Le Forum de François Delpla

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MessagePosté: Mar Juil 12, 2011 4:15 pm 
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Inscription: Sam Juin 25, 2011 2:19 pm
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@ Vrançois

Je te reproduit la page 40 du livre de Benoît Méchin
sur les passages de MK concernant ce sujet.
De là à "les empêcher de vivre",il y a un monde !!
Preuve:La Solution finale territoriale à l'Est et les accords de migration
avec les Sionistes pour la Palestine,les 150 000 Juifs dans la VH,
etc .


Conversion à l'antisémitisme.

Mais qui, se demande alors Hitler,a intérêt à répandre ce poison
dans le peuple !
Qui cherche à affaiblir les Etats par la rivalité des partis,
et à affaiblir la nation par la lutte des classes, pour briser sur tous
les plans sa capacité de résistance !
A force de tourner et de retourner ces questions dans sa tête,
Hitler en arrive à penser que la racine de tout le mal, ce sont les juifs.
Ce sont eux, affirme-t-il qui empoisoinnent lentement les races
non juives, pour assurer le triomphe du judaïsme sur le monde.
Hitler est confirmé dans cette opinion par deux hommes dont l'action
a une forte influence sur sa pensée: Georg von Schönerer, le chef
du parti chrétien social, et Carl Lueger, le bourgmestre de Vienne.
Le premier lutte contre les injustices sociales et l'hégémonie
des syndicats rouges.
Le second défend les éléments allemands en Autriche contre l'invasion
des éléments étrangers et slaves.Mais leur oeuvre reste fragmentaire
parce qu'ils ne voient pas qu'ils luttent en réalité contre un seul
et même ennemi: le juif.

"Moi non plus ,déclare Hitler je ne m'en rendis pas immédiatement compte
et ne devins antisémite qu'au prix d'un conflit de conscience cruel.
De toutes mes transformations, ce fut celle qui me coûta le plus.
Pendant des mois, le sentiment et la raison luttèrent au fond de moi,
jusqu'à ce que la raison finit par l'emporter.
Deux ans plus tard, mon sentiment ratifia la décision de ma raison.
Au cours de cette lutte acharnée entre l'âme et la raison, le spectacle
des rues de Vienne me rendit des services inappréciables.
Un jour vint où je ne me promenai plus les yeux bandés, mais reconnus
clairement les ennemis de ma race.Ces hommes à cheveux longs et noirs,
coiffés d'un caftan, étaient des juifs.Ceux de Linz ne m'étaient pas
apparus sous un jour aussi antipathique.
Je me demandai aussitôt: sont-ce aussi des Allemands ?
Je commençai à lire des brochures antisémites, et possédai bientôt
la clé de l'énigme...Mon esprit cessa d'être obscurci par les phrases
déclamatoires dénonçant les vices de la société.
Je vis apparaître, dans sa nudité, le vrai visage du marxisme
et son ricanement hideux."

Alors Hitler commence à voir des juifs partout à l'oeuvre.

"Au théâtre, dans la presse, dans le Parlement, dans les banques,
dans les syndicats , écrit-il, ils là, partout,occupés à masquer,
sous une philanthropie de façade, une oeuvre de destruction inouïe.
Je finis par reconnaître les juifs à leur odeur et derrière leur saleté
repoussante je découvris les tares morales de ce peuple élu.
Dans l'ordre surtout de la production artistique et littéraire, il n'est pas
d'immondice, il n'est pas d'étalage d'impudeur auxquels un juif au moins
ne soit mêlé.Quand, avec les précautions requises, on perce un de ces abcès
purulents qui déshonorent les sociétés on trouve, aussi régulièrement
que des vers dans un corps en putréfaction, un petit juif tout étourdi
du grand jour qui l'inonde.
Les écailles me tombèrent des yeux et toute l'histoire s'éclaira soudain
d'une lumière crue: je vis les péripéties d'une conspiration diabolique."


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MessagePosté: Mar Juil 12, 2011 4:48 pm 
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Inscription: Sam Juil 01, 2006 7:20 am
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Sur un plan purement méthodologique, tu n'as pas l'air de te méfier de Benoist-Méchin, pourtant juge et partie s'il en est puisque compromis dans le massacre (secrétaire d'Etat aux relations avec l'Allemagne jusqu'en avril 42, puis collabo parisien grand teint) et sauvant sa tête d'extrême justesse à la Libération.

