François DELPLA

Livre d'or

Par Visiteur

Nul, ce site d'un personnage empli d'un égo démesuré !!!

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Rss Brèves pensées sur le nazisme
La conférence d'Evian (juillet 1938)

Loin de moi l’idée de me faire l’avocat du diable -et quel diable !- mais imaginons que la conférence d’Evian ait abouti à une émission massive de visas par les pays démocratiques.

Le droit de l’Allemagne à dénaturaliser une composante de sa population aurait été avalisé par la communauté internationale. Les régimes autoritaires de Hongrie, de Roumanie, de Pologne etc. n’auraient plus rien eu à objecter à leurs ressortissants antisémites qui les poussaient à agir de même. Quel triomphe pour Hitler ! Quelle contribution à la consolidation du nazisme !

Il ne s’agit donc pas de faire l’éloge de la gêne des congressistes lacustres, et moins encore des refoulements consécutifs de navires ou de piétons. Mais de dire qu’à une question aussi truquée il n’y avait qu’une réponse démocratique ou simplement humaine, la dénonciation du régime nazi et l’adoption immédiate d’une politique de quarantaine à son égard. Dans le cadre de laquelle l’accueil provisoire des réfugiés juifs aurait pu être envisagé d’une façon sereine, et admis sans grand trouble par les populations concernées.

le 2 novembre 2012

(publié pour la première fois en commentaire d'un article de Marc-André Charguéraud)


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Le seul bon moment pour l'arrêter sans guerre : février 1933


Le nazisme était une dictature très puissante, a fortiori en temps de guerre. On saisissait mal ce qui se passait, on pouvait moins encore l'infléchir de l'extérieur. D'où il ressort que, pour sauver la vie des Juifs européens, l'humanité disposait d'un mois. Un petit mois de quatre semaines tout juste, puisqu'il s'agissait de celui de février et que l'année n'était point bissextile. Laisser diriger une très grande puissance, la deuxième au monde sur le plan scientifique et industriel, par l'auteur d'un gros livre exaltant la guerre et exsudant à chaque ligne la haine des Juifs, au lieu que les six autres grandes puissances, URSS comprise, lancent ensemble un ultimatum menaçant l'Allemagne d'un isolement total si elle ne changeait pas immédiatement de chancelier, c'était permettre à celui-ci de comprendre que son programme anticommuniste avait trompé le bourgeois, qu'il pouvait en toute quiétude, le 27 février, brûler son Reichstag en accusant les communistes, suspendre définitivement les libertés le lendemain et entreprendre, tout en réarmant au plus vite, un jeu de bascule diplomatique rendant la guerre difficilement évitable, à l'heure et contre les ennemis choisis par lui.

(publié pour la première fois en commentaire d'un article d'Antoine Perraud dans Mediapart)

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Ecrit par: François Delpla, Le: 07/11/14