François DELPLA

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Rss Lettres d'information 2020
Lettre d'information du site de François Delpla
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Lettre n° 132


Sujet : Bormann en librairie le 21 !




Chers amis,


La première biographie de Martin Bormann due à une plume non journalistique sera finalement mise en vente le mercredi 21 octobre 2020

en même temps, d'ailleurs, que l'édition de poche de Hitler et Pétain (Nouveau monde, 2018).

La couverture et sa quatrième figurent à présent sur votre site d'historien préféré http://www.delpla.org

en compagnie d'un nouvel édito, déplorant le classicisme, en cette année d'anniversaire décennal, des publications commémoratives des événements de 1940, du moins pour l'instant.

Et pourtant, l'historien de cour Andrew Roberts, auteur en 1991 d'une biographie éthérée de lord Halifax, avait fait un pas considérable en écrivant, en 2018, celle de Churchill (qui vient d'être traduite en français) : il le présentait enfin comme un homme seul, à la tête de son pays certes, mais très dangereusement contesté par des ministres tétanisés par la victoire hitlérienne, dont Halifax n'était que la figure de proue. Cette approche doit sans doute beaucoup au film et au livre intitulés Darkest Hour, parus l'année précédente. Mais cette hirondelle n'a fait pour l'instant aucun printemps, d'aucun côté de la Manche.

Il convient donc de répéter, à temps, à contretemps et de tout temps, que le très inhumain nazisme était une entreprise folle mais intelligemment conduite vers un résultat brillant et durable, si Neville Chamberlain avait gouverné dix jours de plus ou s'il avait été remplacé, le 10 mai, par Halifax, ce qui manqua de peu d'arriver (comme Andrew Roberts le dévoile éloquemment).

Bormann, en 1940, n'est pas encore très puissant et n'attache alors son nom à rien de saillant. Mais la connaissance de son parcours pourrait stimuler la réflexion et la recherche, en jetant une lumière nouvelle sur le fonctionnement du cercle dirigeant nazi. Elle révèle un Hitler, certes, de plus en plus dépendant de Bormann, mais point du tout parce que celui-ci serait arriviste ou assoiffé de pouvoir comme TOUS les journalistes qui ont écrit sur lui l'ont dit. Tout au contraire, il se révèle le plus docile et le plus performant des instruments du dictateur, qui est loin cependant de faire passer par lui tous ses ordres. Hitler domine, c'est de plus en plus clair, un appareil complexe et arrive à le faire fonctionner en tirant le meilleur de chacun, aux antipodes du "darwinisme gouvernemental" qui sert encore, dans trop d'études, de passe-partout explicatif.

Le site s'est aussi enrichi, depuis la dernière lettre, d'un article de Marc-André Charguéraud sur les difficultés de l'admission des réfugiés juifs aux Etats-Unis APRÈS la guerre https://www.delpla.org/site/articles/articles-23-154+1945-1947-le-peuple-americain-hostile-a-l-a.php .

Marines, le 5 octobre 2020

François Delpla


Si le message s'affiche mal, retrouvez-le ici https://www.delpla.org/site/articles/articles-7-152+lettres-d-information-2020.php




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Lettre n° 131


Cher mille-cinq-centième abonné et tous les autres,


Martin Bormann, l'un des nazis les plus célèbres, est certainement le moins connu. Il est vrai que, tout comme de Gaulle (la ressemblance s'arrête là), il a été laissé en pâture aux journalistes (cela dit sans mépris pour cette profession, tout au contraire), les historiens respectant une distanciation digne d'un très contagieux virus.

Charles ayant été délivré de ce purgatoire il y a un an par... un Anglais, Julian Jackson, il était temps que Martin le fût. D'autant plus que, tout de même, les historiens, s'ils ont omis de raconter sa vie, ont fouillé d'innombrables recoins de l'action du Général en cernant bien son rôle, ce qui n'est absolument pas le cas pour le "secrétaire du Führer".

La biographie dont j'achève les finitions, et qui paraîtra début octobre chez Nouveau monde éditions, constitue un exercice chirurgical des plus délicats : séparer cet individu des méfaits du nazisme dont on l'a pêle-mêle accusé, pour ne retenir que ses actes propres afin de dessiner sa personnalité, actuellement inconnue de quelque public que ce soit.

Beaucoup de documents servent la démonstration... dont certains en ligne, parfois depuis des années, et complètement négligés.

Le site va bientôt s'orner de quelques aperçus de mes découvertes, dont un florilège agrémentera la presse magazine d'octobre.


En attendant, passez un bon été !



Marines, le 31 juillet 2020


François Delpla




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CODICILLE envoyé deux heures plus tard



"séparer cet individu des méfaits du nazisme dont on l'a pêle-mêle accusé, pour ne retenir que ses actes propres"


ce membre de phrase reste en travers du gosier de certains destinataires... à moins qu'ils veuillent m'arracher tout de suite des précisions !

Mais je les renvoie au titre : "pas un bon génie non plus".
Et je les invite à ne pas sauter le mot "pêle-mêle".

Le mythe du "mauvais génie", qui fait de Bormann l'inspirateur ou au moins le coauteur de tous les délires et de tous les crimes, sans beaucoup de justifications documentaires, est quasi-universel et n'épargne aucun camp politique ou intellectuel. Par exemple, les nazis s'en servent, dès le milieu des années 1930, pour dédouaner Hitler, au moins un peu. Mais des gens qui se veulent très hostiles au nazisme le colportent également, pour des raisons diverses.


C'est faux, tout simplement. Mais comme MB n'est pas non plus un saint, il n'y a plus qu'à se mettre au travail pour déterminer qui inspire quoi.