Sur le fond, c'est dès septembre 1919 (au plus tard) que Hitler a des idées de meurtre puisque dans un texte du 16 septembre il condamne les pogroms, non pas en tant que meurtriers, mais en tant que désordonnés ! Ce qui ne veut pas dire que la Solution finale est toute dessinée dans sa tête, mais que rien en elle n'y objecte.


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MessagePosté: Mar Juil 12, 2011 5:06 pm 
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Inscription: Ven Jan 07, 2011 4:55 pm
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[quote="Daniel Laurent"][quote="Claude Jarvis"]Daniel j'attends toujours votre opinion sur Rommel le "renard enragé"...
Salutations ![/quote]
Bonjour Claude,
S'il s'agit du fil sur le "forum vert", je n'en suit pas membre mais je l'ai lu et sauvegarde.
C'est ça ?[/quote]

Oui tout à fait.Merci et à bientôt !


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MessagePosté: Mar Jan 17, 2012 3:00 pm 
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Inscription: Sam Juin 25, 2011 2:19 pm
Messages: 186
Localisation: Saint-Tropez (VAR)
Voici des documents inédits sur ce fameux vol
pour la paix que les Anglais et les Français n'ont pas voulu.


http://liberation-44.forumactif.org/t10 ... angleterre

RUDOLF HESS VU PAR SA SECRETAIRE.

Je vous publie ci-dessous la traduction d'un document inédit:

- la déposition écrite de celle qui fut la secrétaire de R.Hess de 1933 à 1941,
Hildegard Fath.Rédigée le 20 novembre 1945 à Nuremberg,cette déposition
n'a pas été utilisée pendant le procès.On comprend rapidement pourquoi
à sa lecture.
Cette pièce est aujourd'hui conservée à la Fondation Hoover,en Californie
(Stanford University,Stanford,CA 94305-6010) sous la cote ZZ043.
Je remercie Nicholas C.Siekierski qui m'en a fourni une copie.


Image


Hildegard Fath.



Notes à propos de Rudolf Hess.


Rudolf Hess naquit à Alexandrie en Egypte,où son père était grossiste.
Sa mère,née Pröhl,naquit à Hof en Bavière.L'un de ses frères se suicida
dans des circonstances inconnues.Durant son enfance,Rudolf et son frère
Alfred suivirent des cours auprès d'un professeur particulier.
Sa plus jeune soeur Grete naquit bien plus tard quand il était déjà en Allemagne.
Le père était très sévère avec ses fils,Hess ma disait qu'ils n'osaient jouer
gaiement que lorsque leur père était parti pour affaires.
(Plus tard quand je connus le vieux M.Hess,ce dernier avait beaucoup changé,
il était très doux et tendre.Il mourut en 1941,ayant pour la seconde fois perdu
sa propriété dans la guerre.) Il avait eu autrefois un cancer en formation sous
le nez ou la nuque(?) mais ce dernier avait été retiré par des traitements aux
rayons.

Le frère Alfred est encore aujourd'hui le meilleur ami de Rudolf Hess.
Plus tard,les garçons furent éduqués en Allemagne à l'école protestante
de Godesberg dans le Rhin.
Je me souviens que d'anciens professeurs lui écrivaient souvent,ils se souvenaient
de nombreux détails,même le vieux professeur d'Egypte:ils semblaient avoir aimé
le petit garçon qui était un élève attentif et sérieux.
Il airait aimé étudier les mathématiques et les sciences naturelles,mais son père
voulait qu'il devienne un marchand.Par conséquent,il alla à l'école supérieure
de commerce à Neufchâtel en Suisse afin d'y étudier le commerce,plus tard
il fut apprenti dans une maison commerciale à Hambourg.
Heureux d'interrompre ce travail qu'il n'aimait pas,il partit comme soldat au front
en 1914.Il combattit tout d'abord au front Ouest,puis de l'Est,où il reçut une
balle dans les poumons.Après un long séjour à l'hôpital,il n'était plus du tout
apte pour le service d'infanterie,donc,il fut formé pour devenir pilote.
Mais il ne revint pas au front avant octobre 1918,donc il ne combattit plus
beaucoup.Mais il était devenu un pilote aussi passionné qu'il était bon soldat.

