forces armées.
Avant mon décès, j'expulse l'ancien Reichsführer de la S.S. et le Ministre de l'Intérieur Heinrich Himmler du Parti et de tous les officiers de son état. À sa place, je nomme Gauleiter Karl Hanke comme Reichsfuhrer de la S.S. et Directeur de la Police Allemande et Gauleiter Paul Giesler en tant que Ministre de l'Intérieur.
Appart leur infidélité complète envers moi, Goring et Himmler ont apporté un déshonneur irréparable sur la nation entière en négociant secrètement avec mon ennemi à mon insu et contre ma volonté et également en tentant illégalement de prendre le contrôle de l'Etat.
Afin de fournir au peuple allemand un gouvernement d'hommes honorables qui rempliront la tâche de poursuivre la guerre par tous les moyens à leur disposition, j'ai, en tant que Führer de la nation, nommé les membres suivants du nouveau cabinet:
Président du Reich: Donitz
Chancellier du Reich: Dr Goebbels
Ministre du Parti: Bormann
Ministre des Affaires Etrangères: Seyss-Inquart
Ministre de l'Intérieur: Gauleiter Giesler
Ministre de la Guerre: Donitz
Commandant Suprême de l'Armée: Schorner
Commandant Suprême de la Marine: Donitz
Commandant Suprême de la Force Aérienne: Greim
Reichsfuhrer de la S.S. and Directeur de la Police Allemande: Gauleiter Hanke
Commerce: Funk
Agriculture: Backe
Justice: Thierack
Culture: Dr Scheel
Propagande: Dr Naumann
Finances: Schwerin-Crossigk
Travail: Dr Hupfauer
Munitions: Saur
Leader du Front du Travail Allemand et Ministre sans portefeuille: Dr Ley.
Bien qu'un certain nombre de ces hommes, y compris Martin Bormann, Dr. Goebbels et d'autres avec leurs épouses m'ont rejoint de leur propre gré, ne souhaitent pas quitter la capitale en toute circonstance et étant prêts à mourir avec moi, je leur implore de m'accorder ma demande de placer le bien-être de la nation au-dessus de leurs propres sentiments.
Par leur travail et leur compagnie fidèle ils resteront aussi près de moi après mon décès, que mon esprit dont j'espère qu'il continuera à rester auprès d'eux et les accompagnera toujours. Laissez-les être sévère mais jamais injuste et qu'ils ne laissent surtout jamais la peur dominer leurs actions, mais qu'ils mettent l'honneur de la nation au-dessus de tout ce qui existe sur terre. Enfin, qu'ils puissent toujours se souvenir que notre tâche, la consolidation d'un État National-socialiste, représente le travail des siècles à venir, afin que chaque individu subordonne son propre intérêt au bien commun. Je demande à tous les Allemands, de tous les Nationaux-socialistes, les hommes et les femmes et tous les soldats de la Wehrmacht, qu'ils demeurent fidèles et obéissant jusqu'à la mort au nouveau gouvernement et son Président.
Au dessus de tout, je charge le gouvernement et le peuple de faire respecter les lois sur les races jusqu'à la limite et de résister sans pitié l'empoisonneur de toutes les nations, Les Juifs Internationaux.
Berlin, le29 April, 1945, 16hrs
Adolf Hitler
Témoins:
Dr Joseph Goebbels
Wilhelm Burgdorf
Martin Bormann
Hans Krebs

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