Ah mais !

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Lettre d'information n° 130 du site de l'historien du nazisme François Delpla

Montcornet et Facebook



Un mot rapide dans l'urgence du graduel déconfinement pour vous signaler

1) que l'anniversaire de l'escarmouche symbolique de Montcornet sera commenté sur Cnews de 12 à 13h par votre serviteur;

2) qu'il est empêché de l'annoncer sur Facebook, tout son travail posté sur ce réseau depuis quelque 5 ans ayant été rendu invisible à titre de punition du fait qu'il causait du nazisme, sans réaction à ce jour aux protestations et demandes d'explication.

PEUT-ÊTRE SERAIT-IL UTILE QUE CEUX DES DESTINATAIRES

qui sont inscrits sur ce réseau fassent l'annonce de cette émission en signalant pourquoi je ne la fais pas moi-même : si beaucoup le font, cela pourrait aider à secouer la répressive torpeur. Je serai heureux de recevoir des nouvelles de ces annonces, et de leurs éventuelles répercussions, sur ma messagerie contact@delpla.org .


En cette "année de Gaulle", le premier "temps fort" de la communication macronienne s'annonce assez mal, sur le site de l'Elysée :

"Alors que les panzers de la Wehrmacht progressent sur le territoire français, mission lui est confiée de bloquer leur avancée vers Paris.
Le 17 août 1940, au beau milieu de la nuit, ses troupes lancent une contre-attaque à Montcornet, commune située dans le département de l’Aisne.
L’armée allemande subit dans un premier temps des pertes humaines et doit ralentir sa progression vers Paris. Mais la Wehrmacht contre-attaque, aidée par l’appui aérien de la Luftwaffe. Les Français font face à des difficultés techniques et à l’absence de moyens de communication. La 4ème division cuirassée n’a pas d’autre choix : elle doit se replier face à l’ennemi.

Si la France ne sortira pas victorieuse de cette bataille, le moral des troupes en ressortira meilleur"



L'emploi du futur après "si" n'est qu'une petite "tache nationale" à côté de cet "esprit de résistance" exalté en soi - ce qui est un comble sur un site républicain présidentiel ! Sans la moindre précision sur ce à quoi on résiste -en l'occurrence, le nazisme et l'extraordinaire talent de son chef brouilleur de pistes, à éliminer dès 1933 si on voulait avoir... la paix.

Combien de précisions, de corrections et de nuances l'historien de service pourra apporter, l'avenir proche le dira !


à tout de suite


fd


PS.- Quant au site www.delpla.org, un peu en friche ces derniers temps,

* il a désormais un prolongement collectif (et non censurable en l'état actuel de la répression en Occident) : http://issn-hist.com/ , où vos contributions sont accueillies à bras ouverts;

* il va s'orner bientôt de nouvelles considérations sur le travail de Johann Chapoutot, dont le livre controversé "Libres d'obéir" occulte plus que jamais un aspect important du nazisme : le rôle de son fondateur et néanmoins conducteur ;

* il va profiter incessamment du travail sur mon prochain livre, au sujet encore confidentiel... pour quelques semaines, un travail apportant notamment des lumières nouvelles sur le vol de Rudolf Hess, dans un sens opposé à la récente "biographie" publiée par Pierre Servent https://www.librest.com/livres/rudolf-hess--la-derniere-enigme-du-iiie-reich-pierre-servent_0-5866714_9782262072612.html .



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Lettre d'information n° 129 du site de l'historien du nazisme François Delpla

Être Munichois aujourd'hui

Chers abonnés,


Être munichois, c'est ce qui m'arrive en ce dimanche et toute la semaine qui vient, pour les besoins de mon prochain livre, toujours sur les arcanes du gouvernement nazis et toujours pour y mieux cerner le rôle et le jeu du chef.
Pour calmer votre légitime impatience, vous pouvez voir en replay quelques débats sur Cnews à l'occasion des récentes commémorations d'Auschwitz, les 23 et 27 janvier https://www.cnews.fr/emission/2020-01-23/le-carrefour-de-linfo-1ere-partie-du-23012020-920372

ou bien lire mon intervention dans le prochain "Mook" des éditions Weyrich qui portera sur la chute du Reich.

Mais munichois, avec une minuscule, c'est aussi un insulte répandue en notre confuse époque, qui se demande de plus en plus ce qu'elle a de commun avec les années trente du dernier siècle et a un besoin croissant des hisoriens pour départager les analogies et les différences.

A nouveau Johann Chapoutot entend contribuer à cette salubre tâche. Un an après une pochade rapide et controversée sur Hitler, il nous donne, sur le management moderne et ses accointances avec le nazisme, un livre qui suscite de vives réactions. J'en profite pour donner une appréciation d'ensemble sur les quinze premières années de ses publications. On la trouvera en appendice de ma recension sur la Loi du sang.

L'histoire s'est invitée aussi au Parlement européen, avec une motion largement votée, le 19 septembre 2019 et bardée d'idéologie au pire sens du terme : l'usage intensif du mot "totalitarisme" débouche sur l'idée que la cause de la Seconde Guerre mondiale serait non pas les dents longues de l'Allemagne, non pas l'efficace comédie du loup longtemps travesti en grand-mère, mais le dernier avatar de ses ruses, le pacte germano-soviétique, sans la moindre mention des autres puissances. Ce texte ploiticien reçoit les leàons qu'il mérite dans le nouvel édito.

Les perles aussi s'accumulent http://www.delpla.org/site/articles/articles-9-2+des-perles-contre-l-histoire.php.

Bonnes lectures !


Marines le 9 février 20120



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Ecrit par: François Delpla, Le: 05/10/20