La soeur de son père est morte plutôt jeune (?) d'un trouble mental (?).
Apparemment,elle a été dans un hôpital psychiatrique.
Hess avait fait la remarque qu'il pensait que c'était à cause de l'état d'ivresse
de son grand-père au moment de la conception que sa tante mourut.
Le grand-père n'était pas nécessairement alcoolique.Sa tante naquit longtemps
après les autres enfants.
Hess donna l'impression qu'il pensait que le vieil homme l'avait fait uniquement
sous l'emprise de l'alcool.

Je le connus personnellement en 1933 par mon dernier fiancé qui était un parent
à lui.Nous étions invités chez la famille Hess,et M.et Mme Hess me proposèrent
de me joindre à eux comme secrétaire particulière.
Je fus très heureuse d'accepter,et je me mis depuis lors à travailler pour la famille
Hess jusqu'en 1943,d'abord pour les deux,après quelques temps seulement pour
Monsieur,et après son départ pour l'Angleterre,de 1941 à 1943,j'aidai Madame Hess
dans les travaux domestiques et le jardinage.
Le fait qu'en 1933,à la Saint Sylvestre,nous ayons souffert ensemble de la mort
de mon fiancé fit que,dès le début,ma relation avec la famille Hess fut très
intime et familière.J'étais protégée comme si je faisais partie de la famille,
et jamais je ne rencontrai de meilleures personnes que Monsieur et Madame Hess.

La plus grande qualité chez Rudolf Hess fut son engagement fanatique envers
ses devoirs,et il n'oubliait jamais le moindre détail de ses principes.
Dans sa façon d'agir,il était un bon modèle pour tous.Je définirais cela ainsi:
il fut un national-socialiste dans le bon sens du terme.

Il avait une grande maîtrise de lui.Jamais il ne pleurait devant quiconque:
il "avalait" comme nous appelons cela en allemand,toutes ses colères et
ses contrariétés.Peut-être aurait-il mieux valu pour lui de se soulager en hurlant.

Il s'occupait des choses principales de sa maison et laissait le reste à sa femme.
En effet,fidèle à sa modestie,il n'autorisait ni les photographies de sa femme
dans les magazines,ni qu'elle occupe un poste au Parti ou dans une organisation
féminine ou ailleurs.Elle apparaissait en public uniquement au théâtre ou a un concert.
Par conséquent,la maison n'était jamais luxueuse,et la seule occasion de différend
entre sa femme et lui survenait quand elle avait dépensé plus d'argent qu'il ne lui
en avait alloué.Il avait seulement sa maison à Harlaching,en banlieue de Munich,
qui a été brûlée par les bombes incendiaires en 1943.
Il n'avait même pas de maison de vacances.
La maison dans le Fichtelbirge où sa mère,sa soeur et sa belle-soeur vivent
actuellement,est la vieille maison de chasse de son père,et elle appartient
maintenant à sa mère.
La petite maison en bois à Hindelang/Allgaeu,où sa femme et son petit garçon
ont vécu jusqu'en 1943,était seulement en location.(Et en plus maintenant
le propriétaire l'a expulsée,de ce fait elle est obligée de louer deux pièces
au dernier étage d'une auberge de village dans la région.La remise à moitiée
brûlée de la maison de Munich où j'ai ma chambre est maintenant,du fait de la loi,
comme "propriété d'un criminel de guerre",à la disposition d'anciens prisonniers
de camps de concentration,et c'est seulement grâce à la gentillesse d'une équipe
américaine du quartier que j'ai pu conserver ma chambre jusqu'à présent).

Hess était très poli,galant avec les femmes,et très accommodant,sensible,même.
Je me souviens d'une fois où nous buvions le thé dans le jardin.
Des guêpes étaient engluées dans le pot de miel et ne pouvaient plus repartir.
Il les a récupérées avec sa cuillère,les a lavées précautionneusement et les a
disposées au soleil afin qu'elles puissent sécher.
Une autre fois,alors que le chien de chasse de son frère avait été tué par
un étranger,son frère et lui furent aussi tristes que si un être humain avait
été tué,et comme je me moquai un peu,il me rabroua violemment et j'en restai
effroyablement honteuse.

Il aimait beaucoup sa famille.Surtout quand son fils est né,il revenait à la maison
aussi souvent que le lui permettaient ses occupations.
Il aimait recevoir des invités.Durant le temps de paix,ses parents venaient
d'Egypte tous les deux ans,et après le début de la guerre,ils vivaient entièrement
chez lui,plus à Berlin qu'à Munich,parce que pendant la guerre il était à Berlin
la plupart du temps.Il était un fils très tendre et faisait tout ce qu'il pouvait
pour ses parents.Son père aimait regarder des pièces de théâtre joyeuses,
des opérettes et des films,ainsi faisait-il (Rudolf Hess) en sorte qu'il (son père)
puisse en voir le plus possible.Sa mère s'intéressait plus à la médecine naturelle
et à la philosophie,ce qui était aussi l'un des principaux traits de sa personnalité.

Deux raisons expliquaient l'intérêt qu'il portait aux médecines allopathiques
et naturelles.Tout d'abord pour des raisons politiques:beaucoup de gens
mourraient encore du cancer et la science n'avait pas bien réussi dans ce domaine,
donc il disait que quelqu'un devait donner sa chance à quiconque aurait une idée
ou un remède,sachant que souvent,les non-spécialistes avaient les meilleures idées.
Beaucoup de nos médecins officiels se moquèrent de lui,mais il y en avait aussi
suffisamment qui partageaient son opinion.

L'autre raison,qui est personnelle,était qu'il n'était jamais satisfait de sa propre
compétence.Il voulait travailler bien plus,et s'il était fatigué il pensait que
quelque chose n'allait pas,ou alors qu'il aurait dû faire plus avant d'être fatigué.
Quand je l'ai connu,il avait seulement des problèmes d'estomac.
Par la suite,sa santé fut bonne,il aimait beaucoup marcher.
En hiver nous allions souvent skier.Simplement,il ne pouvait pas monter les côtes
raides à cause de sa blessure aux poumons.Plus tard,il eut parfois des crises
au niveau de la vésicule biliaire,ce qui lui enlevait beaucoup de son énergie.
Il eut beaucoup de médecins,pas en même temps,mais les uns après les autres.
Il n'avait pas la patience de rester avec le même médecin,le temps que celui-ci
le rende en meilleure santé.Lorsqu'il ne voyait aucun succès arriver après
quelques semaines et qu'il avait déjà entendu parler d'un autre médecin,
il appelait l'autre.Dans les deux dernières années,avant son départ,il consultait
particulièrement deux médecins "non officiels",des naturopathes comme on dit
en allemand.Pour s'amuser,il les appelait les "sorciers" (Le Führer ridiculisait Hess
parce qu'il courait après toutes sortes de médecins.Hess lui envoya une copie
des correspondances entre Fredersdorf et Frédérick le Grand concernant une
(illisible) similaire (illisible) médecine (illisible).

Horoscope:Une femme plus âgée colporteuse d'horoscopes lui envoya
un horoscope (illisible) de 1940.Il semblait confirmer ses plans.
Il était si (illisible) qu'il ordonna à sa secrétaire de lui envoyer son jour exact
de naissance,l'heure et l'endroit exact de sa naissance,afin d'obtenir plus
de détails.Elle ne se souvient pas les détails,mais cela confirma sa conviction
que c'était son devoir et son destin de mettre fin à la guerre.

Il avait une attirance naturelle,tout comme sa mère,pour la transcendance
surnaturelle.
Concernant sa décision de s'envoler en Angleterre,il fut légèrement influencé
par l'horoscope et par un rêve du général Haushofer (Elle ne connaît pas les détails,
mais elle l'a mentionné parce qu'elle est sûre que ça confirme sa détermination
à partir en Angleterre.Il parlait à Albrecht Haushofer avant de partir).
Je pense qu'il était religieux ou pieux dans le sens de ressentir une dépendance
à la Providence,en laquelle il avait une confiance telle qu'il était convaincu que
tout ce qui arrivait avait un sens,un sens justifié,qu'on le comprenne ou non.

Je ne comprends pas qu'il ait des rapports le concernant qui soient haineux.
Nous et tous ses employés l'aimions beaucoup,et d'après ce que je sais,
ses hommes et les chefs politiques l'aimaient et l'admiraient aussi
(à une exception:Martin Bormann,mais je ne vois aucune raison pour laquelle
il aurait dû le détester).
Il était si prévenant avec tout le monde,la population sentait cela.
Je devais ouvrir toutes les lettres qui arrivaient chez lui,il y en avait beaucoup.
La plupart d'entre elles venaient de gens qui ne le connaissaient pas
personnellement,et toutes étaient emplies de confiance en lui pour remédier
à leurs problèmes,ou bien elles le remerciaient lorsqu'il les avait déjà aidés.
Particulièrement quand il avait fait un discours à la radio ou à Noël ou au
Nouvel An ou à n'importe quelle autre occasion,il y avait tellement de lettres
pleines d'affection et de reconnaissance.
Et ceux qui avaient eu affaire avec lui à quelque occasion l'avaient aimé et admiré.

Il était également très juste et chevaleresque envers ses camarades et
ses subordonnés.Cela me frappait souvent quand il dictait une lettre dans
laquelle il avait à blâmer quelqu'un.Après avoir tancé la personne,il faisait
gentiment des propositions en vue d'améliorations.
Il construisait pour ainsi dire un pont pour le réprimander,afin que ce dernier
ne se sente pas ofensé.Il n'était ni fourbe ni faux:s'il avait un reproche à faire
à quelqu'un,il lui disait ouvertement et discutait afin de clarifier la situation.

Il était si gentil et si noble que chacun se sentait obligé d'agir le plus possible
de la même manière et de faire pour lui autant qu'il ou elle pouvait.
Cela ne dérangeait aucun d'entre nous de travailler avec lui jusque tard après
minuit.Je me rappelle d'une fois où il était rentré tellement tard que le souper
avait dû être réchauffé plusieurs fois d'affilé.Mme Hess fut réprobatrice et dit
que c'était trop contraignant pour le cuisinier et la bonne de rester debout si tard.
Après cela,la bonne vint me voir secrètement et me dit:"S'il vous plaît dites-lui
que nous voulons travailler pour lui à n'importe qu'elle heure du jour et de la nuit,
cela ne nous dérange jamais,nous sommes heureux de faire quelque chose pour lui."
Cette réaction était représentative de ce que pensaient les gens qui avaient à
traiter avec lui personnellement.

Peut-être que sa faute fut d'avoir été trop gentil et d'avoir considéré d'autres
personnes aussi honnêtes et honorables que lui l'était.
Ses erreurs viennent de ses vertus:trop gentil et trop modeste.

Pour quelqu'un le connaissant,le voir aujourd'hui accusé de "criminel de guerre"
est la chose la plus idiote et la plus grotesque qui soit.
Son ambition fut toujours d'établir la paix,soit entre des particuliers,soit entre
les peuples.Son discours sur les vétérans est connu dans l'Europe entière:
les vétérans veulent la paix parce qu'ils connaissaient la guerre.
Il connaissait la guerre,puisqu'il a lui-même été un vétéran.
Et s'il y avait un homme d'Etat prêt à se sacrifier personnellement pour conduire
à la paix,c'était bien Rudolf Hess.
L'opinion de quelques personnes qui pensent qu'il a dû être fou depuis lors
ne diminue pas ce fait.


++++++++++++++++++++++++++++++


Nuremberg,le 20 novembre 1945.

(signature) Hildegard Fath.

(Rédigé à la main) "Quand Hitler déclara que Hess était fou,j'étais sûre que
c'était fait uniquement pour des raisons politiques.Maintenant je ne sais pas."

_________________
L'autre Histoire :

"qui n'entend qu'un son,n'entend qu'une cloche."

http://www.phdnm.org/uploads/3/0/0/1/30 ... ages-1.htm

http://www.phdnm.org/videacuteos.html

http://www.youtube.com/watch?v=dO13cejg ... ature=fvwp


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MessagePosté: Mar Jan 17, 2012 4:43 pm 
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Inscription: Sam Juil 01, 2006 7:20 am
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Le forum n'a pas vocation à recevoir d'aussi longs documents.

Je suis prêt en revanche à les accueillir sur le site.

Celui-ci ne nous dit hélas pas grand-chose sur le vol et quasiment rien sur les rapports Hess-Hitler, qui forment pourtant le coeur de la question : initiative personnelle ou concertation avec Hitler?

Qu'il ait été un bon père de famille ou un brave type en privé ne m'étonne pas, mais ne dit pas non plus grand chose sur ce dont il était capable dans l'orbite de sa dictatoriale idole, et pour servir sa politique.


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MessagePosté: Mar Jan 17, 2012 5:30 pm 
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Inscription: Sam Juin 25, 2011 2:19 pm
Messages: 186
Localisation: Saint-Tropez (VAR)
François Delpla a écrit:
Le forum n'a pas vocation à recevoir d'aussi longs documents.

Je suis prêt en revanche à les accueillir sur le site.

Celui-ci ne nous dit hélas pas grand-chose sur le vol et quasiment rien sur les rapports Hess-Hitler, qui forment pourtant le coeur de la question : initiative personnelle ou concertation avec Hitler?
Qu'il ait été un bon père de famille ou un brave type en privé ne m'étonne pas, mais ne dit pas non plus grand chose sur ce dont il était capable dans l'orbite de sa dictatoriale idole, et pour servir sa politique.


Si tu avais pris la peine de lire les longs posts détaillés
de Mr Klein (le lien est joint ici),tu aurais pu découvrir
le dessous des cartes et les ficelles du "procès" inique
de Nuremberg sur l'accusé R.Hess.

_________________
L'autre Histoire :

"qui n'entend qu'un son,n'entend qu'une cloche."

http://www.phdnm.org/uploads/3/0/0/1/30 ... ages-1.htm

http://www.phdnm.org/videacuteos.html

http://www.youtube.com/watch?v=dO13cejg ... ature=fvwp


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MessagePosté: Mer Jan 18, 2012 5:44 am 
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Inscription: Sam Juil 01, 2006 7:20 am
Messages: 6775
Henri Lévy a écrit:
Si tu avais pris la peine de lire les longs posts détaillés
de Mr Klein (le lien est joint ici),tu aurais pu découvrir


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MessagePosté: Lun Jan 23, 2012 5:34 am 
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Inscription: Sam Juil 01, 2006 7:20 am
Messages: 6775
Persuadé que Hitler était au courant du vol de Hess et l'avait envoyé, je voudrais à présent expliquer la dissimulation de ce fait par eux. Car les zélateurs de la thèse "Hess solitaire" font souvent, faute de mieux, de la négation par Hess comme par Hitler de leur complicité la pierre angulaire de leur argumentation.

La dissimulation première de Hess et de Hitler lorsque le premier tombe aux mains de Churchill et que le second l'apprend n'a rien que de logique et classique : tout agent arrêté à l'étranger dément le plus possible avoir été envoyé par son gouvernement et prétend le plus possible avoir agi en franc-tireur. Cela peut être vrai ou faux : en tout cas il est ahurissant d'y voir une preuve, et de faire la moindre confiance à cette dénégation.

Ensuite, il y a deux périodes :

* du vivant de Hitler : c'est évidement à lui de révéler, s'il le souhaite et quand il le souhaite, que Hess était son envoyé. Celui-ci est plus que jamais un toutou bien soumis, et ce d'autant plus que ses moyens de jauger la situation par lui-même se réduisent un peu plus chaque jour.

* après la mort de son Führer-boussole : pourquoi voudrait-on que Hess se mette à table, et quand ?

-il conserve toute sa vie son admiration pour Hitler; avouer un tel mensonge serait, plus que jamais, ternir son image, ainsi que celle du régime nazi, assez malhonnête pour duper la planète pendant des années sur un point fondamental. Et cette raison, chaque jour de retard la renforce.

-avouer ce mensonge ce serait remplacer une croyance aussi floue que répandue, mais plutôt en sa faveur (Hess prenant une initiative pour rétablir la paix -la question de savoir s'il savait qu'il y aurait Barbarossa dans la foulée étant moins claire) par une honte absolue : il n'était que le pire des agents nazis, tentant d'assurer les meilleures bases de départ à la plus massive et cruelle guerre d'agression et d'extermination de l'histoire.


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MessagePosté: Lun Jan 23, 2012 1:13 pm 
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Inscription: Ven Fév 23, 2007 4:56 pm
Messages: 256
Localisation: Région Parisienne
Une question concernant les "appeasers" durant la guerre.

J'ai vu sur le Web qu'un livre était paru "Profits of peace" de Scott Newton.

Quelqu'un l'a-t-il lu? Que peut-on éventuellement en tirer concernant les offres de paix Allemandes et leur réception en GB?


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MessagePosté: Lun Jan 23, 2012 2:21 pm 
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Inscription: Sam Juil 01, 2006 7:20 am
Messages: 6775
Thierry Decool a écrit:
Une question concernant les "appeasers" durant la guerre.

J'ai vu sur le Web qu'un livre était paru "Profits of peace" de Scott Newton.



J'ai moi-même signalé hier sur un autre forum l'existence de cet historien et son article de 1990 dans Lobster http://www.8bitmode.com/rogerdog/lobster/lobster20.pdf , que je venais de découvrir. S. Newton semble être le premier à avoir remarqué le télégramme Lequio (publié dans un magma de documents diplomatiques italiens en 1986) et son intérêt pour éclairer l'affaire Hess.

Ce livre de 1996 est probablement très instructif sur les intérêts économiques qui poussaient en Angleterre à une conciliation, puis après septembre 1939 à une réconciliation, avec l'Allemagne, mais je doute qu'il ait grand-chose à nous dire de plus sur le vol de Hess -ne serait-ce que parce que Martin Allen, sans s'en vanter, semble avoir fréquenté de près les écrits de Scott Newton -et parce que ce dernier manifeste un intérêt excessif pour des théories conspirationnistes de mauvais aloi comme celle de Hugh Thomas sur la substitution d'un sosie au vrai Hess dans sa prison anglaise en 1942.


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MessagePosté: Lun Jan 23, 2012 3:53 pm 
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Inscription: Ven Fév 23, 2007 4:56 pm
Messages: 256
Localisation: Région Parisienne
C'est vrai que je l'avais oubliée, la thèse du "sosie" :D

Je reviens un peu plus tard sur le sujet: dans les documents ouverts récemment, il y a quelques noms de Lords que le MI5 déclare "favorables à Hitler". Je fouille et je reviens.


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MessagePosté: Lun Jan 23, 2012 4:33 pm 
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Inscription: Sam Juil 01, 2006 7:20 am
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quels documents ?

avez-vous un lien ?


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MessagePosté: Lun Jan 23, 2012 4:38 pm 
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Inscription: Ven Fév 23, 2007 4:56 pm
Messages: 256
Localisation: Région Parisienne
Ici:

http://yourarchives.nationalarchives.go ... _371/26542

Avec une liste des quotes ici:

http://yourarchives.nationalarchives.go ... Politician


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MessagePosté: Sam Jan 28, 2012 1:04 pm 
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Inscription: Sam Juil 01, 2006 7:20 am
Messages: 6775
Importé bâtardement de Passion-Histoire http://www.passion-histoire.net/n/www/v ... 69#p394569 qui persiste à compliquer les circuits :

Citation:
Sir Peter
Sujet du message: Re: Hohenlohe rencontre Hoare à Madrid
MessagePosté: 27 Jan 2012 22:28

A l'intérieur de son parti et de son gouvernement Churchill compte des adversaires éminents,le plus venimeux est Rab Butler;ministre de l'éducation et destiné à devenir le délégué secret du roi dans une région en cas d'invasion et d'exil du monarque au Canada.il a à sa disposition trois unités armées de résistance..... un autre est en"congé maladie" de longue durée; Home (tuberculose de la moelle épinière de fin 1938 à 1945)réside en Ecosse et irait mieux à partir de 1941 il était le secrétaire de Chamberlain pour Munich.... et bien sûr le troisième: Halifax ministre des affaires étrangères....Je pense que si "complot" il y avait eu;ces personnages en aurait été.....( La Reine s'est toujours arrangée pour que Butler ne devienne pas premier ministre dans les années 50 /60.Un officier de la garde royale m'avait dit vers la fin des années 60 que la cause réelle avait été ses contacts avec les nazis au début de la guerre ,mais sans préciser......


Butler est encore n° 2 du Foreign Office en mars, quand Hoare dit à Hohenlohe qu'il va en faire le n° 1 quand il aura pris le pouvoir en avril ou un peu plus tard.

La non accession de Butler himself au 1O Downing street en 1957 est relativement connue et sa raison également : les ouvertures de paix faites au Suédois Prytz à l'usage des nazis, le 17 juin 40. Quelques détails dans John Costello, Ten Days... .

I hope someone will be good enough to advise sir Peter of that answer.


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MessagePosté: Ven Sep 07, 2012 11:04 am 
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Inscription: Jeu Sep 06, 2012 3:48 pm
Messages: 182
Il suffit de lire les intentions d'AH dans son ouvrage MK pour savoir qu'il:
visait uniquement les territoires de l'Est (Ukraine surtout) pour
l'espace vital de son pays et rien d'autre contrairement à ce que l'on peut
lire sur certains fora qui prétendent parler d'Histoire (exemple:conquérir le monde:sans sources!).

_________________
L'autre Histoire.
"Qui n'entend qu'une cloche, n'entend qu'un son"

http://sansconcessiontv.org/
http://www.phdnm.org/
http://www.phdnm.org/crimes-allieacutes.html


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